La Justice d’Israël – Rav Raphaël Sadin
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Cours vidéo sur la Parachat Choftim de Rav Raphael Sadin.
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Cours vidéo sur la Parachat Choftim de Rav Raphael Sadin.
« Combien sont beaux sur les montagnes les pieds de l’annonciateur, le héraut de la paix, l’annonciateur de bonnes nouvelles, le héraut du salut, celui qui dit à Sion : Ton Dieu est roi ! » (Isaïe 51, 7). Pour expliquer ce verset, Malbim se réfère à un autre passage du livre d’Isaïe, que nous avons lu dans la haftara de la parachath Waeth‘hanan.
Tu te donneras des juges et des policiers dans toutes tes portes. (16, 18). Pourquoi cette injonction est-elle formulée au singulier – « à toi », « tes portes » ? S’appliquant à l’ensemble de la collectivité, n’aurait-il pas été plus logique qu’elle le soit au pluriel ?
Le mot hébreu Choftim qui a donné son nom à notre paracha est traduit le plus souvent par : « Juges ». Cette transposition risque cependant d’être source de malentendus. On pourrait penser que l’état de chofèt désigne exclusivement, comme c’est le cas en hébreu moderne, celui qui est chargé, au nom de la puissance publique, de trancher des litiges et de rendre des jugements.
Le premier verset de la parachath Choftim est ainsi conçu : « Des juges et des chotrim tu t’installeras dans toutes les portes que Hachem , ton Dieu, te donne, selon tes tribus, ils jugeront le peuple par un jugement juste » ( Devarim 16, 18). Qui sont ces chotrim que la « Bible du rabbinat » rend par « magistrats » et dont l’hébreu moderne a fait des « policiers » ?
Parmi les nombreuses controverses talmudiques relatives à l’avènement de l’ère messianique, il convient de citer tout particulièrement celle qui oppose Chemouel et rabbi ‘Hiyya bar Aba (Berakhoth 34b ; voir aussi Sanhédrin 99a).
« Regarde, Je place aujourd’hui devant vous la bénédiction et la malédiction. » (11, 26)
« Garde le mois du aviv, et tu feras Pessa‘h à Hachem, ton Dieu, car au mois du aviv, Hachem, ton Dieu, t’a fait sortir d’Egypte, de nuit » (Devarim 16, 1).
Accepter les paroles de nos Sages n’est pas évident pour tous. Ainsi, certains acceptent volontiers les prescriptions de la Torah, mais éprouvent plus de difficultés à l’égard des décrets rabbiniques.
Rav Yossef de Sloutsk rappelle l’enseignement de la Guemara (Qiddouchin 40b) : « Heureux est celui qui accomplit ne serait-ce qu’une seule mitswa, car il fait pencher la balance de la justice non seulement en sa faveur, mais pour le bien du monde en général ! »