Une pièce de feu


NOS SAGES nous révèlent que lorsque Moché Rabbénou désira
accomplir l’ordre divin de récolter le demi-Chékel,
l’Eternel lui montra une pièce de feu qu’Il sortit d’en
dessous de son trône de Gloire et lui dit : « C’est cela (Zé) qu’ils
donneront ! », (Talmud Yérouchalmi, Chekalim, chapitre 1, 3).
En effet, bien que toutes les mitsvot soient constituées d’une
dimension matérielle, cette dernière n’est là que pour rendre
possible l’éveil des forces métaphysiques qui les gouvernent.
C’est en ce sens que nous devons comprendre la célèbre assimilation
faite à propos des Tsitsit entre le bleu tékhélet et la mer,
la mer et ciel, le ciel et le Trône de Gloire – le tékhélet ayant
la particularité d’éveiller en nous une représentation nous reliant
aux mondes supérieurs et qui, pour ainsi dire, les anime
et force leur dévoilement ici-bas, à travers l’accomplissement
de la mitsvat Tsitsit !

Vérité voilée ou pieux mensonge?


La manière dont la Torah nous enjoint de ne pas
formuler de mensonges est très particulière : « De
tout propos mensonger tu t’éloigneras » ; or, cette
expression prescrivant de « s’éloigner » d’un acte
interdit est tout à fait exceptionnelle puisqu’elle
ne se retrouve en aucune autre circonstance…

De fait, le principe même d’imposer
à l’homme de s’écarter
des risques d’infraction
– comme on le fait par exemple en
s’interdisant le Chabbat de déplacer
les objets dont l’usage est interdit,
relève par définition d’une
forme de barrière – généralement
établie par décret rabbinique. Or
exception à la règle, c’est la Torah
elle-même qui nous enjoint ici non
seulement de ne pas formuler de
mensonges, mais qui plus est de
« fuir » cette pratique.

Préter une mitsva révolutionnaire

Prêter, une mitsva révolutionnaire
Par le Rav Eliahou Elkaïm de la yéchiva

L’une des mitsvoth dont parle la paracha de cette semaine attire notre attention sur la Mitsva de prêter de l’argent aux nécessiteux. Un acte bien plus important qu’on ne l’imagine?

« Si tu prêtes de l’argent à quelqu’un de mon peuple, au pauvre qui est avec toi, ne sois point à son égard comme un créancier, n’exige pas de lui des intérêts. » (Exode 22 ; 24).

Quel toupet!


DANS LE Traité talmudique
Bétsa (page 25/b),
on peut lire le passage
suivant : « On a enseigné au
nom de rabbi Méïr : ‘Pour
quelle raison la Torah fut-elle
donnée à Israël ? Parce qu’il
est audacieux’. Et dans l’école
de rabbi Ichmaël, il est dit : ‘A
Sa droite, pour eux, une loi de
feu’, (Devarim 33, 2). Le Saint
Béni soit-Il déclara : ‘Ceux-là
sont susceptibles de recevoir
une loi de feu’. D’autres lisent
le verset ainsi : ‘La Loi de ce
peuple, c’est le feu’, et si la
Torah n’avait pas était donnée
à Israël, aucune nation
ni aucune langue n’aurait pu
lui tenir tête. C’est ce que dit
rabbi Chimon ben Lakich :
‘Il y a trois insolents : Israël
parmi les nations, le chien
parmi les animaux, et le coq
parmi les oiseaux (…)’ ».

Parachath et Haftarath Yithro


Parachath Yithro ? La Tora et les autres peuples

Avant de donner la Tora aux enfants d’Israël , Hachem l’a proposée aux autres nations de la terre, et celles-ci l’ont refusée parce qu’elle ne convenait pas à leur tempérament ( ?Avoda zara  2b ; voir aussi Devarim  33, 2). C’est ainsi que les descendants d’Ismaël, dont le destin est de « porter la main contre tous » ( Berèchith  16, 12), n’ont pas pu accepter l’interdiction de voler, et ceux d’Esaü, qui « vivent de leur épée » ( Berèchith  27, 40), ont dû décliner celle de tuer.

En revanche, lorsqu’Il l’a donnée aux Hébreux, ce fut sous la menace : « Si vous acceptez la Tora , ce sera bien ; sinon, là sera votre tombeau ! » ( ?Avoda zara  2b et 3a).

Le cheval et la mer



Le char céleste

La « Chirat haYam » s’ouvre avec ce
verset : « Je veux chanter à l’Eternel, car sublime, Il a été sublime. Le
cheval et son cavalier, Il les a lancés
dans la mer [Sousse véRo’hvo Rama
baYam] » (Chémot, 15, 1).
En fait, derrière cette express
sion « Le cheval et son cavalier »
se cache un enseignement de toute
première importance. Le Talmud
prescrit en effet : « On n’interprète
pas les lois concernant les relations
interdites [Arayot] devant trois personnes ; ni l’acte de la création
[Maassé Béréchit] devant deux personnes ; ni même l’oeuvre du Char
[Maassé Merkava] devant une
seule personne » (Traité ‘Haguiga,
page11/b).

Simplement, entendre ta voix



Se pressant sur les
rives de la mer Rouge
et piégés de toutes
parts d’un côté par les
Égyptiens et de l’autre
par la mer, les Enfants
d’Israël « éprouvèrent
une grande crainte et
ils implorèrent D.ieu ».
Rachi explique qu’en
cet instant, les Enfants
d’Israël reprirent à leur
compte « la profession »
particulière de leurs
ancêtres Avraham,
Its’hak et Yaacov… et ils
se mirent à prier !

Un point mérite cependant
d’être éclairci sur cette
explication extraite du Midrach : pourquoi nous est-il dit
précisément à cet endroit que la
démarche des Hébreux consista
ici à reprendre l’héritage de leurs
ancêtres ? En quoi cette prière des
Enfants d’Israël était-elle différente de toutes celles évoquées au
fil des autres versets ?