Le doigt de l’Eternel
Lorsque survint la plaie de la vermine, les devins égyptiens s’efforcèrent de la faire disparaître, mais ils n’y parvinrent pas. À leur corps défendant, ils déclarèrent alors à Pharaon : « Ceci est le doigt de l’Eternel »…
Lorsque survint la plaie de la vermine, les devins égyptiens s’efforcèrent de la faire disparaître, mais ils n’y parvinrent pas. À leur corps défendant, ils déclarèrent alors à Pharaon : « Ceci est le doigt de l’Eternel »…
La Torah entame cette semaine le récit décrivant les différentes plaies d’Égypte. Pharaon va « endurcir son cœur » et Hachem devra déployer devant lui toutes sortes d’interventions pour le convaincre de laisser partir les Enfants d'Israël de son pays. Or, la question qui se pose ici est de savoir si elles ont un caractère surnaturel ou non – ce qui, sur le fond, revient à s'interroger sur ce qu’est un miracle…
L’un des passages les plus connus de la Torah, est celui qui se rapporte aux plaies d’Égypte et qui figure dans notre paracha. Dans ces chapitres, la Torah nous explique que D.ieu a endurci le cœur de Pharaon et que celui-ci s’est refusé, malgré les plaies qui s’abattaient sur son pays à libérer les Enfants d’Israël du joug de l’esclavage.
Les plaies d’Egypte sont classées selon une grille que nous lisons dans la Haggada de Pessa‘h : detsakh , ‘adach , bea‘hab .
Quel est le sens véritable de cette grille ?
En abordant le livre de Chémot, dont nous allons entamer la lecture ce Chabbat une évidence s’impose : l’histoire juive prend une autre dimension. Ce n’est plus le récit d’une famille que la Torah nous livre, mais c’est celle d’un peuple en gestation, un peuple soumis d’emblée à la plus douloureuse des souffrances, celle de l’esclavage. Mais très vite, nous allons constater que cette histoire est aussi, et avant tout, celle du développement de ce peuple.
Dans notre paracha, Moché Rabénou refuse à plusieurs reprises de se rendre chez Pharaon pour lui demander la délivrance du peuple hébreu, si bien qu’Il réplique aux demandes insistantes d’Hachem : « (…) De grâce, Seigneur ! Donne cette mission à quelque autre ! », (Chemot, 4, 13).
Dieu parla à Moché, Il lui dit : « Je suis Hachem. Je suis apparu à Avraham, à Yits‘haq et à Ya‘aqov, en E-l Cha-daï, et [par] Mon Nom Hachem Je ne Me suis pas fait connaître à eux. » (6, 2-3)
La troisième plaie qui frappa l’Egypte fut celle de la vermine, à savoir une invasion de poux qui infestèrent le pays des Pharaons. Si l’on examine attentivement les versets évoquant ce fléau, on notera qu’il se distingue quelque peu de ses semblables…
Malgré les nombreuses plaies qui s'abattent en série sur l'Égypte, Pharaon s'obstine à ne pas délivrer le peuple hébreu. La Torah explique son refus par le fait que D.ieu a « endurci » son cœur. Mais alors, pourquoi mérite-t-il donc un tel châtiment puisque la voie du repentir lui est barrée par le Créateur ?