Aimer la justice, Haïr l’iniquité



Aimer la justice, haïr l’iniquité !

Dans l’esprit collectif de notre peuple, le personnage d’Avraham incarne
le pilier de l’amour et de la bonté.
Tant et si bien que toutes les preuves d’altruisme existant jusqu’à
ce jour émanent en substance de l’impulsion imprimée
par le premier Patriarche de la nation juive.
Avraham est en effet considéré
dans la tradition juive
comme le « père de la bonté »,
ce qui amena nos Sages à dire des
hommes généreux qu’ils sont « des
altruistes, fils d’altruistes, qui entretiennent
l’alliance d’Avraham notre
ancêtre » (Traité talmudique Kétoubot,
page 8/b). Ailleurs, nos Sages affirment
aussi que « la bonté est présente
dans le monde du fait d’Avraham »,
(Béréchit Rabba 60, 2). Cette sentence
est chargée de significations, notamment
celle exprimant qu’Avraham fut
à proprement parler « l’inventeur » et
l’initiateur de la vertu de bonté et, de
ce fait, toute nouvelle manifestation
de générosité se rattache à celui qui
en quelque sorte « breveta » cette valeur
dans le monde !

Eliahou Anavi



Eliyahou hanavi

Le chant intitulé Eliyahou hanavi (« Elie le prophète »)
est chanté le samedi soir après la tombée de la nuit, le
plus souvent pendant la melawé malka, cette collation que certains consomment
pour « raccompagner la reine Chabbath ».
Ce chant, dont on ne sait pas le nom de son auteur, a été commenté
par Aboudraham (14ème siècle).
A l’origine de ce chant se trouve un passage de la Guemara ‘Erouvin
(43b) qui nous apprend que ce prophète, annonciateur du Messie, ne viendra
ni un vendredi ni un Chabbath, d’où notre espoir qu’il viendra
un samedi soir.
Introduction : Elie le prophète, Elie le Tichbite, Elie le Guiladite,
qu’il vienne bientôt vers nous avec le Messie fils de David
Commentaire : Cette triple répétition renvoie à un verset
de l’Ecclésiaste (4, 12) : « Et la corde triple ne se rompt
pas vite » (Aboudraham).
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Cimetières parisiens : « un ossuaire conforme à la halah’a »



Cimetières parisiens

« Un ossuaire conforme à la Hala’ha »

L’obligation faite par la Hala’ha
d’inhumer un Juif
exclusivement au milieu
de ses congénères et le respect
absolu dû à ses ossements sont
en effets régulièrement menacés.
D’abord parce que la loi
française ne prévoit pas l’existence
de carrés confessionnels.

Dans ce domaine tout dépend
donc de la bonne volonté des
pouvoirs publics. Or, alors que
la société française se crispe
sur la laïcité, ceux-ci rechignent
à se montrer compréhensifs
face aux demandes de
la communauté juive. Il faut
donc se « débrouiller » avec les
espaces existants à Pantin et
Bagneux. Sauf que dans ces
deux cimetières, les carrés
juifs sont depuis longtemps
saturés, poussant des familles
endeuillées à se rabattre sur
des emplacements « mixtes ».