Qu’est-ce qu’un miracle ?

La Torah entame cette semaine le récit décrivant les différentes plaies d’Égypte. Pharaon va « endurcir son cœur » et Hachem devra déployer devant lui toutes sortes d’interventions pour le convaincre de laisser partir les Enfants d'Israël de son pays. Or, la question qui se pose ici est de savoir si elles ont un caractère surnaturel ou non – ce qui, sur le fond, revient à s'interroger sur ce qu’est un miracle…

Être Juif, c’est concilier le beau et le vrai

En abordant le livre de Chémot, dont nous allons entamer la lecture ce Chabbat une évidence s’impose : l’histoire juive prend une autre dimension. Ce n’est plus le récit d’une famille que la Torah nous livre, mais c’est celle d’un peuple en gestation, un peuple soumis d’emblée à la plus douloureuse des souffrances, celle de l’esclavage. Mais très vite, nous allons constater que cette histoire est aussi, et avant tout, celle du développement de ce peuple.

Parabole: Chemot

Dans notre paracha, Moché Rabénou refuse à plusieurs reprises de se rendre chez Pharaon pour lui demander la délivrance du peuple hébreu, si bien qu’Il réplique aux demandes insistantes d’Hachem : « (…) De grâce, Seigneur ! Donne cette mission à quelque autre ! », (Chemot, 4, 13).

Mais qui est Essav ?

Contrairement à Ichmaël, né d’Avraham à partir une union externe, Essav naquit du même sein que Yaacov, le père de la nation d’Israël. Ils étaient non seulement frères, mais également jumeaux, ce qui témoigne de l’étroite relation qui les unit. De plus, jamais son père n’a clairement écarté Essav de sa postérité. Au contraire, c’est lui qu’il aimait le plus et c’est à lui qu’il comptait offrir sa bénédiction. Enfin, Essav eut l’insigne mérite d’être enterré – tout au moins partiellement – dans la grotte de Makhpéla auprès des autres patriarches. Alors, en définitive, tout ceci n’est-il pas la preuve qu’Essav était bien davantage que son oncle Ichmaël ?