Sara – mère de toutes les femmes pieuses

« La vie de Sara fut de cent ans, de vingt ans et de sept ans, telle fut la durée de sa vie » (Béréchit 23, 1). La formulation particulière de ce verset conduisit Rachi à lui donner une interprétation bien connue : « Elle était aussi exempte de fautes à cent ans qu’à vingt ans (…) et aussi belle à vingt ans qu’à sept ans… » De prime abord, s’interroge rav Its’hak Hutner, la beauté d’une femme est bien plus prononcée à l’âge de vingt ans qu’à sept ans. Or dans ce texte, nos Sages semblent au contraire considérer comme « modèle de beauté » celle d’une enfant de sept ans…

Les derniers devoirs

Dans la paracha de cette semaine, Avraham rend à Sara ses derniers hommages. L’enterrement d’un mort et, à sa suite, le réconfort des endeuillés constituent ainsi une mitsva fondamentale de la Torah. Nous l’apprenons du verset de Dévarim : « Tu l’enterreras le jour même » (21, 23).

L’héritage d’Avraham, « prince de D. »


Avraham va donc acquérir le caveau de Ma’hpéla pour y enterrer sa chère épouse Sarah. Il va payer ce caveau au prix fort : 400 sicles d’argent, une somme considérable. Le Gaon de Vilna démontre que la somme qui a été acquittée par Avraham permettait en fait d’acquérir un terrain qui, selon les normes de l’époque, pouvait contenir 600 000 personnes.