XIII ème siècle




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XIII ème siècle

R.Ytshak Sagi Nahor

Posquières (France) 1200

cabbaliste, il est né aveugle et est appelé, justement à cause de sa cétité, Sagi Nahor (plein de lumière). Malgré ce handicap, il est un des plus grands propagateurs de la Qabbale en Provence et en Espagne, et R’ Bachya (Vayeishev) le nomme le père de la Qabbale. Son père, Ravaad III, lui inculque son instruction de la manière mystique par laquelle, depuis Mochè sur le Mont Sinaï, on enseigne oralement à des disciples d’élite. À son tour, R’ Yitshaq révèle cet enseignement à de nombreux disciples, parmi lesquels R’ Ezra et R’ Azriel de Gérone. Ses disciples notent ses interprétations, (certaines sont manuscrites), parmi lesquelles un commentaire de Sefèr Yetsira et un autre sur les prières.

Le Smag

TOSSAFISTE , MOCHÈ Ben Jacob De Coucy première moitié du 13ème siècle, 1240

illustre rabbin français du Moyen-Âge, fils de Yaâqov. On lui doit un recueil de Lois, le Séfère Mitswot Ha-Gadol . Il compte également au nombre des auteurs des Tossafot . Le Semag analyse les six cent treize ordonnances de la Loi, en référence à la tradition talmudique et aux décisions rabbiniques. Il entreprend, en 1235, une grande tournée de conférences en Espagne et en Provence, sermonnant le peuple et lui demandant de réparer ses fautes. Il a, en effet, découvert une communauté en piteux état, les uns ne mettant plus les tefillines, les autres ayant pris des chrétiennes ou des musulmanes pour épouses. En 1240, Moïse de Coucy participe à la controverse célèbre sur le Talmud qui oppose R’ Yéhiel de Paris à l’apostat Donin. En fin de compte, le Talmud a été brûlé en 1242.

R.Hizkia ben Manoah Hizkuni, auteur du « Hizkuni »

, commentaire sur le Torah

1215/1293, le Maharam

Un des derniers tossafistes achkénazes ,Rabbi Méïr Haccohén de Rottenbourg (13e siècle), le Maharam, est l’un des derniers tossafistes achkénazes et le maître du Roche. Il fut cruellement emprisonné à Ensisheim pour avoir contesté le statut d’esclave ‘servi camerae’ de Rodolphe I et refusa la libération dont le prix eut été exorbitant pour la communauté. Il commente et complète les halakhotes de Maïmonide avec les écrits parallèles des tossafistes.

– Auteur des hagahot maimoniot er de « Chaali serufa baech »

il meurt en prison et son corps est rendu contre rançon en 1307

1220/1295, R. Hillel de Vérone

médecin, philosophe et talmudiste italien. Il lutte pour défendre les écrits de Maïmonide. Son livre principal, Thagmouley Ha-Néfèche, se préoccupe du problème de l’immortalité de l’âme.

1230/1300, R.Aharon Halévi, le Ra’ah

né à Gérone (Espagne) en 1230, mort en Provence en 1300

fils de Yossèf, descendant du Raza, « , et de R’ Achèr de Lunel. Il étudie avec son frère Pinhas et son neveu Yitshaq. Il occupe conjointement avec le Rachba, « , le rabbinat de Barcelone. Ils signent ensemble des responsa et sont officiellement accrédités par le gouvernement du roi Pédro. Lorsque le Rachba publie le célèbre Torat ha-Bayit, , Raah fait une critique polie par son ouvrage Bèdèq ha-Bayit, , ce qui lui vaudra une réponse sévère en l’ouvrage Michemèrèt ha-Bayit, . Il est l’auteur du célèbre ouvrage sur les 613 Mitswot, le Sèfèr ha-Hinnoukh, . En 1283 il contrôle temporairement le Rabbinat de Saragosse dans le but de résoudre des problèmes internes. En 1286 il assure la fonction de rabbin de Barcelone.

1235/1310 : le Rachba, auteur de « Torat Habait » et « Havodat hakodèche »

R.Chlomo ben Abraham ibn Aderet, Rachba, né à Barcelone en 1235, mort à Barcelone en 1310/

Élève de Rabbènou Yona de Gérone et du Rambane. Personnalité dominante de sa génération, talmudiste, halahiste, kabaliste, rabbin de Barcelone pendant 40 ans, disciple du Ramban il est consulté par les Juifs de l’ensemble de la gola. Il prend position dans les grandes polémiques de l’époque contre le Rambam et lutte énergiquement contre le qabbaliste Abraham Aboulafia et certaines écoles philosophiques.

Auteur du « Torat Habait » et « Havodat hakodèche » , des Responsa (7 volumes), un commentaire sur une grande partie du Talmud, les commentaires sur la Aggada et des chéélot ou-téchouvot relatives à nombre de problèmes domestiques.

1240/1291, R.Abraham Aboulafia

né à Saragosse 1240, mort en Grèce en 1291

fils de Chémouèl, rabbin talmudiste, philosophe et qabbaliste. À son retour en Espagne, après des visites en Italie, en Grèce et en Palestine, il se concentre passionnément sur les études mystiques de la Qabbale et devient maître dans l’art de l’étude de la signification mystique des lettres et des équivalences de mots en gematria, pensant que les différentes combinaisons de lettres et de mots détiennent les forces de création. Il rédige son premier ouvrage à Patras en Grèce en 1279; Sèfère ha-Yachar. En 1280, il se dirige à Rome dans l’espoir de convertir le Pape Nicolas III. Cependant, une fois arrivé à Suriano où se trouvait le Pape, Aboulâfia apprit le décès de Nicolas III d’une crise d’apoplexie. Plus tard, il se fait passer comme Prophète et Messie en Sicile. Toutefois, une lettre du rabbin de Barcelone Chélomo Bèn Adérèt adressée à la population de Palerme met fin aux prétentions messianiques d’Aboulâfia. Auteur de Séfère ha-Ot, le Livre du signe, Wé Zot li-Yéhouda, , Et Voici Pour Judah, réponse à la lettre de Bèn Adérèt, Chébâ Nétivot ha-Tora, , Les Sept Voies de la Tora, Imrè Chéfère, , Paroles de Beauté, Otsar Êdèn Ganouz, , Le Trésor Caché de l’Éden.

1249/1316,R. Ménahem Ben Chlomo, le Méïri

né en Provence en 1249, décédé à Perpignan en 1316

fils de Chlomo, rationaliste, il rejette l’existence des démons, l’efficacité des amulettes, l’astrologie et les superstitions. Talmudiste, son ouvrage essentiel, Bèt haBehira, , propose un commentaire systématique de 37 traités de la Guémara,,, expliquant le texte de façon claire et logique. Des manuscrits complets de cette oeuvre considérable, longtemps méconnue, n’ont été redécouverts qu’au début du siècle. Méïri est également l’auteur de Hibbour ha-techouvah, exégèses sur le repentir, et d’un commentaire sur la Bible, dont deux volumes seulement ont été imprimés.

1250/1305 : R.Moché ben Chem Tov de Léon, auteur de « Sefer Harimon »

, cabaliste, découvre et publie le Zohar

1250/1327, le Roch (richon),

Rabbénou Achér ben Yé’hiél, dit le Roche (Né en Allemagne en 1250- décédé à Tolède en 1327)

talmudiste et codificateur, il est l’élève de Rabbi Méir de Rothenbourg, puis, après la mort du maître, il assume la direction du judaïsme allemand. En 1303, le gouvernement voulant s’emparer de sa fortune, il quitte l’Allemagne et se rend en Espagne. Il vit un an à Barcelone, puis est nommé grand rabbin de Tolède sur la recommandation de Chélomo Adéret. Destiné à y devenir l’autorité spirituelle du judaïsme espagnol, il reçoit du gouvernement un pouvoir juridictionnel complet. Il introduit en Espagne l’optique stricte et étroite de l’école franco-allemande. Il répand en Espagne les enseignements et les méthodes des tossafistes, réorientant ainsi les travaux scientifiques vers l’étude talmudique. Il s’oppose à la connaissance profane, particulièrement la philosophie, et écrit des commentaires sur quatre traités du Talmud, et des gloses connues sous le nom de Tosséfot ha-Roche sur dix-sept traités. Il est aussi l’auteur de commentaires sur la Michna, et écrit plus de mille responsa, source privilégiée pour l’histoire du judaïsme espagnol. Son code, Pisqè ha-Roche , démontre comment une décision de droit peut être déduite directement du Talmud. Il omet toutes les lois non observées hors d’Israël. Acceptées par les générations suivantes comme faisant autorité, les Pisqè ha-Roche forment la base du code Tour de son fils, Yaâqov ben Acher. Hanhagat ha-Roche est une des oeuvres les plus connues de la littérature éthique juive.

Rabbénou Yosséf Caro, auteur du Choulkhane Âroukh, le prend comme base de son trépied de référence. avec le Rif et le Rambam (il adopte une halakha chaque fois que deux de ces trois auteurs sont d’accord).

L’un des ses huit fils, tous célèbres, Rabbénou Yaâqov ben Achér (1270-1343) arriva avec lui à l’âge de 23 ans en Espagne. Il est l’auteur de l’ouvrage de base de toute la halakha, nommé Arbaâ Tourim, les 4 piliers, qui reste le plan de tout livre de halakha depuis lors. Lui-même, en fonction de cela, est dénommé le Tour ou le Baâl hattourim.

Rabbénou Yosséf Caro l’a commenté dans son Béit Yosséf dont le résumé très connu est le Choulkhane Âroukh, qui garde exactement le plan du Tour.

Rabbénou Yaâqov ben Achér mourût, comme beaucoup, dans son parcours d’alyah vers la terre d’Israël.

1260/1340 ,R.Bakia ben Acher ibn ‘Halava, auteur de « Biour al hatora » et « midrah rabbénou Bakhia »

, cabaliste, élève du Rachba

1275/1340,le « Baal hatourim »

Rabbi Yaâqov ben Achér ben Yé’hiel, sépharade, né à Cologne en Allemagne en 1275, mort à Tolède (Espagne) en 1340, est nommé aussi Baâl hattourim, c’est-à-dire celui qui a rédigé le livre intitulé le Tour.

Il est le fils du Roche; qui l’initie très tôt à l’exégèse et aux études talmudiques

En 1303,Ils fuirent l’Allemagne en raison des massacres des croisades et se réfugièrent en Espagne. Le Tour arriva en Espagne à 33 ans. Il rédigea un premier abrégé du livre de son père puis il l’étendit pour écrire son livre monumental comprenant 1714 chapitres et intitulé Arbaâ Tourim, les 4 piliers.

Il faut souligner deux cohérences majeures de la vie de Rabbénou Yaâqov : il vécut dans une extrême pauvreté pour se consacrer à la Torah dans la pureté et ne pas se détourner dans des charges qui lui auraient apporté de l’argent et des honneurs ; et il partit pour monter vers la terre d’Israël dans les conditions si difficiles de l’époque, comme tant d’autres grands (Rambam, Ramban, Ram’hal, le Chla, etc.). Il mourut en chemin, comme Moché rabbénou.

Il nous a laissé des commentaires d’une richesse insoupçonnée faisant appel, entre autres, aux troublantes équivalences de la guématria, aux combinaisons obtenues par les rachè tèvot, , (initiales des mots), sofè tèvot, , (finale des mots), hilloufè tèvot, , (mots formés avec de mêmes lettres), aux concordances de textes, où un même mot, une même tournure, impliquent alors un même sens, un même message. La combinaison de ces divers procédés aboutit à une lecture du Texte au delà du premier degré pour rejoindre et confirmer l’authenticité de la Tradition orale.

1280/1355, R. Estori Ha Parhi, auteur de « Sefer Kaftor waferah »

TOSSAFISTE Estori Ha Parhi, écrivit dans son « Livre du bouton et de la fleur » (Sefer Kaftor wa-Ferah): Je rappelerais aussi la date de la ruine du petit temple, la ruine des collège et synagogue de France et de la marche provençal survenue en mon temps ». Estori (Isaac Ben Moïse) Ha-Parhi ou Farhi, né en 1280 dans le Midi et mort vers 1355, voyagea en terre d’Israël. Elève de Jacob ben Makhir Ibn Tibbon, il fut géographe et médecin.

1288/1344, le » Ralbag »

Né à Bagnoles (France) en 1288, décédé en 1344

rabbin provençal, savant et astronome, exégète de la Bible et philosophe. Dans son Milhamot Ha-Chème (Les Combats de l’Ét’ernel), il tente une difficile synthèse de la philosophie et de la révélation.

Il écrit aussi un commentaire sur la Tora.

1290/1375, le « Ran »

R. Nissim bèn Réoubène Gérondi, né en Espagne en 1290, mort à Barcelone en 1375

fils de Réoubène de Gérone, l’un des plus grands talmudistes espagnols, il a été la personnalité la plus marquante de la génération d’après le Rachba. Rabbin et Dayane à Barcelone, il y dirige la yéchiva. Il est considéré comme chef des Juifs espagnols. Principale autorité halakhique de son temps, il reçoit des questions des communautés de divers pays, y compris d’Erets Israël. Il est aussi connu comme commentateur du Rif et de plusieurs Traités du Talmud; des quelques mille responsa qu’il écrit, seuls soixante-dix-sept sont préservés. Il écrit également, en 1336, pour son usage personnel, un Séfer Tora qui devient un modèle du genre et qui est transporté jusqu’à Tibériade où il est préservé à nos jours. Les homélies connues sous le titre de Dérachot ha-Rane,  » font partie des classiques du judaïsme, plusieurs grands théologiens, R’ Yossèf Albo, R’ Abrabanèl, R’ Ârama, R’ Crescas ont puisé les bases de leurs propres systèmes philosophiques.

/1340, Rabbènou Béhayè

Bé’hayé ben Achér (décédé à Saragosse vers 1340)

Il fut un des plus éminents élèves de R’ Chélomo ben Adéret (Rachba); excellent exégète du 13ème siècle, qabbaliste. Son commentaire de la Tora, écrit vers 1291, est imprimé à Naples dès 1492. Son oeuvre Kad ha-Qèmah, , est un répertoire alphabétique des principes de la foi. Son commentaire sur les Pirqè Abot a été conservé grâce à R’ Chélomo Alkabèts qui l’a recopié dans l’un de ses ouvrages.

Fin du XIII : R.Menahem ben Binyamine Recanati », auteur de « perush alhatora », « taamei hamitsvot », « Perush hatefilot » », « Piskei halakhot »


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550/1000, Les Guéonims et Sévoraims




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550/1000, Les Guéonims et Sévoraims

680/752, R. Ahaï de Chabha

Talmudiste de l’époque des Guéonim. Né et éduqué en Babylonie, il émigre en Israël vers 750 lorsqu’il perd son élection au siège de Gaon de Poumbedita en faveur d’un de ses disciples. En Israël, il compose les Chéïltot, premier ouvrage halakhique rédigé après la clôture du Talmud, comportant 182 commentaires halakhiques et aggadiques, en araméen, sur les lectures hebdomadaires de la Tora. Les citations de son ouvrage sont tirées du Talmud de Babylone, et l’auteur a, d’ailleurs, puisé uniquement à des sources babyloniennes. Un seul gaon cite cet ouvrage, c’est le dernier Haï Gaon, ce qui prouve qu’il est resté inconnu en Babylonie pendant plusieurs siècles.

810/875, R.Amram ben Chechma Hagaon

institue l’ordre des prières quotidiennes

833/893, R.Itshak Aboab de Tolède, auteur de « Menorat Hamaor »

ouvrage très populaire « écrit pour les ignorants et les cultivés, les fous et les sages, les jeunes et les vieux, les hommes et les femmes »

882/942, Saâdia Gaon

Né en Egypte en 882

fils de Yossèf, nommé en 928 Gaone, , (titre honorifique porté par les chefs des grandes Académies Talmudiques de Soura et Pumbédita, les guéonim sont les chefs spirituels du peuple juif après la clôture du Talmoud), il occupe la propre chaire de Rav Achi, le rédacteur de la Guémara. Il est le premier à rédiger un ouvrage de philosophie juive systématique de Émounot wé-Déot, , (Croyances et opinions) marquant la première tentative faite pour présenter la pensée juive de façon systématique. Il établit les principes fondamentaux du judaïsme : création ex nihilo, unité du Créateur, existence de l’âme, révélation de la Loi, libre arbitre de l’homme, rétribution après la mort, et il divise les ordonnances religieuses en deux catégories : les préceptes rationnels et les préceptes d’autorité.

906/1006, Rav Chérira ben Hanina Gaon

Rabbi Chérira ben ‘Hanina Gaone (906-1006) domine la période qui termine l’ère des grandes Écoles de Babylonie. à Poumbédita. à l’époque où les grands maîtres apparaissaient en Afrique du Nord et en Europe ; il fit admettre le Talmud de Babylone comme la base essentielle de l’étude juive. Dans sa lettre (Iguéréte Rav Chérira Gaone). il décrit comment la Michna. le Talmud. la Tossefta et les béraïtotes ont été composés. Sa présentation du processus de transmission de la Torah est la base de la conception de Rachi et sa référence.

915/990, R.Hisdai ben Itshak ibn Chaperout, nommé « Rech Kallah »

né à Jaen (Espagne) 915, mort à Cordoue en 990

fils de Yitshaq, personnalité marquante du judaïsme espagnol, érudit, médecin, philanthrope et homme d’État, polyglotte. À Cordoue où il est médecin des califes Abdel Rahman III et IV, il est réputé avoir découvert un remède appelé al-farouk; fin diplomate il occupe le poste de ministre des Affaires Étrangères et obtient une alliance avec l’empereur de Byzance Constantin VII. Il met à profit ses hautes fonctions pour venir en aide aux communautés juives d’Europe et d’Orient. Il découvre l’existence des Khazars, peuplade du Sud de la Russie convertie au judaïsme, et entretient une intéressante correspondance avec leur roi, reprise dans le Kouzari.

965/1040, Rabbénou Guerchom Méor haggola

Rabbi Guerchom ben Yéhouda Méor haggola (965-1040), né à Metz et vécut à Mayence où il mourut. Il est célèbre par son ‘hérém ou ordonnance d’interdiction absolue de la polygamie ou bigamie dans les communautés askénazes.

fils de Yéhouda, enseignant, talmudiste; dans son académie talmudique de Mainz qui comprenait de nombreux élèves de différents pays, dont la Provence et l’Espagne, il a jeté les bases d’études talmudiques avancées et de décisions halachiques dans les pays achkénazes. C’était le centre le plus prestigieux d’études talmudiques de l’époque. Parmi ses disciples se trouvaient les professeurs de Rachi, R’ Yaâqov ben Yakar, R’ Yitshaq ben Yehudah, et R’ Eliezer HaGadol. R’ Guèrchome a corrigé le texte du Talmud sur des manuscrits reconnus, clarifiant ainsi d’obscurs passages; il rédigea aussi un commentaire sur divers sujets et Hilchot Treifot sur les lois de la cacherout, ouvrage mentionné dans Tosafot et Sefer Rokeach, responsa. Son oeuvre a été adoptée par tous les rabbinats et acceptée comme loi à travers tout le peuple achkénaze ainsi que par certaines instances dans toute la Diaspora. R’ Guèrchome s’insurgea contre la polygamie et contre le divorce sans l’assentiment de l’épouse. Il dénoncea le rejet de ceux qui furent forcés, sous la menace, à renoncer au judaïsme, malgré leur retour à la foi juive. Cette action fut menée suite à la conversion forcée des Juifs au Christianisme sous peine de mort ou d’expulsion, alors que la Halacha oblige les Juifs à se soumettre à l’exécution plutôt que de renoncer à leur foi. Le fils unique de R’ Guèrchome fut converti par la force au Christianisme, et lorsqu’il décéda très vite après, sans avoir eu la chance de retourner à sa foi, R’ Guèrchome observa deux semaines de deuil, une pour la perte de son fils, et l’autre pour la perte de son âme. Les souffrances terribles de son peuple, à cette époque, furent décrites dans ses selichot; une de ses prières, Z’chor Brit Avraham, est récitée pendant la Nehila de Yom Kippour.

979/1038, R.Hai Gaon

dernier gaon de Poumpedita

980/1050, R.Nissim ben Yaacov, ibn Chahin, auteur de « Hamaftea’h »

sur le Talmud, importante correspondance avec R.Hai Gaon

990/1055, R.Hananel auteur du commentaire « Rabbénou Hananel »

HANAN’ÈL bèn Houchièl, mort à Kairouan (Tunisie) en 1055

Commentateur du Talmud et enseignant, connu pour son immense commentaire du Talmud incorporant les interprétations des Académies de Babylone et d’Italie, il rend les textes du Talmud Babli et Yérouchalmi faciles d’accès, et incorpore de nouvelles interprétations. Ses commentaires sont souvent cités par le Rif et les Tossafistes. Il rédige aussi un commentaire de la Tora cité par Rambane. Séfère ha-Mitswot, , un recueil des lois alimentaires, lui est imputé, des responsa apparaissent dans Èvèn ha-Êzèr

920/990, R.Donache bèn Labrate

né à Bagdad (Irak) ou à Fès (Maroc) en 920, mort en 990

disciple de Saâdia Gaone, spécialiste en grammaire hébraïque, en contradiction bien souvent avec son professeur; il a même écrit Téchouvot al R’ Saâdia Gaone dans lequel il dénonce plusieurs définitions avancées par Saâdia Gaone. Les différences principales entre les deux grammairiens se trouvent dans l’origine des racines des divers mots qui pouvaient en changer le sens suivant l’interprétation. Mais ils acceptent d’un commun accord les règles grammaticales en vigueur. La plus grande contribution du R’ Donache en chant et poésie est l’introduction de formes spécifiques empruntées à la poésie arabe. Il est critiqué pour cela, néanmoins sa méthode est adoptée par toutes les générations suivantes de poètes, le mettant au firmament de la poésie séfarade. Il est reconnu comme le père de la rime hispano-hébraïque. Certaines de ses compositions sont devenues de populaires hymnes liturgiques, comme celui du Chabbat Dror Yikra et Dvai Haseir, préface du Birkat Ha-Mazone des festivités de mariages.

950/?, R.Yéhouda ibn Hayoug

né à Fès, Maroc, env. 950

Elève de R’ Ménahem ben Saruk, après avoir défendu avec succès une maîtrise en théories grammaticales, il devient l’autorité incontestée dans cette matière, et il applique, au fil des ans, sa propre théorie grammaticale. Il correspond, à ce sujet, avec les sages et les écoles de Terre Sainte, particulièrement ceux de Tibériade. Bien que les premières écoles reconnaissent les racines de deux lettres, et même d’une lettre, Ibn Hayoug prouve que tous les mots dérivent de racines de trois lettres. Pour cette découverte, il est acclamé par tous, et R’ Chélomo ibn Parchon, auteur de Makhebet Ha-Âroukh, écrit sur lui que le Tout Puissant a révélé à R’ Yéhouda ce qui était caché même à R’ Saadia Gaon. Après avoir lu son livre, les écoles de Babylone proclament Nous n’avons encore rien vu d’aussi bon en provenance de l’ouest. C’est ce qu’il y a de mieux dans le monde entier! Ibn Hayoug a rédigé quatre ouvrages : Séfer Ha-Noah, également appelé Sefer Osios HaNoah VeHameshech sur les verbes faibles (qui perdent des lettres dans les conjugaisons) et leurs racines; Sefer Poalè Ha-Keifel sur les verbes qui doublent les racines des lettres; Sefer Ha-Nikoud, sur les voyelles; et Sefer Ha-Rikchah. En dépit de certaines critiques, tous les grammairiens hébraïques suivants ont basé leur travail sur celui de Ibn Hayoug.

993/1055, Rav Chmouel Hannaguide

Né à Cordoue en 993, mort à Grenade en 1055

Il est un descendant des communautés d’Éréts Yisrael exilées en Espagne lors de la destruction du Temple. dans ce qui devint la grande communauté de Cordoue. brillante par ses maîtres et par ses grammairiens.

Fils de Yossèf, talmudiste et homme d’état, il reçoit une éducation, depuis sa tendre jeunesse, en études séculaires et religieuses. Son Maître en Talmud est le R’ Hanokh bèn Mochè, l’un des quatre Sages envoyés par les Écoles de Babylonie, et son professeur en grammaire hébraïque est R’ Yéhouda ibn Hayoug. Dirigé par des mentors arabes, il étudie les sciences, les mathématiques, la calligraphie, la poésie arabe et des langues. En 1012, lors de la guerre civile, le chef berbère Suleiman est victorieux; R’ Chémouèl et de nombreux autres Juifs doivent émigrer car ils ont pris le parti du rival de Suleiman, Mohammed ibn Chashim. Il trouve refuge à Malaga sous la baguette paisible du royaume berbère de Grenade. Il est nommé secrétaire particulier de al-Arif, vizir du roi Chabus de Grenade. Al-Arif est tellement impressionné par son style et ses connaissances, qu’il lui demande de le guider dans toutes les affaires d’état. Après la mort de al-Arif, le roi nomme R’ Chémouèl comme successeur du vizir. À cause de ce poste, il est appelé Ha-Naggid (le Prince) par les Juifs de Grenade, et Ibn Nagdela par les Arabes. Il est très jalousé, mais reçoit le support total du roi. À la mort de ce dernier, en 1037, son fils Badis non seulement le reconduit dans ses fonctions, mais lui donne d’autres responsabilités. R’ Chémouèl devient, virtuellement, le dirigeant de Grenade. En plus d’administrer les affaires domestiques du royaume, il est nommé commandant en chef des armées. Il érige à Grenade une magnifique synagogue qui inclut une académie talmudique. Il laisse de très nombreux écrits talmudiques ainsi que des poèmes sur les Psaumes, les Proverbes, et l’Ecclésiaste. Son fils, R’ Yehosef, lui succéde et reçoit également le titre de Ha-Naggid.

Il est l’auteur de nombreux pioutim ou poèmes religieux. d’études linguistiques sur la Torah et de l’Introduction au Talmud (Mavo Hattalmoud). imprimée après le Traité Berakhote dans le Talmud.

R. Amnon de Mayence

Rabbin du Moyen-âge, chef spirituel de la Communauté de Mayence, célèbre par l’aventure tragique dont il est le héros. Ayant refusé de se convertir au christianisme, il est soumis à d’horribles tortures. Peu de temps après avoir subi ces tourments, il demande qu’on le transporte à la Synagogue de la ville; c’est le jour de Roche ha-Chana. Il improvise alors en présence de la communauté l’élégie qui fut traduite, et, ayant fini de réciter ce texte, il rend l’âme à son Créateur. L’élégie a été, par la suite, incluse dans la prière du jour de Roche ha-Chana. On la trouvera dans tous les rituels des fêtes.

?/1050, R.Nessim ben Yaacov, auteur de « Hamafteah »

talmudiste et professeur, disciple de son père R’ Yaâqov bèn Nessim, et de R’ Chushiel, il maintient une correspondance suivie avec R’ Haï Gaon dont il sollicite l’opinion sur tous les points halakhiques et Talmudiques. Il correspond également avec R’ Chemouel HaNaggid qui devient un solide défenseur des théories de R’ Nessim, et leurs liens se renforcent lorsque le fils de R’ Chemouel, R’ Yossèf, épouse la fille de R’ Nessim. Lorsque R’ Nessim se rend en Espagne pour les festivités du mariage, il y demeure assez longtemps, donnant des conférences sur le Talmud et gagnant de nombreux adeptes. Son oeuvre : HaMafteach, références talmudiques; des notes sur la Halakha, Aggada, et des responsa intitulées Megilat Sesarim. À la suite du décès de son petit-fils, pour consoler sa fille et son gendre, il rédige et leur envoie Chibour Yafeh MehaYeshuah (également intitulé Sefer Ha-Maâssiyot) qui comporte des anecdotes du Talmud et du Midrache sur la Divine Providence et la récompense réservée aux Justes. Son fils unique décède à un jeune âge, et les filles de R’ Nessim lui survivent.

Décédé à Kairouan (Tunisie) en 1050

R. Moché Hadarchane

né à Narbonne au 11ème siècle, fils de Yaâqov, talmudiste et enseignant, il est l’un des plus anciens érudits de Provence dont les travaux font autorité. Auteur d’une anthologie de midrachim comparable au Yalqout Chimôni où transparait ses propres interprétations enrichies de la guématria, Rachi dans son commentaire de la Tora se réfère à ses travaux. Rabbènou Tam le cite comme un autorité halakhique importante


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239/500 Les Amoraims, début du 5 ème millénaire




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239/500 Les Amoraims, début du 5 ème millénaire

– 500 : fin de la rédaction des grands traités du chass bavli

– 600 : fin de la rédaction des petits traités du chass bavli

1 ère génération des amoraims

Rabbi ‘Hiya, Rabbi Ochaya, en Israel

219/247 Rav, en Bavel

220/254 Chmouel, en Bavel

2 ème génération des amoraims

Rabbi Yo’hanane, à Tibériade, 230-290

Réche Laqiche

3 ème génération des amoraims

Rabbi Zéira en Éréts Yisrael

Abbahou en Éréts Yisrael

Rabbi Na’hmane à Soura

Rav Yéhouda à Soura

Rav Assi à Soura

Oula à Soura

Rav Ada ben A’hva à Soura

Rav Houna à Soura

Rav Chéchate à Mé’hoza

300/320, 4 ème génération des amoraims

Rabba bar Na’hmani à Poumbédita en Babylonie

Rav Na’hmane ben Yaâqov à Poumbédita en Babylonie

Rav Yossef ben ‘Hama à Poumbédita en Babylonie

Rav Yossef ben ‘Hiya à Poumbédita en Babylonie

330/350 5 ème génération des amoraims

Rabbi Yossé en Éréts Yisrael

Abbayé, à Poumbédita en Babylonie

Rava le fils de Rabbi Yossef bar ‘Hama

Rav Houna ben Yehoshua, à Mé’hoza en Babylonie

350/370, 6 ème génération des amoraims

Rav Zévid, à Poumbédita en Babylonie

Rav Papaï, à Mé’hoza en Babylonie

Rav Houna ben Yehoshua, à Mé’hoza en Babylonie

Rav Papa à Naréch et Soura

370/425, 7 ème génération des amoraims

Rav Kahana, à Poumbédita en Babylonie

Rafram bar Papa, à Poumbédita en Babylonie

Améimar à Soura,

Ravina

Le 13 Kislév est le jour de la hilloula de Ravina, l’un des principaux rédacteurs du Talmud (vers 370-425) avec Rav Achi. Situons-le : Il fait partie de la 7e génération des amoraïm – Rav Kahana (Baba Qama 10 b, 29) dirige la yéchiva de Poumbédita vers 400, – Ravina (Baba Qama 6 b, 2) et Rav Achi, à Soura, organisent, vers 370-425 (4130-4185), le talmud de Babylone que nous étudions. L’opinion de Rav Achi prévaut sur celle de Ravina pour la halakha. Cette époque est ce que l’on appelle (sof horaa, la fin de l’enseignement). On dit aussi que par eux (nikhtam vénistam hagguémara), a été écrite et clôturée la guémara. Puisque la halakha est selon l’avis des derniers maîtres, le talmud de Babylonel’emporte sur la michna et sur le talmud de Jérusalem pour les questions qui y sont également exposées. Ensuite s’ouvrit l’époque des savoraïm, rabbanane savoraï, c’est-à-dire ceux qui pensent sur la michna et la guémara et en tirent les applications de halakha pour les générations ultérieures : Rav Sama, le fils de Rava ; Rav Eina, Rav, Simouna, Rav Ravaï Mérov, Rav Guiza, Rav Houna, Rav Dimi Sorgo…

Rav Achi, à Massa en Babylonie


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2 ème millénaire de Noé à Abraham

2 ème millénaire de Noé à Abraham

Par Isaac Sebbag

2 ème millénaire

-2719

1042

Mort de Seth

-2705

1056

Lamekh engendre Noé

– 3 enfants : Chem, Ham et Yaphet

950

-2621

1140

Mort de Enoch

-2526

1235

Mort de Kenan

-2471

1290

Mort de Mahalalel

-2339

1422

Mort de Yered

-2225

1536

Noé construit l’arche (durée 120 ans)

-2207

1554

Mariage de Noé et Naama

-2205

1556

Noé engendre Yafeth

-2204

1557

Noé engendre Ham

-2203

1558

Noé engendre Chem

448

-2110

1651

Mort de Lamekh

-2105

1656

  • Mort de Mathusalem (7j avant déluge)

  • 10 hechvan arche construite

  • 17 hechva deluge (40j)

-2104

1657

Noé sort de l’arche, 27 hechvan

-2103

1658

Chem engendre Arpakhchad

438

-2068

1693

Arpakhchad engendre Chelah

433

-2038

1723

Chelah engendre Eber

433

-2004

1757

Eber engendre Peleg

239

-1974

1787

Peleg engendre Reou

239

-1942

1819

Reou engendre Seroug

230

-1912

1849

Seroug engendre Nahor

148

-1883

1878

Nahor engendre Terah

– 3 fils : Abram, Nahor et Haran

205

-1853

1908

Kouch, files de Ham, engendre Nimrod

– Roi de mesopotamie pdt 47 ans

215

-1845

1916

Terah engendre Nahor et Haran

-1813

1948

Terah engendre Abram qui a subi les 10 epreuves :

  • – 1.être caché dans une grotte pdt 13 ans car son étoile brillait plus que celle de nimrod

  • 2.sortie de la grotte, prison pdt 10 ans puis fournaise

  • 3.à l’age de 75 ans, lekh lekha

  • 4.à son arrivée à Canaan, famine

  • 5.en egypte, Sarah emmené chez pharaon

  • 6.guerre contre les 4 rois

  • 7.D. lui dit que sa descendance esclave en egypte

  • 8.mila à 99 ans

  • 9.Sarah renvoie agar et ismael

  • 10.akeda

175

-1806

1955

Haran engendre loth

  • – Terah marié à une 1 ère femme a eu Abram

  • Terah marié à une 2 ème femme a eu Haran et Nahor

  • Haran a eu loth et Sarah

142

-1804

1957

Nahor engendre milka

– Milka engendre Betouel

-1803

1958

Haran engendre Sarah

127

-1788

1973

Mariage de Abram(il a 25 ans) et Sarah(elle a 15 ans)

-1765

1996

  • Mort de Peleg

  • Tour de Babel : 3 étages, 200m de haut

-1764

1997

Mort de Nahor

-1763

1998

  • epreuve de la fournaise (Abraham a 50 ans)

  • Terah et toute sa famille vont à Harran

 

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1 er millénaire : Adam

1 er millénaire : Adam

Par Isaac Sebbag

Vie

1 er millénaire

-1 , 25 elloul

– création du monde

-3761

0h

Création de l’homme

0, 5h

Adam vit

– 3 enfants : Cain, Abel et Seth

6h

Il nomme les animaux

7h

Eve

8h

Ils ont eu 2 enfants

9h

Ils reçoivent le mitsva de ne pas manger l’arbre connaissance

10h

Faute

11h

Jugement

12h

Chassé du gan

-3721

40

Cain tue Abel

-3631

130

Adam engendre Seth

912

-3526

235

Seth engendre Enoch

– A 31 ans, il propage l’idolatrie

905

-3436

325

Enoch engendre Kenan

910

-3366

395

Kenan engendre Mahalalel

895

-3301

460

Mahalalel engendre Yerèd

962

-3139

622

Yered engendre Hanokh

– Tsadik. Invente l’écriture, l’arithmétique, l’astronomie

365

-3074

687

Hanokh engendre Mathusalem

– Tsadik

969

-2887

874

Mathusalem engendre Lamekh

  • – tue Cain

  • institue la bigamie

777

-2831

930

Mort de Adam

-2787

974

Hanokh engendre Naama

-2774

987

Mort de Hanokh

 

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Le foie gras

Question

bonjour
je cherche une achgaha de foie gras permis pour des bnei tora
merci

Réponse de Rav Wolff

Il existe tellement de raisons pour qu’un Ben Tora n’en mange pas, que même si les Rabbanim font de leur mieux pour améliorer les vérifications des blessures du jabot dues au gavage, ils ne pourront trancher sur le problème de fond. En effet le Taz dit que nous ne sommes pas habilités à vérifier un jabot endommagé.

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achkenaze ou séfarade ?

Notre patriarche Abraham était-il achkenaze ou séfarade ?

Lorsqu?Abraham a reçu la visite des trois anges, c?était Pessa?h (Rachi ad Berèchith 18, 10), et il a préparé à leur attention trois langues de taureau qu?ils devaient manger assaisonnées à la moutarde (Rachi ad 18, 7).[J.K]

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