Parachath ‘Houqath – Le serpent de cuivre
Hachem a ordonné à Moïse de fabriquer un serpent et de le placer sur un mât (Bamidbar 21, 8), et c’est de son propre mouvement que Moïse l’a confectionné en cuivre.
Hachem a ordonné à Moïse de fabriquer un serpent et de le placer sur un mât (Bamidbar 21, 8), et c’est de son propre mouvement que Moïse l’a confectionné en cuivre.
Malgré les nombreuses plaies qui s'abattent en série sur l'Égypte, Pharaon s'obstine à ne pas délivrer le peuple hébreu. La Torah explique son refus par le fait que D.ieu a « endurci » son cœur. Mais alors, pourquoi mérite-t-il donc un tel châtiment puisque la voie du repentir lui est barrée par le Créateur ?
Cours audio :
'Houqath, la faute de Moshé à Meriva
Par le Rav Dov Lumbroso Roth
Ceci est le statut de la Torah. (19, 2)
Pourquoi cette parachath – consacrée à la « vache rousse » – fait-elle directement suite à l’histoire de Kora‘h ?
Par Rav Hayim Yaacov Schlammé
Dans son « Séfer Chiouré Daat », le rav Yossef Yéhouda Leib Bloch zatsal, l’ancien roch yéchiva de Telz, rapporte un passage du Midrach Raba (93/b) qui raconte que les frères de Yossef et de Yéhouda étaient fort impressionnés par le fait d’assister à un duel verbal entre deux rois…
Il est étonnant que Yéhouda soit appelé roi dans ce midrach alors que ses frères l’avaient destitué lorsqu’ils virent la souffrance de leur père et qu’ils regrettèrent de l’avoir écouté. Quant à Yossef, il n’était pas roi non plus, mais simplement « vice-roi d’Égypte ».
Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. (1, 1)
Le Midrach Tan‘houma yachane objecte : La Tora aurait normalement dû commencer par présenter les mitswoth au peuple juif. Elle a cependant voulu devancer les futures protestations des Gentils qui nous accuseront d’avoir volé la terre d’Israël aux sept peuplades cananéennes. Aussi débute-t-elle par le récit de la Création afin de démontrer que le monde entier appartient à Hachem et qu’il peut le répartir selon Son choix. Comme l’a déclaré le roi David : « La puissance de Ses hauts-faits, Il l’a révélée à Son peuple, pour lui donner l’héritage des nations » (Psaumes 111, 6).

C’est dans la paracha de Chéla’h-Lékha qu’est énoncé l’ordre de la Torah relatif
à la « ‘hala ». Ce terme, que l’on attribue généralement aux pains du Chabbat,
désigne en réalité l’un des dons parmi beaucoup d’autres que l’on offrait à la
tribu des Cohanim.
Il existe en effet une somme remarquable
de dons que la Torah
nous enjoint d’offrir à la
tribu des Cohanim – beaucoup
d’entre eux venant sous la forme
de « prélèvements » – s’élèvant
en tout, au nombre de 24 (Traité
talmudique ‘Houlin, page 133/b).
Parmi les plus connus d’entre eux,
il y a la « térouma » – c’est-à-dire
la dîme prélevée par ordre de la
Torah sur les céréales, les raisins
et les olives de la Terre d’Israël -,
les « Bikourim » – les prémices des
fruits de la terre que l’on apportait
chaque année au Temple –, ou enfin
celle dont il est question ici : la
« ‘Hala » prélevée sur la pâte destinée
à faire du pain. Ce prélèvement
doit être d’au moins 1/24e de
la pâte pétrie quand celle-ci s’élève
à un volume total d’environ deux
litres et demi. En fait, l’obligation
de ce prélèvement reste en vigueur
encore de nos jours, bien que les
Cohanim ne soient plus en mesure
de consommer ces morceaux
de pain, et – par ordre rabbinique
– elle s’applique en tout point du
monde « afin que le principe de la
‘hala n’en vienne pas à être oublié »
(Rambam, Hilkhot Bikourim, 5, 7).
Or ces différentes offrandes, parmi
plusieurs autres, ne sont imposées
par la Torah qu’en Eretz-Israël
seulement dans la mesure où,
semble-t-il a priori, ce devoir ne
s’applique que sur les produits de
la Terre sainte. C’est en effet en ces
termes que Maïmonide mentionne
le principe de ces dons : « 8 de ces
24 dons, les Cohanim ne pouvaient
les consommer qu’à l’intérieur du
Temple : (…) 5 dons à Jérusalem,
(…) 5 autres dons auxquels ils
n’avaient droit par prescription de
la Torah qu’en Eretz-Israël uniquement
– (…) la térouma, la téroumat
maasser, la ‘hala etc. », (ibid. 1, 3-
6).
Si la fraternité définit la relation première et irréductible entre les 600 000 hébreux ce n’est pas au nom d’une origine commune ou du partage d’une même histoire. Les enfants d’Adam ne sont frères que pour autant qu’ils se constituent tous à partir du projet d’un Père, amont fondateur, position en hauteur que seul le Créateur peut occuper.