Religion 6000 ans

Quelques remarques en ce qui concerne presque 6000 ans d’histoire.

Depuis Adam et jusqu’à la révélation du Sinaï, l’attachement à une "religion" (quelque chose qui relie) au monothéisme, l’étude de la "Torah" (sous une forme différente que celle que nous connaissons), la pratiques des Mitsvoth ou de certaines d’entre elles, ont
toujours existé. Même s’il ne s’agissait que de très peu d’individus.
D’Adam à Noé (plus d’un millénaire et demi) 6 lois de base, d’origine divine, régissaient la vie des hommes. A partir de Noé s’y est rajoutée une septième.

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David serveur sympathique ??

 

 

David est un serveur sympathique. Il est toujours de bonne humeur, sourit aux convives, discute avec eux, trinque volontiers, partage souvent l’apéritif et s’attable quelques instants avec les convives s’il en a le temps.
Or ce soir-là, alors que David conserve son comportement usuel avec la table de Reouven, il manifeste la plus froide indifférence avec la table de Chim‘on. Oublié ce comportement si convivial…
Pourtant David ne n’est pas fâché avec Chim‘on…
Quelle est l’explication de ce comportement étrange ?
Indice : Il ne s’agit pas d’un ta‘anith dibbour.

Le cas se situe le premier soir de Pessa‘h , dans un contexte où l’on consomme l’agneau pascal.
Il est strictement interdit de transférer le moindre morceau du sacrifice d’une maison à une autre, et même d’un groupe à un autre.
C’est pourquoi si dans une maison, il y a deux groupes distincts, ils doivent être rigoureusement cloisonnés. La seule exception acceptée est pour le service.
C’est pourquoi, David qui mange l’agneau à la table de Reouven, a le droit de servir la table de Chim‘on, mais en veillant à s’abstenir de toute marque de convivialité et de familiarité. (d’après Pessa‘him 86 a et b).

 

 

 

 

 

 

 

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Cela ne se mange pas…

 

 

On ne les mange pas, on ne les hume pas, et on ne les prend pas en mains, et pourtant on récite sur eux des berakhoth. De quelles berakhoth s’agit-il ?

Les berakhoth sur la lune, sur l’arc-en ciel, sur le tonnerre, sur les éclairs, et bien d’autres choses encore…
(D’après le Ben Ich ‘Haï [Imrei Bina])

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Coupable égale innocenté

 

Dans un beith din appelé à se prononcer dans une affaire criminelle, si l’un des juges déclare l’accusé innocent, celui-ci est condamné, et s’il le déclare coupable, il est acquitté. Comment cela se peut-il ?

Il est de règle qu’un verdict en matière criminelle doit être rendu à la majorité des voix. Si un jugement de condamnation est prononcé à l’unanimité de celles-ci, la halakha est que l’accusé est acquitté (Sanhédrin 17a ; Rambam, Hilkhoth Sanhédrin 9, 1) et, selon certaines opinions, qu’il est à nouveau jugé.
La raison en est, explique la Guemara, qu’une sentence de mort doit obligatoirement être différée jusqu’au lendemain (halanath ha-din) dans l’espoir qu’il sera découvert d’ici là des arguments en faveur de la défense. Or, un tel ajournement n’a de sens que si au moins l’un des juges peut essayer de faire changer d’avis à ses collègues, ce qui n’est pas le cas en cas de condamnation unanime.
Au-delà de cette raison imposée par la procédure, il y a lieu de considérer que, selon la Tora, il n’est pas de situation qui ne présente un mérite ou un aspect positif. Un verdict unanime prouve que ce mérite ou cet aspect positif n’a pas été débattu dans le procès, et donc que quelque chose y a été faussé. Voilà pourquoi l’accusé est acquitté.

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