Canaan, entre Tera’h et Avram…
Surprenant ! Avant même que D.ieu ne lui demande solennellement de quitter la maison de son père à Our Casdim, vers la terre qu’Il lui indiquera, Avram est déjà en route… vers Canaan (parachat Noa’h, chap. 11, 31-32).
Surprenant ! Avant même que D.ieu ne lui demande solennellement de quitter la maison de son père à Our Casdim, vers la terre qu’Il lui indiquera, Avram est déjà en route… vers Canaan (parachat Noa’h, chap. 11, 31-32).
Les pérégrinations qui ont mené Abraham d’Ur-en-Chaldée jusqu’en terre de Canaan présentent de nombreuses ressemblances avec celles que les enfants d’Israël ont parcourues entre leur sortie d’Egypte et leur entrée en Terre promise.
« Si tu obéis à la voix de l’Éternel, ton Dieu, observant avec soin tous ses préceptes, que je t’impose en ce jour, (…) Béni seras-tu à ton arrivée, et béni encore à ton départ! » (Devarim 28, 1-6). Le Rav Its’hak Zilberstein chlita, le rav de Ramat El’hanan, raconte la parabole suivante, qu’il a entendue d’un témoin qui a assisté lui-même à son déroulement à Moscou, au début du soulèvement communiste.
Dans cette haftara (Isaïe 54, 1 à 10), nous explique le rabbin Jean Schwartz dans son livre sur les haftaroth, le prophète nous fait assister à l’accueil que réservera Jérusalem à ses enfants lorsqu’ils y retourneront.
AU FONDEMENT du retour – entendez de la téchouva -, on trouve cette même idée : nos actes sont susceptibles d’être repris et réinsérés dans le cours d’une existence qui ne connaît pas la faute.
Tandis que Moïse commence son cantique final par les mots : « Prêtez l’oreille, cieux ! Et que la terre écoute ! » (Devarim 32, 1), le prophète Isaïe commence son message par : « Ecoutez, cieux ! Terre, prête l’oreille ! » (Isaïe 1, 2)
« Après qu’il eut frappé Si‘hon, roi du Emori, qui demeurait à ‘Hechbon, et ‘Og, roi du Bachane, qui demeurait à ‘Achteroth, à Edré‘i » (Devarim 1, 4).
On pense bien souvent que faire des reproches est plus facile que d’en entendre. Mais si l’on suit les prescriptions de la Thora à ce sujet, il est parfois plus simple d’écouter quelques critiques !
Moché, explique Rachi, « a fait l’honneur d’enseigner la loi aux princes en premier, et aux enfants d’Israël ensuite. […] Et pour quelle raison a-t-il livré ici cet enseignement ? Pour nous apprendre que la rupture de vœux peut être réalisée par un seul juge qualifié. »
Devora, nourrice de Rébecca, n’a eu droit qu’à un seul verset dans la Tora (Berèchith 35, 8), et c’est celui qui a annoncé sa mort : « Devora, nourrice de Rébecca, mourut, et elle fut enterrée au-dessous de Beith-El, au-dessous du chêne, auquel on donna le nom de allon bakhouth (« Chêne des Pleurs »). Les commentateurs identifient de diverses manières cette Devora, dont le nom sera porté également, plus tard, par la prophétesse du chapitre 4 du livre de Choftim.