La double demeure d’Israël, par le Grand rabbin ‘Haïm Yossef Sitruk Zal
Nous poursuivons la saga des patriarches avec le départ de Yaacov qui quitte Eretz Israël pour se marier en se rendant donc à ‘Haran.
Nous poursuivons la saga des patriarches avec le départ de Yaacov qui quitte Eretz Israël pour se marier en se rendant donc à ‘Haran.
Dans le livre de Dévarim (21, 17), la Torah énonce la mitsva formelle de léguer, au moment du décès d’un père de famille, une part double à son premier-né mâle : « C’est le fils aîné qu’il doit reconnaître pour tel (…) lui attribuant une part double dans tout son avoir ». Or dans notre paracha – où Yaacov réussit à convaincre Essav de lui vendre son propre droit d’aînesse – ce n’est pas exactement à ce privilège qu’il est fait référence.
A l’occasion de la paracha « Vayéra », nous avions évoqué l’ambiguïté délibérée avec laquelle notre tradition nous a semblé aborder la figure emblématique d’Ichmaël. Nous voudrions cette fois-ci, alors que nous lisons les premiers versets décrivant la personnalité d’Essav, nous arrêter sur un paradoxe qui, à notre avis, définit au mieux l’une des facettes de la personnalité du frère jumeau de notre ancêtre Yaakov.
En raison de la famine qui sévit en terre de Canaan, Its’hak s’installe dans la terre des Philistins, gouverné par le roi Avimélekh. Sur place, ses biens commencent à prospérer, son bétail se multiplie et ses récoltes sont si abondantes qu’elles suscitent la jalousie des Philistins.
En cette période automnale faisant suite aux intenses fêtes du Nouvel An hébraïque et du mois de Tichri, nous commençons à lire dans la Torah et son premier Livre Béréchit – l’aventure extraordinaire illustrant le cheminement spirituel et personnel de nos patriarches appelés « avot ». Des trajectoires faites de comportements exemplaires qui doivent nous inspirer nous-mêmes à chaque instant !
Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. (1, 1)
Le Midrach Tan‘houma yachane objecte : La Tora aurait normalement dû commencer par présenter les mitswoth au peuple juif. Elle a cependant voulu devancer les futures protestations des Gentils qui nous accuseront d’avoir volé la terre d’Israël aux sept peuplades cananéennes. Aussi débute-t-elle par le récit de la Création afin de démontrer que le monde entier appartient à Hachem et qu’il peut le répartir selon Son choix.
Le premier verset de la haftara (Isaïe 42,5 – 43,10) peut servir de trait d’union avec la sidra de cette semaine qui nous relate la création de l’univers par Hachem…
Le dernier Chabbat de cette année, nous lisons la paracha de Nitsavim, dans laquelle sont rapportées les paroles de l’Alliance que Moché scella durant les dernières heures de sa vie, entre le Saint béni soit-Il et le peuple d’Israël.
La Torah nous encourage sans cesse à persévérer dans l’accomplissement des mitsvot : « Car cette loi que Je t’impose en ce jour, elle n’est ni trop ardue pour toi, ni placée trop loin. (…) Non, la chose est tout près de toi, tu l’as dans la bouche et dans le cœur, pour pouvoir l’observer ! », (Devarim, 30, 11 et 14)
« Les choses cachées sont à Hachem , notre Dieu, et les choses manifestes sont pour nous et pour nos fils pour toujours, pour faire toutes les paroles de cette loi » ( Devarim 29, 28). Ce verset quelque peu sybillin a été commenté de diverses façons par nos Sages.