De la valeur des miracles
« Lorsque Pharaon vous parlera en disant : Donnez-vous un prodige ! Tu diras à Aaron : Prends ton bâton et jette-le devant Pharaon, et qu’il soit serpent ! » ( Chemoth 7, 9).
« Lorsque Pharaon vous parlera en disant : Donnez-vous un prodige ! Tu diras à Aaron : Prends ton bâton et jette-le devant Pharaon, et qu’il soit serpent ! » ( Chemoth 7, 9).
« L’Eternel dit à Moché : ‘Le coeur de Pharaon s’est endurci, il refuse de laisser partir le peuple. Va trouver Pharaon le matin, alors qu’il se rend vers les eaux du fleuve.
Moché Rabénou transmet aux Enfants d’Israël asservis en Egypte le message divin : « Je veux vous soustraire aux tribulations de l’Égypte et vous délivrer de sa servitude ! », (Chemot, 6, 6).
Commentaire de Rachi : C’est ici l’un des dix raisonnements a fortiori ( qal wa-‘homèr ) qui figurent dans la Tora .
Lorsque survint la plaie de la vermine, les devins égyptiens s’efforcèrent de la faire disparaître, mais ils n’y parvinrent pas. À leur corps défendant, ils déclarèrent alors à Pharaon : « Ceci est le doigt de l’Eternel »…
L’un des passages les plus connus de la Torah, est celui qui se rapporte aux plaies d’Égypte et qui figure dans notre paracha. Dans ces chapitres, la Torah nous explique que D.ieu a endurci le cœur de Pharaon et que celui-ci s’est refusé, malgré les plaies qui s’abattaient sur son pays à libérer les Enfants d’Israël du joug de l’esclavage.
Les plaies d’Egypte sont classées selon une grille que nous lisons dans la Haggada de Pessa‘h : detsakh , ‘adach , bea‘hab .
Quel est le sens véritable de cette grille ?
Dieu parla à Moché, Il lui dit : « Je suis Hachem. Je suis apparu à Avraham, à Yits‘haq et à Ya‘aqov, en E-l Cha-daï, et [par] Mon Nom Hachem Je ne Me suis pas fait connaître à eux. » (6, 2-3)
La troisième plaie qui frappa l’Egypte fut celle de la vermine, à savoir une invasion de poux qui infestèrent le pays des Pharaons. Si l’on examine attentivement les versets évoquant ce fléau, on notera qu’il se distingue quelque peu de ses semblables…
Malgré les nombreuses plaies qui s'abattent en série sur l'Égypte, Pharaon s'obstine à ne pas délivrer le peuple hébreu. La Torah explique son refus par le fait que D.ieu a « endurci » son cœur. Mais alors, pourquoi mérite-t-il donc un tel châtiment puisque la voie du repentir lui est barrée par le Créateur ?