Exil et promesse de consolation
En dehors du fait que la parachath Devarim est toujours lue le Chabbath qui précède le jeûne de ticha be-av , il existe de nombreux liens entre cette section chabbatique et ce jour-là.
En dehors du fait que la parachath Devarim est toujours lue le Chabbath qui précède le jeûne de ticha be-av , il existe de nombreux liens entre cette section chabbatique et ce jour-là.
La paracha Dévarim s’ouvre sur ces mots : « Telles sont les paroles que Moché adressa à tout Israël en deçà du Jourdain », (Dévarim 1, 1). Or, dans son commentaire sur la Torah, Rachi écrit : « Etant donné que ce sont des paroles de reproche (tokha’hot) et qu’on énumère ici tous les endroits où les enfants d’Israël ont irrité D.ieu, Moché a dissimulé les faits en les rappelant seulement par simple allusion, par égard pour Israël »…
La voix du prophète… En effet, comme cela est dit expressément dans le Traité talmudique Méguila (page 31/b) – où l’on peut lire : « C’est de sa propre bouche qu’il [Moché] les dit » -, le Séfer Dévarim reprend les enseignements de la Torah écrite sous la forme de l’oralité.
Le mois de nissan occupe une place de choix dans la tradition juive : Il est considéré comme « le premier de tous les mois de l’année » ( Chemoth 12, 2)
Une telle déférence lui est accordée en premier lieu du fait qu’il a été le témoin de l’affranchissement des Hébreux de l’esclavage égyptien, que nous célébrons par la fête de Pessa’h .
« Si tu vois l’âne de celui qui te hait succomber sous sa charge, garde toi de l’abandonner ; aide-lui au contraire à le décharger » ( Chemoth 23, 5).
Dès cette semaine et jusqu’au mois de Nissan, nous sortirons à 4 reprises le Shabbat matin 2 Sefer Torah pour y lire, en plus de la Parasha de la semaine, une séquence de Torah relative aux célébrations prochaines. Aussi, nous lirons cette semaine la première de ces 4 Parashiot: la Parashat Shekalim.
« Si tu vois l’âne de celui qui te hait succomber sous sa charge, garde toi de l’abandonner ; aide-lui au contraire à le décharger » ( Chemoth 23, 5). »
« L’Eternel dit à Moché : ‘Le coeur de Pharaon s’est endurci, il refuse de laisser partir le peuple. Va trouver Pharaon le matin, alors qu’il se rend vers les eaux du fleuve.
Voilà déjà plus de 50 ans que le rabbi de Loubavitch a analysé de manière fort intéressante la différence entre la manière dont Pharaon s’exprimait devant les sages-femmes d’Israël et la manière dont il parlait à son propre peuple…
Au moment où Moché est mandaté pour délivrer le peuple hébreu, D.ieu lui dit : « Va rassembler les Anciens d’Israël !», (Chémot, 3, 16). Autrement dit, les Anciens devaient être les premiers à entendre l’annonce même de la rédemption, et c’est seulement après que le peuple fut à son tour informé.