Le XVII ème siècle
1600/1648, R. Chimchon d’Ostropol
né et mort à Polnoé en Pologne
il était le petit-fils (fils de sa fille) de R’ Chimchone ben Betzalel, rabbin de Kremenitz, frère du Maharal de Prague; on sait très peu de choses sur sa vie personnelle, mais on pense qu’il est né aux environs de 1600. Durant sa courte vie, il acquiert une grande renommée et il est considéré, de son vivant, comme une figure légendaire. Grand qabbaliste, maître hassidique, il est considéré comme un saint homme, et des secrets de la Tora lui sont révélés par rouah ha-kodeche . Il mentionne lui-même que des secrets de la Tora lui ont été révélés dans des rêves par des grands de la Tora décédés. . Il connaît une fin tragique de martyr à Polnoé avec dix mille Juifs de sa communauté le 3 Av 5408 (1648), tués par une meute de Cosaques dans leur synagogue.
Ses ?uvres :
Dane Yadine,
Karnayim,
Mahanè Dane,
1610/1683, Rav Chlomo Nissim ben Avraham Algazi
Le Rav Chlomo Nissim ben Avraham Algazi (1610-1683). né à Borsa en Transylvanie. voyagea beaucoup ; il fut l’un des grands opposants au faux messie Chabbetaï Tsvi ; il vécut épisodiquement à Jérusalem où il devint le président du Béit dine. et y décéda. Il publia à Smyrne. en 1663. le Yavine Chemouâ.,.commentaire sur le Séfér Halikhote Ôlam du Rav Yéchouâ Hallévi et sur les Klaléï Hagguémara. Règles de la guémara. de Rabbénou Yossef Qaro.
1620/1707, R.Yehiel Halperin auteur de « Seder Hadorot »
rav de Minsk
1620/1689, le Rav hammaguéne
Le 21 Chévate, hiloula du Rav Moché Galenti (le Rav « hammaguéne » 1620-1689), de Saféd et Jérusalem. Il fut impliqué dans l’aventure de Sabbataï Tsvi puis s’en détacha quand il en vit les erreurs. Il publia des commentaires sur la Torah et Michné Torah de Maïmonide.
1622/1663, le Sifté Kohen le Shakh
CHABÉTAÏ Ha-Kohèn, (Chakh), né en Lituanie en 1622, mort en Tchécoslovaquie en 1663
fils de Méïr, auteur de responsa publiées avec celles de son père dans Guévourat Anachim; de Siftè Kohène sur le Choulhane Âroukh Yorè Déâ; de Sélihot wé-Qinot élégies pour le 20 Sivane commémorant les massacres des cosaques; Néqoudot ha-Kèssèf commentaire du Tourè Zahav Après son mariage il est nommé dayane au Tribunal rabbinique de Vilna.
1637/1683, le Maguen Avraham
Gombiner Abraham Abbali, (Maguène Abraham), né en Pologne en 1634, mort en Pologne en 1682
fils de Rabbi Hayim ha-Léwi qui fut martyrisé par les Cosaques en 1655. Rabbi Abraham Gombiner s’installe, après cet événement, à Lissa où il étudie sous l’égide d’un parent, Rabbi Yaâqov Yitshaq Gombiner. Après ses études, il devient professeur de jeunes enfants dans la ville de Kalish. À la suite d’une discussion talmudique avec le Chakh, en visite dans cette école, il est le seul à apporter une réponse à un problème posé. Le Chakh impressionné par la clarté de sa logique, discute avec lui pendant plusieurs heures sur des problèmes talmudiques. Après cela, le rabbin de Kalish, Rabbi Yisraèl Shapira, fils du Rabbin Natan Shapira, nomme Rabbi Abraham, morèh tsèdèq, , responsable de la halakha concernant la vie quotidienne. Il est, plus tard, nommé dayane. Rabbi Abraham Gombiner est renommé pour son monumental commentaire du Choulhan Âroukh, Maguène Abraham, , concernant l’entière section du Orah Hayim. Il le termine en 1671 et l’adresse à son frère à Amsterdam sous le titre Nèr Yisraèl, . Son frère étant décédé entretemps, le manuscrit lui est retourné. Il le réécrit par la suite. Avec cette publication, Maguène Abraham s’ajoute au Tourè Zahav, , sous-titré Maguène David, , pour devenir les commentaires usuels du Orah Hayim. Les deux commentaires sont imprimés ensemble sous le même titre de Maguinè Érèts.
1641/1718, le Siftei Hakhamim
Sabbataï Bass, Pologne
R. David Altschuler, auteur de « Metsoudat Tsion » et « Metsoudat David »
avec son fils rav Yehiel Hillel, originaires de Jaworow, en Galicie, ils commentent le Tanakh. Afin d’encourager l’étude populaire de la Tora, rav David Altschuler écrit un commentaire simple et facile à lire sur les Prophètes et hagiographes, qu’il publie en 1753. Rav Yehiel Hillel continue l’oeuvre de son père et publie en 1780 le commentaire complet du Nakh en deux volets : le Metsoudat Tsione, Forteresse de Sion, explique les mots difficiles, et le Metsoudat David (Forteresse de David) élucide le sens général du texte. Ce double commentaire est imprimé au bas de la plupart des éditions des Miqraot Guédolot.
1660/1718, le Hakham Tsvi
R.Tsvi Hirsh Ashkenazy ben Yaacov,, grand rabbin d’Amsterdam , Né en Moravie en 1660, décédé à Lvow (Lemberg) 1718
fils de Yaâqov, formé par son père et par son grand-père maternel, tous deux échappés de Vilnius vers la Hongrie pendant la rébellion cosaque. Achkenazi écrit son premier responsum à l’âge de seize ans, et étudie ensuite pendant trois ans (1676 à 1679) à Salonique et Belgrade, y apprend les coutumes et procédures séfarades dont il adopte certaines. Les Séfarades l’honorent du titre de hakham qu’il fait suivre du surnom Achkenazi. En 1686, pendant le siège autrichien de Buda, sa femme et son enfant sont tués, et lui-même se réfugie à Sarajevo où il est nommé hakham. Sa seconde femme, Sarah, est la fille de R. Mechoullam Zalman Neumark-Mirels, qui dirige le tribunal rabbinique d’Altona, Hambourg et Wandsbeck. Père du rav Yaâqov Emden, il est successivement rabbin à Offen et Altona. En 1710, il est nommé grand rabbin de la communauté achkénaze d’Amsterdam. Sa collection de responsa y suscite de chaleureux éloges de la part des rabbins portugais. Ayant pris une part active dans la lutte contre le sabbatianisme, ses opposants l’obligent à démissionner. Après un intermède à Londres, il devient rabbin de Lvow en 1718 jusqu’à ses derniers jours, quatre mois plus tard. Oeuvre principale, Responsa du Hakham Tsevi.
1665/1741, R.Elazar ben Chmouel Chmelka Landau
né à Cracovie, auteur de plusieurs ouvrages
1681/1757, le Pné Yéochoua
R.Yaacov Yeochoua, le PNEI YEOCHOUA petit fils du Maguiné Chlomo
1685/1732, le Mèâm Loêz
KOULI, Yaâqov,
grand rabbin de Turquie; a écrit en ladino le fameux commentaire sur la Tora, sous forme d’homélies, le Mèâm Loêz , en plusieurs tomes, imprimé en 1734 à Constantinople. Il réussit à captiver l’attention de Juifs éloignés de la religion du fait qu’ils ne comprenaient plus l’hébreu dans les communautés séfarades de Constantinople et de Salonique en leur offrant dans une langue très simple et souvent même familière, des idées profondes et fondamentales du judaïsme. Le commentaire de la Haggada de Pèssah contient un enseignement essentiel des principes du judaïsme exprimé sous une forme attrayante
1685/1730, R.Yossèf Irgass
né à Livourne, Italie, en 1685, décédé en 1730
autorité aussi bien en étude talmudique qu’en Kabbala, les Juifs d’Italie et de France le consultent. Il s’oppose très violemment au groupe chabtaïste, en particulier à Nehémya Hayoun. Au cours de la dernière année de sa vie, les sages d’Italie lui demandent de prendre position dans la controverse qui vient d’éclater à propos de R’ Mochè Hayim Luzzato, mais il refuse de se prononcer. Son Chomer Emounim ha-Qadmon paraît après sa mort : il y présente les arguments en faveur du Zohar, et de la transmission du Ari, sous forme d’une discussion entre deux personnages.
1696/1743, le Or Hahaïm Hakadoch
BEN-ÂTTAR, Hayim, (Or ha-Hayim) né à Salé (Maroc) en 1696, mort à Jérusalem en 1743
fils de Mochè, un des plus grands qabbalistes du Maroc; pour différentes raisons, il est obligé de quitter sa ville natale et vient s’établir à Fès. Durant ce séjour, il est probablement nommé Roche Yéchiva par Rabbi Chémouèl Elbaz. Rabbénou étudia la Tora auprès de lui à cette époque. Après une période faste, il connait de grands déboires, auxquels s’ajoute la famine de l’an 1730, à la suite de laquelle il décide de quitter le Maroc pour se rendre en Europe où il reçoit le meilleur accueil, il est partout honoré et respecté. Retenu par les notables de la communauté de Livourne où il séjourne de 1738 à 1742, il fonde l’Académie Talmudique de Livourne où il forme de nombreux étudiants; ces derniers lui fournissent les moyens de publier son fameux Or ha-Hayim. En 1742 il se rend à Jérusalem, but qu’il a toujours rêvé d’atteindre; il habite tout d’abord à Acco, puis à Tibériade auprès de R’ Hayim Aboulâfia. Le Hida fut l’un des ses élèves. Son commentaire sur la Tora, , Or ha-Hayim, est l’un des plus appréciés, même parmi les hassidim, et figure dans de nombreuses éditions du Houmache. Ce commentaire accompagne les diverses éditions classiques, Miqraot Guédolot, . Il est l’auteur de nombreux écrits sur le Talmud, d’ouvrages juridiques, notamment Péri Toar, , sur Yorè Déâ, . Ben-Âttar, nom arabe : fils du parfumeur, droguiste ou épicier.
Il manifesta un grand amour pour l’ensemble du peuple juif, ses étudiants priant constamment pour ceux de la diaspora, jour et nuit. Comme d’autres célèbres, il mourut peu d’années après son arrivée en Israël. Le livre Or hah’ayim fut très apprécié dans toute l’Europe. On dit que Rabbi Israël Baâl Chem Tov voulut monter en Israël pour étudier auprès de Rabbi ‘Hayim ben Moché Ibn Attar. Il est enterré à Jérusalem. Hiloula très populaire pour tous les courants du judaïsme, au cimetière de Har hazzéïtim, le 15 Tamouz.
1697/1776, le Yaâvets
R.Yaacov Israel Emden, né à Altona près de Hambourg (Allemagne) en 1697, mort en 1776
fils de R’ Tsvi Hirsch Achkenazi (le Hakham Tsevi). Brillant talmudiste et qabbaliste, écrit une quarantaine d’ouvrages sur divers sujets religieux; son commentaire sur le Livre de prières est l’un des plus populaires de ses ouvrages, il rédige un commentaire sur la Michna, la Guémara et le Siddour, des notes sur le Zohar, ainsi que de nombreux écrits polémiques contre les partisans de Chabbetaï Tsevi. Il ne reste que peu de temps chef spirituel de la Communauté d’Emden et s’occupe surtout de l’imprimerie hébraïque qu’il avait fondée à Altona.
?/1764, R.Yonathan Eibechitz, auteur du « Kréti ou Pléti », « ourim vétoumim »
sur le Choulhan Aroukh
1695/1785 le Chaagat Arié, auteur de « Chaagat Arié », « Touré Even » et « Gvourat Ary ».
R.Arié léib Volderstein ben Acher Guinsbourg,
1698/1760, le Baal Chem Tov
– 18 elloul 1698 (5458) 7 sivan 1760 (5520)
Le Rav Yisraël ben Eliêzér nommé le Bécht, est le fondateur du ‘Hassidisme, le grand-père de Dob Baër célèbre pour ses écrits extatiques sur la prière, et l’arrière grand-père de Rabbi Na’hmane de Braslav. Il est né à Okop ou Akoup en Podolie et fut rapidement orphelin, s’appuyant sur ce que son père lui avait dit avant de mourir : « ne crains personne hormis Haqqaddoche Baroukh Hou ».
Il apprit la Torah de l’enseignement reçu dans une relation mystique au Tana A’hiya de Chilo à partir de l’anniversaire de ses 26 ans, pendant 10 ans. Il décida ensuite de manifester son savoir.
Il avait acquis par ailleurs une sérieuse formation talmudique mais ses adversaires lui reprochaient de ne pas en faire état dans sa prédication.
Il devint une figure charismatique influente à qui on attribua de nombreux miracles, extases dans la prière comme élément central, etc. Il gagna ainsi le titre de Yisraël Baâl Chém Tov qu’il appréciait et adopta dans sa signature.
Il tenta de monter en Eréts Yisraël mais ne persévéra pas dans sa tentative.
Le centre de sa théorie est la dévéqoute, l’adhésion à Dieu par la prière, dont quelques tsaddiqim sont l’expression la meilleure et dont les membres de tout le peuple bénéficient et dont il ramène les « étincelles » et les sauve des écorces négatives (klipotes) qui les enferment. De même, il insiste fortement sur les techniques d’élévation de la néchama
Bien qu’il ne soit pas éloigné dans l’histoire, sa vie est autant connue par des légendes bien établies que par des faits et écrits assurés. Un exemple : il écrit qu’à Roche Hachanna 1746 (5507) lors d’une de ces techniques, il a eu une vision extraordianire dans laquelle il demande au Roi Machia’h (messie) quand Il viendra. Celui-ci lui répondit : « lorsque tes sources se répandront à l’extérieur ». Ses disciples sont mus par de nombreux écrits ou récits de ce type.
Il est décédé le 2 Sivane 5420 (1660).Sa tombe est à Meghbough.
C’est d’abord son fils, Rabbi Tsvi qui lui succéda puis, un an après, le Maguide de Mézéritch qui décéda le 7 Sivane 5521 (1761)
1698/1749, R. Chmouel Elbaz
né en 1698, mort en 1749
Il établit une Yéchiva et instruit de nombreux disciples comme Rabbènou Ha-Sarfaty, Rabbi Abraham Mansano, Rabbi Chem-Tov Ben Amozeg, Rabbi Yossèf Ben-Samoune, Rabbi Chem-Tov Gabaï, et bien d’autres encore. À l’âge de trente-sept ans, il est nommé juge de la ville de Fès, et comme Rabbi Hayim Bèn-Âttar résidait à cette époque dans la ville, Rabbi Chémouèl lui confie la direction de la Yéchiva. Rabbi Chémouèl écrit plusieurs livres; sa méthode d’étude est très appréciée et complimentée par ses contemporains comme le Hida et Rabbi Hayim Bèn-Âttar. Rabbi Chémouèl est également connu pour sa piété et ses bonnes actions. À sa mort, à l’âge de cinquante-deux ans, il laisse de nombreux érudits formés par ses soins.