Rav Arié Leib Ginsburg


RAV ARIÉ Leib Ginsburg naquit
en 1695 (5455) dans le
village de Weisum, près de
Minsk en Lituanie. Son père, rav
Acher, Gaon et tsadik fort connu,
avait été pendant des années le rav
de toute cette région qui comprenait
une quarantaine de communautés.

Depuis son jeune âge, Leib semblait
être destiné à la grandeur
dans l’étude et l’enseignement de
la Torah. Ainsi possédait-il un
fantastique pouvoir d’analyse et
de raisonnement, doublé d’une
grande force de concentration et
d’application dans ses études. De
plus, la possession des biens terrestres
n’intéressait pas le jeune
homme qui ne désirait que Torah
et mitsvot, ce qui lui fera dire plus
tard : « Tout ce que je voudrais
dans le monde futur, c’est une
Guémara, un pupitre et une lampe
pour étudier ! »

Devinette : Une fausse dent

Question : D’où sait-on que l’on fabriquait déjà des prothèses dentaires à l’époque du Talmud ?

Jacques KOHN.

Réponse : Une jeune fille avait une fausse dent qui l’enlaidissait. Rabbi Yichmaèl lui en confectionna une nouvelle en or afin de l’aider à se trouver un mari ( Nedarim 66b ? Voir aussi Michna Chabbath  6, 5 ).

Réflexions estivales


Le 17 Tamouz

Dans le Midrach (Yalkout Chimoni,
chapitre 29), on peut lire : « Rabbi
Lévy a déclaré : ‘Le Saint Béni
Soit-Il voulut gratifier le peuple d’Israël
de fêtes à chacun des mois de l’été. En
Nissan, Il lui donna Pessa’h. En Iyar, le
‘petit Pessa’h’. En Sivan, Il lui donna
Atsérèt [Chavouot]. Et en Tamouz, D.ieu
pensait leur offrir un grand rendez-vous
(Moèd), mais les membres du peuple
d’Israël firent le Veau d’or, au point où
Tamouz, Av et Eloul furent annulés ! Il
fallut donc que vienne le mois de Tichri
pour qu’Il les acquitte en leur donnant
trois fêtes : Roch haChana, Yom Kippour
et ‘Hag haSouccot. Le Saint Béni Soit-Il
dit alors : – Il satisfait les autres mois
de l’année, et lui ne prend rien pour luimême
!? Que le jour de Chmini Atsérèt
[le huitième jour de Souccot-Ndlr] soit
pour eux (une convocation sainte) !’. Tel
est le sens du verset : ‘Donnes-en une
part à sept, et même à huit’, (L’Ecclésiaste,
11, 2) ».

Perpétuer un héritage


C’est dans notre paracha de Pin’has que
la Torah évoque les fondements des
lois sur l’héritage. Suivant les règles
énoncées dans les versets, il apparaît ainsi
que « si un homme meurt sans laisser de fils,
on fera passer son héritage à sa fille ; s’il n’a
pas de fille, on donnera son héritage à ses
frères ; et s’il n’a pas de frères, on donnera
son héritage aux frères de son père ; et si son
père n’a pas de frères, on donnera son héritage
au plus proche parent qu’il aura dans sa
famille [du côté de son père] », (Bamidbar,
27, 8-11).

Le Livre des Recensements


Alors que nous approchons de la fin du Livre de Bamidbar, nous allons découvrir ici la préface du Nétsiv de Volozhin sur ce 4e livre du ‘Houmach, dans laquelle il nous offre un intéressant éclairage sur la paracha de Pin’has, ainsi qu’une remarquable perspective générale sur l’ensemble des parachiyot de ces dernières semaines.

Dans la paracha de Pin’has, nous trouvons pour la seconde fois dans le Livre de Bamidbar un recensement complet des enfants d’Israël – la première occurrence figurant tout au début de la première paracha du même livre. A cet égard, l’appellation qu’en donne le Talmud – « Le Livre des Recensements » (notamment dans la 1e michna, chapitre 7 de Yoma) – semble donc parfaitement appropriée. Toutefois, ce point mérite lui-même quelques éclaircissements : pour quelle raison les recensements occupent-ils une place si importante dans ce livre de la Torah, au point d’y figurer à deux reprises ? Et par ailleurs, n’y trouve-t-on pas d’autres thèmes autrement plus édifiants que ces différents comptages, comme par exemple l’épisode des explorateurs ou celui des bénédictions de Bilaam, pour qualifier ce Livre… ?

La reconnaissance des lois sur la che?hita en Europe



« Une victoire teintée
d’inquiétude »

« Ouf ! » Les responsables des communautés juives européennes ont poussé
un soupir de soulagement, mardi 23 juin dernier, lorsque les ministres de
l’Agriculture des 27 États membres de l’Union européenne ont enfin reconnu la
spécificité de la che’hita. Un combat dans lequel le Consistoire central a joué un
rôle non négligeable, mobilisant le grand rabbin de France Gilles Bernheim, le
président du Consistoire, Joël Mergui, ainsi que le grand rabbin de la Moselle,
Bruno Fiszon qui a apporté à cette action son expérience de vétérinaire. Le rav
Fiszon a d’ailleurs accepté d’analyser ce succès pour Hamodia.