Expression libre !



AUSSI PARADOXAL
que cela puisse paraître, l’une des inventions
les plus coercitives du régime démocratique est certainement
celle de la « liberté d’expression » ! En effet, n’est-ce
pas là le moyen le plus efficace pour maintenir l’ordre public que
de laisser ainsi circuler la parole à l’intérieur des limites assurant
la pérennité de ce même système ? Et si tel est le cas, l’aliénation de
toute révolte ne consiste-t-elle pas justement en son extériorisation
et en sa mise en spectacle ? Car que peut-il bien rester du monstre
– littéralement celui que l’on « montre » – après avoir été ainsi exhibé,
rendu public, c’est-à-dire « plébiscité » ?

De la Création à l’Histoire



Comme nous avons déjà eu l’occasion de le
mentionner à l’occasion de la paracha Bo, les
dix plaies d’Egypte viennent répondre aux dix
Paroles avec lesquelles le Saint béni soit-Il a créé
le monde…


Vers la liberté

Ainsi que nous l’avons déjà évoqué
au sujet de la mitsva du « Kiddouch
ha’Hodech » (la sanctification
du temps lunaire), si la
Sortie d’Egypte constitue bel et
bien une libération, c’est en ce
sens qu’elle fit tomber le cadre
conceptuel dans lequel évoluait
alors la civilisation la plus mystérieuse
de tous les temps : celle
qui savait encore communiquer
avec les forces présentes au sein
de la création et qui, pour cette
même raison, développa une
puissance idolâtre hors du commun…

Les dix plaies d’Egypte



Quelques petits aperçus sur les dix plaies d’Egypte pour alimenter votre repas
du « Séder »…

1. Le sang – « Dam »

La plaie du sang ne
frappa pas seulement
les liquides.
Au contraire :
même le bois et
la pierre dont
étaient faits
les objets des
Egyptiens se
t r ansformè –
rent en sang !
Par exemple,
quand ils désiraient
s’asseoir sur
une chaise ou sur
une pierre, ou bien s’ils
voulaient s’allonger sur leur
lit pour se reposer, les Egyptiens
ressentaient alors immédiatement
une curieuse humidité…
avant de s’apercevoir soudain
qu’ils étaient couchés dans le
sang !

Le jeûne des premiers nés


Le jeûne observé par les premiers-nés la veille de Pessa’h est une coutume très répandue autant que respectée par la majorité des
communautés juives du monde. Pourtant, son origine n’apparaît pas dans le Talmud de manière aussi explicite qu’on pourrait s’y
attendre puisqu’on ne la décèle presque qu’à demi-mots…

Le jeûne des premiers-nés n’apparaît en
effet à aucun endroit du Talmud de
Babylone. Sa mention la plus formelle
figure dans la « Massé’het Sofrim », l’un des
« petits Traités » du Talmud justement considéré
avec une importance moindre que les
autres enseignements talmudiques. On peut
y lire les lignes suivantes dans lesquelles,
à travers une « permission » de jeûner, est
aussi mentionnée la coutume du « jeûne des
premiers nés » alors déjà observée : « C’est
pourquoi on ne prononcera pas des supplications
pendant tous les jours de Nissan et
on ne jeûnera pas jusqu’à ce que s’écoule le
mois de Nissan, hormis les premiers-nés qui
jeûnent la veille de Pessa’h et les personnes
délicates, pour qu’elles puissent consommer
la matsa au soir avec appétit » (chapitre 21,
3).

Servir D.ieu tout en mangeant


La mitsva de manger de la « matsa » constitue la centralité du repas du
Séder. Toutefois, selon l’avis du Gaon de Vilna (Massé Rav, 185), durant
tous les autres jours de la fête de Pessa’h, chaque fois que nous avalons un
« kazaït » de matsa, nous accomplissons encore cette mitsva, à l’instar de
l’obligation de s’asseoir de la Soucca qui dure tout au long de la fête.

BIEN QUE le fait de manger la
veille de Yom Kippour ou
de manger du pain le jour
du Chabbat constitue
selon certains
une mitsva de la
Torah (voir Min’hat
‘Hinoukh, mitsva
313, 9),
dans ces
deux cas
pourtant, ce n’est
pas tant la nourriture
elle-même qui
constitue l’essentiel
de la mitsva (‘heftsa),
mais l’action de
l’homme (gavra) qui
la consomme.
De même, à
chaque fois
que nous
p r e n o n s
place dans la Soucca
pour y consommer
un kazaït de pain, la
mitsva ne concerne
pas tant le pain lui-même (‘heftsa)
que l’homme (gavra) qui s’en
nourrit. A l’époque du Temple en
revanche, la viande des Kodechim
(les sacrifices) constituait en soi
l’objet même de la mitsva (‘heftsa).
Elle pénétrait ainsi dans le corps
de celui qui la consommait, et non
seulement le faisait vivre, mais
elle lui apportait la haute dimension
de sainteté attachée alors à cet
aliment.

Quand Pessah tombe samedi soir




Document sans nom


Lorsque le premier jour de Pessa?h tombe Motsaei Chabbath , la bedikath ?hamets doit se faire le jeudi soir précédent (c’est-à-dire le 12 nissan au soir).
Après la bedikath ?hamets , on prononce la première formule de bitoul comme les autres années.

Le vendredi matin (cette année le 18 avril), on procède à la destruction du ?hamets , de préférence avant 12h22. A posteriori , on peut détruire le ?hamets toute la journée de vendredi jusqu’à Kabbalath Chabbath .

Si l’on a oublié et si l’on n’a pas pu faire la bedika le jeudi soir, on peut la faire toute la journée du vendredi, avec bénédiction.

La deuxième formule du bitoul ne sera prononcée cette année que le Chabbath matin, mais impérativement avant 12H22. Dans le cas où l’on a déjà récité la seconde formule du bitoul le vendredi, on doit la redire le Chabbath avant 12H22.

Même après la destruction du ?hamets qui a lieu le vendredi, on peut continuer d’en consommer jusqu’au Chabbath matin à 10H55. Il faut faire cependant attention à ne pas en disperser.

La destruction du ?hamets restant peut se faire de deux manières : l’émietter et le jeter aux toilettes ou, s’il y en a beaucoup, le donner à un non-Juif sans lui préciser de le sortir de la maison.

Selon la halakha , il est permis de consommer de la matsa toute la journée du vendredi. Certaines communautés ont cependant l’habitude de ne plus en consommer depuis le 1er nissan , d’autres à partir de trente jours avant Pessa?h .

Cette année, étant donné que la veille de Pessa?h est un Chabbath , tous les travaux sont permis comme tous les vendredis (jusqu’à Min’ha ketana ). De même, il est permis de se couper les cheveux ou de se couper les ongles. Selon le Ariza’l il faut se couper les cheveux avant Min’ha ketana .

Afin d’accomplir la mitswa de manger les repas de Chabbath , on doit manger du pain ou de la matsa . Or, il est interdit de manger de la matsa car c’est la veille de Pessa?h , et d’un autre côté, il ne faut pas laisser pour le Chabbath plus de pain que nécessaire. Cuire et manger dans des ustensiles ?hamets risquent d’entraîner des problèmes de mélange. De plus, il est difficile de nettoyer les ustensiles ?hamets après utilisation, du fait des lois de Chabbath .

Il est par conséquent conseillé de rendre cachère le-Pessa?h toute la maison, y compris la cuisine, et de n’y cuisiner que des plats cachères le-Pessa?h . On récite le Kiddouch à table comme d’habitude. On fait motsi et on mange du pain (chaque personne environ 60 grammes) en dehors de la salle à manger, mais à un endroit d’où l’on peut voir l’endroit du Kiddouch . On se rince minutieusement la bouche et les mains et l’on continue le repas (qui est cachère le-Pessa?h ). On refait de même le Chabbath matin, et l’on balaie les miettes de ?hamets que l’on jette aux toilettes.

Dans le cas ci-dessus, certains se font un scrupule de manger à nouveau du pain à la fin du repas, car les aliments mangés au milieu de celui-ci nécessitent peut-être une bénédiction étant donné qu’ils ne sont pas accessoires au pain comme dans tout repas. Pour éviter ce dernier problème, certaines personnes disent les bénédictions de ché-hacol et adama sur des aliments avant de faire motsi afin de se rendre quittes pour tous les aliments du repas, car ils ne sont pas accessoires au pain.

Certains décisionnaires permettent de faire cuire vendredi de la matsa afin de pouvoir consommer les deux premiers repas de Chabbath (cela pour éviter de garder du ?hamets pour Chabbath ). Il faut cependant préciser que la matsa cuite ne reste motsi que si elle comporte des morceaux entiers d’au moins 30 grammes. Cependant, certaines opinions comme celle du Kaf ha-‘hayim considèrent qu’une telle matsa est interdite la veille de Pessa?h .

La farine de matsa qui est mélangée avec de l’huile ou du sucre ou du jus de fruit et recuite au four, ou bien frite dans un peu d’huile ne peut être mangée la veille de Pessa?h (même si la bénédiction est mezonoth ).

Dans tous les cas il faut détruire tout le ?hamets restant avant 12h22. De même il faut dire la formule du deuxième bitoul avant 12H22, et ce même si l’on n’a pas eu le temps de détruire le ?hamets .

Une matsa qui a été émiettée et bouillie est considérée selon toutes les opinions comme ayant le statut de mezonoth et peut être consommée la veille de Pessa?h . Il est permis de manger de la matsa ?achira la veille de Pessa?h jusqu’à la dixième heure. De nombreuses communautés s’abstiennent de matsa ?achira pendant tout Pessa?h . La confection de telles matsoth est en effet relativement difficile. En effet, le fait de mélanger ne serait-ce qu’une petite quantité d’eau pendant la fabrication de celles-ci (faites avec du jus de fruit) peut les rendre ?hamets plus rapidement que de la matsa ordinaire (faite sans aucun jus de fruit).

La troisième manière de procéder est la suivante : On fait cuire les aliments dans un ustensile cachère le-Pessa?h comme dans les deux premières manières. On transvase les mets dans des ustensiles également cachère le-Pessa?h . Mais ces derniers ne seront pas utilisés pendant tout Pessa?h de cette année (car selon certains décisionnaires, il y a contact avec l’ustensile ?hamets ). On prend le repas normalement avec du pain. Puis toute la vaisselle sera rincée dans la salle de bains, puis rangée dans l’armoire réservée à la vaisselle ?hamets .

Pessa?h cachère we-saméa?h !
N. B. : Les horaires ci-dessus ne concernent que Paris et l’année 2008.

Guide de Pessah Rav Rottenberg

Guide de Pessah Rav Rottenberg
  • Principes généraux de Pessah
  • Cachérisation des ustensiles
  • Vente du Hamets
  • Prescriptions particulières pour Pessah 5769
  • Remarques diverses
  • Nourritures permises et interdites à Pessah
  • Articles de toilette permis à Pessah
  • Médicaments permis et interdits à Pessah

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« Expiatoire » ou « holocauste » ? Parachat Hah’odech

Cette haftara présente de nombreuses difficultés, dans la mesure où certains des rites qu’elle énumère contredisent ceux qui sont fixés par la Tora .
C’est ainsi que la Guemara ( Mena’hoth 45a) se penche sur le verset qui définit les sacrifices à offrir à Roch ‘hodèch : « Ainsi a parlé Dieu, Hachem : Au premier [mois], le premier [jour] du mois, tu prendras un jeune taureau sans défaut, et tu purifieras ( ‘hitètha) le sanctuaire » (45, 18).