Le 26 novembre dernier, le ministre de la Santé Yaakov Litzman, du parti orthodoxe ashkénaze Yaadout Hatora, annonçait sa démission, expliquant qu’il agissait ainsi pour protester contre la poursuite des travaux d’entretien et de construction sur des lignes ferroviaires pendant Shabbat. Mais son parti est resté dans la coalition.
Un mois après cette démarche qui a secoué la scène politique israélienne, un processus devrait être déclenché dans quelques jours afin de ramener Litzman au ministère de la Santé, mais cette fois avec les fonctions de vice-ministre.
Dès dimanche prochain, un projet de loi sera soumis au gouvernement demandant un amendement de la Loi fondamentale, afin de permettre à Yaakov Litzman d’exercer à nouveau. Il faudra pour cela contourner un décret de la Cour suprême qui a fixé qu’il était illégal de nommer un vice-ministre pour occuper le poste d’un ministre.
Dès que cette loi sera approuvée par le gouvernement, elle sera présentée immédiatement à la commission ministérielle et le lendemain, à la Knesset, en lecture préliminaire. Là, il faudra une majorité de 61 députés pour poursuivre le processus. Dès son adoption, elle sera soumise à la commission de la Knesset.
Selon le programme élaboré, la loi devrait d’ici deux semaines être présentée en seconde et troisième lectures. Si tout cela se passe comme prévu, et dans les conditions requises, ces démarches devraient aboutir le 14 janvier et Litzman pourrait retourner officiellement dès le lendemain à son ministère.
Dans ce contexte, la Knesset a approuvé en séance plénière, mardi matin, en seconde et troisième lecture, le projet de loi sur les heures de travail et de repos proposé par le député orthodoxe Moché Gafni, de Yaadout Hatora. 50 députés l’ont soutenu et 38 autres s’y sont opposés. Elle stipule notamment que le ministre du Travail et du Bien-être social tiendra compte de certains critères en fixant les heures de repos hebdomadaires et prendra notamment en considération le respect de la tradition juive de certains travailleurs qui n’auront plus à transgresser le Shabbat.