Parachath et haftarath Reè
Parachath Reè ? « Vois? » et « devant vous »
La parachath Reè commence par les mots : « Vois, Je donne devant vous aujourd’hui bénédiction et malédiction? » ( Devarim 11, 26).
Parachath Reè ? « Vois? » et « devant vous »
La parachath Reè commence par les mots : « Vois, Je donne devant vous aujourd’hui bénédiction et malédiction? » ( Devarim 11, 26).
Par le Rav Chalom Bettan de la yéchiva 
Cette semaine, la paracha traite du concept du faux prophète, « navi cheker ». L’occasion de découvrir un nouveau message de la Thora et le moyen que la Thora nous révèle pour discerner la vérité parmi les mille facettes du mensonge ?
« S’il s’élève au milieu de toi un prophète ou un visionnaire t’offrant pour caution un signe ou un miracle ; quand même s’accomplirait le signe ou le miracle qu’il t’a annoncé, en disant : ?Suivons des dieux étrangers (que tu ne connais pas) et adorons-les.’
Comme cela est enseigné dans
le Traité talmudique Ména’hot,
p.43/b, et consigné
dans le Choul’han Aroukh (Ora’h
‘Haïm, 46, 3), c’est à partir du verset
: « Et maintenant, Israël, ce que
D.ieu (Ma haChem), ton D.ieu, te
demande uniquement… » (Devarim,
10, 12) que l’on apprend que « tout
homme a l’obligation de prononcer
au moins 100 bénédictions par
jour ».
« Tout le précepte que Je vous impose en ce jour, ayez soin de le suivre afin
que vous viviez (…) », (Dévarim 8, 1) : c’est en ces termes qu’on traduit
– littéralement – ce verset de notre paracha. Mais évidemment, les
commentateurs ne manquèrent pas de s’étonner de la forme singulière de
cette injonction : n’y aurait-il donc qu’une seule et unique mitsva que nous
soyons tenus d’observer afin de « vivre »… ?
Rachi, en premier lieu, rapporte
au nom du Midrach
un élément de réponse à ce
sujet : « Si tu entames une mitsva,
termine-la, parce qu’une mitsva
n’est appelée qu’au nom de celui
qui l’achève ». Selon ce Midrach, il
convient donc d’envisager les deux
premiers mots de ce verset avec
une syntaxe totalement différente
de celle de son sens simple : « Kol
haMitsva (…) », à savoir « L’achèvement
(du verbe ‘vayékhal’ [Il acheva])
de la mitsva est ce que Je vous
impose en ce jour ». Mais comme
nous allons nous en apercevoir,
ce point s’inscrit en réalité dans
tout un mode de pensée auquel fait
allusion la Torah par ces mêmes
mots…
Parachath ?Eqèv ? « Vous périrez bientôt »
« La colère de Hachem s’enflammera contre vous, Il fermera le ciel, et il n’y aura pas de pluie, et la terre ne donnera pas sa récolte, ?vous périrez bientôt? ( mehèra ) de sur le bon pays que Hachem vous donne » ( Devarim 11, 17).
« Dans une Michna du Traité talmudique Taanit (page 26/b), on peut lire
que « dès qu’entre le mois de Av, on diminue les manifestations de joie ».
Or, reprenant cet enseignement à la page 29/a, la Guémara ajoute que
rav Yéhouda, fils de rav Chmouel bar Chilat, a affirmé au nom de Rav :
« De même que lorsque entre le mois de Av, on diminue les manifestations
de joie, ainsi quand le mois de Adar fait son apparition, on augmente les
manifestations de joie ». C’est cette relation de réciprocité pour le moins
étonnante établie entre ces deux mois – ceux de Av et de Adar – que nous
voudrions interroger ici en cette veille du jeûne du 9 Av…
En effet, bien que soient consignées
dans le Choul’han
Aroukh (Ora’h ‘Haïm, 551,
1-2-3) les différentes prescriptions
nous obligeant à diminuer les manifestations
de joie à partir du premier
jour du mois de Av, la question
reste posée de savoir comment
il nous est donné d’accomplir cette
autre prescription d’augmenter les
manifestations de joie à l’entrée du
mois de Adar.
Parachath Waeth?hanan ? Le Chabbath et ses définitions
Parmi les multiples différences qui séparent l’énoncé des dix Commandements dans la parachath Waeth?hanan de celui que présente la parachath Yithro figure celui concernant le Chabbath .
Dans le livre de Chemoth est mis en avant le devoir du « souvenir » (« Souviens-toi du jour de Chabbath pour le sanctifier »), tandis qu’il est écrit dans la parachath Waeth?hanan que l’on doit « garder » le Chabbath .
La paracha Dévarim s’ouvre sur ces mots : « Telles sont les paroles que Moché adressa à tout Israël en deçà du Jourdain »,
(Dévarim 1, 1). Or, dans son commentaire sur la Torah, Rachi écrit : « Etant donné que ce sont des paroles de reproche (tokha’hot)
et qu’on énumère ici tous les endroits où les enfants d’Israël ont irrité D.ieu, Moché a dissimulé les faits en les rappelant seulement par
simple allusion, par égard pour Israël »…
Durant ces trois semaines séparant le 17 Tamouz du 9 Av, nous lisons le Chabbat des « Haftarot déPouranouta », dont le thème
central – à l’instar de la paracha de Dévarim – est la « Tokha’ha », c’est-à-dire des paroles d’admonestation et de réprimandes…
Dans le Midrach Rabba (au
début du Livre de Dévarim),
nous trouvons les quelques
mots énigmatiques suivants
: « ‘Je te signifierai et te
déclinerai [Mes griefs] sous les
yeux’ (Psaumes, 50, 21) – deux
Sages [débattirent concernant ce
verset] : l’un dit – Je signifierai
tous Mes griefs sous les yeux, et
le second dit – Je t’énoncerai tous
Mes griefs ». Pour comprendre la
signification de cette étrange discussion,
le « Chem miChmouël »
nous invite à découvrir une explication
du « Alcheikh haKaddoch
» sur le verset : « Au chef
des chantres, psaume de David,
lorsque le prophète Nathan vint le
trouver, à la suite de ses relations
avec Batchéva » (Psaumes 51).
Dans son livre « Peri Tsadik » (paracha Dévarim, 1), le rav Tsadok haCohen de Lublin rappelle que le cinquième livre du Séfer
Torah (Dévarim) dénommé aussi « Michné Torah » – littéralement : « la répétition de la Torah » – constitue pour ainsi dire le
début de la Torah de Moché rabbénou et, par extension, celui de toute la Torah orale. Une précision qui nous oblige à revenir sur
la singularité du plus grand des prophètes…
La voix du prophète
En effet, comme cela est dit expressément
dans le Traité talmudique
Méguila (page 31/b) – où
l’on peut lire : « C’est de sa propre
bouche qu’il [Moché] les dit » -, le
Séfer Dévarim reprend les enseignements
de la Torah écrite sous la
forme de l’oralité.