La définition du « juge »

Le mot hébreu Choftim qui a donné son nom à notre paracha est traduit le plus souvent par : « Juges ». Cette transposition risque cependant d’être source de malentendus. On pourrait penser que l’état de chofèt désigne exclusivement, comme c’est le cas en hébreu moderne, celui qui est chargé, au nom de la puissance publique, de trancher des litiges et de rendre des jugements.

Qui sont les « Chotrim », « policiers » ?

Le premier verset de la parachath Choftim est ainsi conçu : « Des juges et des chotrim tu t’installeras dans toutes les portes que Hachem , ton Dieu, te donne, selon tes tribus, ils jugeront le peuple par un jugement juste » ( Devarim 16, 18). Qui sont ces chotrim que la « Bible du rabbinat » rend par « magistrats » et dont l’hébreu moderne a fait des « policiers » ?

L’horizon indépassable

RÉFLÉCHIR SUR le sens de la justice, c’est forcément poser la distinction entre son application et son fondement. Car on ne saurait parler du bien-fondé de la loi si nous ne pouvions faire référence au point extérieur de la justice qui la commande et lui assure sa légitimité.