Un raisonnement à fortiori
Commentaire de Rachi : C’est ici l’un des dix raisonnements a fortiori ( qal wa-‘homèr ) qui figurent dans la Tora .
Commentaire de Rachi : C’est ici l’un des dix raisonnements a fortiori ( qal wa-‘homèr ) qui figurent dans la Tora .
« Moïse emporta avec lui les ossements de Joseph… »
(Chemoth 13, 19). Pendant que les enfants d’Israël étaient occupés à se faire remettre l’or et l’argent des Egyptiens, Moïse s’affairait à la mitswa des « ossements de Joseph » (Sota 13a). Et la Guemara de rapprocher l’accomplissement de ce devoir du verset : « Celui qui est sage de cœur prend les mitswoth… »
Quelle a été, en la circonstance, la « sagesse » de Moïse ?
Il est d’usage à Chabbath Bechala‘h , dans beaucoup de foyers juifs, de distribuer aux oiseaux des grains de blé ou des miettes de pain.
On trouve des élaircissements sur cette coutume dans l’ouvrage Ta‘amei ha-minhaguim que le ‘Hozé de Lublin a consacré à l’explication de nos usages. Elle n’est cependant pas approuvée unanimement par nos Sages.
Elle met l’accent sur une machination qu’ont ourdie Dathan et Aviram afin de discréditer Moïse, leur ennemi de toujours.
Dieu parla à Moché, Il lui dit : « Je suis Hachem. Je suis apparu à Avraham, à Yits‘haq et à Ya‘aqov, en E-l Cha-daï, et [par] Mon Nom Hachem Je ne Me suis pas fait connaître à eux. » (6, 2-3)
La législation relative au culte des sacrifices, explique le rabbin Elie MUNK dans sa Voix de la Thora (Vol. III, p. 6), commence par l’holocauste (‘ola). Suivent ensuite les trois autres catégories : rémunératoires (chelamim), délictif (acham), et expiatoire (‘hatath). Or, un examen attentif des motifs qui sont à l’origine de ces catégories nous révèle que le culte des sacrifices, tel que la Tora le conçoit, ne peut s’adresser qu’à un peuple qui a atteint un très haut niveau moral et qui aspire à un degré encore plus élevé. Rien, en effet, ne vient rappeler dans ces motivations les objectifs dont s’inspirèrent les religions païennes : l’apaisement de la colère des dieux, la recherche de leurs faveurs ou l’absolution des forfaits commis par les hommes. Les catégories précitées ont une finalité qui se situe sur un plan tout différent.
Les six derniers versets de la paracha (Wayiqra 5, 21 à 26) portent sur les offrandes expiatoires que l’on devait apporter après avoir perpétré une atteinte aux biens d’autrui, comme un vol, un détournement, ou une extorsion que leur auteur avait déniés sous serment (אשם גזלות).
Beaucoup de commentateurs se sont interrogés sur le chant que Miryam a entonné à la fin de la traversée de la Mer Rouge (« Miryam la prophétesse, sœur d’Aron, prit un tambourin dans sa main, et toutes les femmes sortirent derrière elle avec des tambourins et des danses. Miryam leur dit : “Chantez vers Hachem , car Il est très élevé…” » – Chemoth 15, 20 et 31).
N’avons-nous pas appris que la voix d’une femme est considérée comme une ‘erwa (« impudeur »), et qu’il est interdit à un homme de prêter l’oreille à ce qu’elle chante ?
C'est dans la parachath Bo qu'est stipulée pour la première fois la mitswa du rachat du premier-né ( pidyone ha-ben ) : « Et tout premier-né de l'homme parmi tes fils, tu le rachèteras » ( Chemoth 13, 13).
La cérémonie qui accompagne l'accomplissement de cette mitswa présente une particularité inattendue.
Les repas qui fêtent la célébration d'un mariage ou l'accomplissement d'une berith mila sont toujours servis après cette célébration et après cet accomplissement. En revanche, c'est pendant le repas de fête, et non avant lui, que l'on procède au pidyone ha-ben .
Guidôn et Yéhochoua
Afin de justifier son choix lors de la bénédiction d’Efraïm et Ménaché, Yaacov répond à Yossef : « Je le sais, mon fils, je le sais ; lui aussi deviendra un peuple, lui aussi deviendra grand, mais son jeune frère sera plus grand que lui et sa postérité remplira les nations » (Béréchit 48, 19).