La vente du droit d’aînesse

Dans le livre de Dévarim (21, 17), la Torah énonce la mitsva formelle de léguer, au moment du décès d’un père de famille, une part double à son premier-né mâle : « C’est le fils aîné qu’il doit reconnaître pour tel (…) lui attribuant une part double dans tout son avoir ». Or dans notre paracha – où Yaacov réussit à convaincre Essav de lui vendre son propre droit d’aînesse – ce n’est pas exactement à ce privilège qu’il est fait référence.

La tête de Essav

A l’occasion de la paracha « Vayéra », nous avions évoqué l’ambiguïté délibérée avec laquelle notre tradition nous a semblé aborder la figure emblématique d’Ichmaël. Nous voudrions cette fois-ci, alors que nous lisons les premiers versets décrivant la personnalité d’Essav, nous arrêter sur un paradoxe qui, à notre avis, définit au mieux l’une des facettes de la personnalité du frère jumeau de notre ancêtre Yaakov.

Abraham et Sarah, le couple exemplaire !

En cette période automnale faisant suite aux intenses fêtes du Nouvel An hébraïque et du mois de Tichri, nous commençons à lire dans la Torah et son premier Livre Béréchit – l’aventure extraordinaire illustrant le cheminement spirituel et personnel de nos patriarches appelés « avot ». Des trajectoires faites de comportements exemplaires qui doivent nous inspirer nous-mêmes à chaque instant !

Parachath Berechit

Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. (1, 1)

Le Midrach Tan‘houma yachane objecte : La Tora aurait normalement dû commencer par présenter les mitswoth au peuple juif. Elle a cependant voulu devancer les futures protestations des Gentils qui nous accuseront d’avoir volé la terre d’Israël aux sept peuplades cananéennes. Aussi débute-t-elle par le récit de la Création afin de démontrer que le monde entier appartient à Hachem et qu’il peut le répartir selon Son choix.