Le nombre trois
On peut constater, depuis la « montée » d’Abraham à partir d’Our Kasdim vers Erets Yisraël jusqu’à l’épisode de la « ligature » d’Isaac, la persistance du nombre « trois ».
On peut constater, depuis la « montée » d’Abraham à partir d’Our Kasdim vers Erets Yisraël jusqu’à l’épisode de la « ligature » d’Isaac, la persistance du nombre « trois ».
On le sait : la Torah qualifie Ichmaël de « Péré Adam », littéralement : « l’homme sauvage » (Béréchit, 16, 12). En réalité, ces deux qualificatifs sont l’expression de deux dimensions fondamentales caractérisant le premier fils d’Avraham Avinou.
On peut lire cette semaine au sujet d’Avraham réagissant à l’ordre de procéder à la ligature de son fils Its’hak : « Avraham s’est levé le matin » (Béréchit 22, 3). Sur quoi Rachi écrit : « Il s’est empressé (nizdarèz) de réaliser cette mitsva »
Dans la parachat Vayéra, la Torah fait mention de deux épisodes d’hospitalité : le premier, lorsqu’Avraham accueillit les trois anges qui se présentèrent à la porte de sa tente, et le second, lorsque deux d’entre eux arrivèrent à Sodome et y furent reçus par Loth, le neveu du patriarche.
De prime abord, tout sépare Avraham de son neveu Lot. Pourtant arrivés ensemble en terre de Canaan, ils vont d’emblée choisir deux voies et deux mondes diamétralement opposés. Alors que Lot s’installera derrière les murailles de Sodome, Avraham plantera sa tente au cœur du pays et l’ouvrira aux quatre vents.
Dans le dialogue qui s’ouvre entre Abraham et Hachem afin que Celui-ci épargne Sodome et Gomorrhe, Hachem promet que « s’Il trouve à Sodome cinquante justes au milieu de la ville, Il pardonnera à tout l’endroit à cause d’eux » ( Berèchith 18, 26).
Nos Sages enseignent qu’« Avraham notre ancêtre, de mémoire bénie, fut éprouvé à dix reprises, et il surmonta chacune de ces épreuves » (Pirké Avot 5, 3). Selon le Rambam, la première épreuve est énoncée au tout début de notre paracha : « Pars de ton pays, de ton lieu natal, de la maison paternelle… »
Les grandes richesses ne sont pas uniquement matérielles. Elles sont aussi d’ordre spirituel. La servitude de notre peuple a été, à travers les exils, un catalyseur qui a réveillé chez de nombreux juifs l’étincelle de leur âme, et ils en sont sortis renforcés dans leur foi. La parabole suivante figure dans le livre d’Its’hak Boïer, “La Shoah, regards historiques“.
Dans la première partie de la parachat Lekh Lekha, Loth, le neveu d’Avraham, accompagne son illustre oncle dans toutes ses pérégrinations. Lorsque soudain, pour une anecdote a priori insignifiante, le patriarche décide de se détacher de lui
C’est dans la paracha Lekh Lekha que nous trouvons la première mention de la mitsva de brit mila, comme il est dit : « Voici Mon alliance dont vous avez la garde entre vous et Moi, et entre tes descendants après toi : circoncire pour vous chaque mâle » (Béréchit 17, 10).