«Il y a eu 20 secondes de silence, et puis les hurlements ont retenti»


Il était allongé dans la salle d'urgence, mercredi 23 mars 2011 au soir, enveloppé dans une couverture en tissu maculée par les gouttes rouges de sang de sa blessure à la jambe. Mais cela n'a pas empêché le jeune garçon de 14 ans de sourire, lorsqu’il a raconté les événements de sa journée qui ont précédé l'explosion de Jérusalem. Il avait passé la matinée à étudier avant un examen d'entrée à la Yeshiva.

Les habitants d’Itamar ne renoncent à rien

Le réveil est difficile pour les habitants d’Itamar après l’horrible drame qui s’est déroulé samedi dernier : l’assassinat sauvage de 5 membres d’une même famille, les deux parents et 3 de leurs enfants.

Mais pour le rabbin Avihai Ronski : «Nous sommes venus nous installer ici pour des raisons idéologiques et cet attentat ne nous empêchera pas de nous renforcer ».

5 innocents viennent d’être enterrés

5 linceuls, 2 de taille normale et 3 petits. Ils sont la dernière image de la famille Fogel, Ruth, Udi, les parents, Yoav, Eldad et Hadas, 3 de leurs enfants lâchement assassinés vendredi soir dans leur sommeil à Itamar. Ils reposent désormais au cimetière de Jérusalem. Leurs funérailles ont rassemblé plusieurs milliers de personnes sur place et sans doute plus encore derrière leurs écrans de télévision. Tous ceux qui ont pris la parole ont essayé de dire l’indicible.