De l’eau à tout prix
COMME CHAQUE matin, David
Goldberger, à la tête
d’une exploitation de
3 000 dounams à Mévo ‘Horon,
va vérifier les plantations de blé.
À bord de son 4×4, il constate
combien les collines et les vallées
manquent désespérément
d’eau. Au-delà de la barrière de
sécurité, le long des limites du
mochav, quelques villages arabes
sont visibles. Dans la région,
la barrière ressemble plus
à une grande clôture qu’à un
mur, ce qui permet de voir les
ouvriers arabes travailler dans
les champs. Eux aussi font un signe
vers le ciel, implorant pour
que la pluie tombe. « La terre a le
même aspect qu’en plein été » crie
l’un des ouvriers en arabe. David
acquiesce en levant la tête, indiquant
ainsi que le seul recours
est dans la prière.





