Les « trois semaines »

Les trois semaines qui séparent le jeûne du 17 tamouz de celui du 9 av sont appelées « bein ha-metsarim » (« entre les lieux étroits »), d’après le verset 1, 3 de Eikha : « Juda est allé en captivité à cause de la misère et du surcroît d’esclavage ; il habite parmi les nations, il n’a pas trouvé de repos ; tous ceux qui le poursuivent l’ont atteint “entre les lieux étroits”. » Cette période est considérée comme favorable à nos ennemis, auxquels permission est donnée par Hachem de nous attaquer.

Le mois de Av: Diminuer la joie pourquoi ?

Dans une Michna du Traité talmudique Taanit (page 26/b), on peut lire que « dès qu’entre le mois de Av, on diminue les manifestations de joie ». Or, reprenant cet enseignement à la page 29/a, la Guémara ajoute que rav Yéhouda, fils de rav Chmouel bar Chilat, a affirmé au nom de Rav : « De même que lorsque entre le mois de Av, on diminue les manifestations de joie, ainsi quand le mois de Adar fait son apparition, on augmente les manifestations de joie ». C’est cette relation de réciprocité pour le moins étonnante établie entre ces deux mois – ceux de Av et de Adar – que nous voudrions interroger ici en cette veille du jeûne du 9 Av…

Hâter la délivrance

Le jour du 9 av est sous le signe de l’ambivalence : il est d’une part un jour de deuil, commémorant la destruction du Temple, et d’autre part, il marque notre espoir jamais atténué de voir la délivrance survenir très prochainement.