En cas de problème de lecture des cours MP3




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Rib de l’association Bnei Torah |
Shalom Rav,
Je voulais savoir si de nos jours il est permis de visiter le Har Sinaï.
Je crois que tout endroit ou la shehina est aparut devient kadosh a l’instant et on n’as pas le droit de rentrer meme toucher.
Voila c’est ma question.
A propos du voile ?
(Par le Rav Klapisch)
La montée de l?antisémitisme que nous constatons actuellement, n?est pas l?éffet du Hasard. Il a été déclenché par les évènements du Moyen Orient, mais la Torah nous enseigne que derrière chaque évènement de l?Histoire du Peuple Juif, il y a la Main invisible d?Hachem,qui dirige son peuple : L?Eternel est mon Berger, disait le Roi David, c?est un message qui restera à travers toute l?Histoire.


On a demandé un jour au Admour ha-zaqèn, alors âgé de cinq ans : « Quel est le verset de la Tora qui commence et finit par les mêmes trois mots ? » L?enfant répondit : « Là où Moïse n?a pas dit émeth ». Quel est ce verset ?
Le Mehaber dans le Shoulhan Aroukh YORE DEA siman 291 : L’origine de cette Halakha est la Guemara Baba Metsia 102 A :
C’est au locataire de fixer les Mezouzot, …
A tout instant, il se passe quelque chose sur le marché de la cacherout.

« La lumière infinie : A propos de Dieu »
2. La prise de conscience
Une anecdote particulièrement éclairante nous aidera à mieux comprendre le sujet 6:
Un philosophe affirma un jour à Rabbi Méir : « Je ne crois pas en Dieu. Pour moi, l’univers s’est créé seul, spontanément, sans intervention extérieure. » Rabbi Méir ne répondit pas. Quelques jours plus tard, il se présenta chez le philosophe, tenant à la main un magnifique poème, calligraphié avec art sur un délicat parchemin blanc. Le philosophe admira le parchemin et demanda : « De qui est ce magnifique poème ? Quel est le scribe émérite qui l’a copié ? » Rabbi Méir secoua la tête et répondit : « Erreur ! Il n’y a ni poète ni scribe. Voici ce qui est arrivé : le parchemin était posé sur ma table, à côté d’un flacon d’encre. Un chat a malencontreusement renversé le flacon et a répandu le liquide sur tout le parchemin. Ce poème n’est rien d’autre que le résultat de son geste. » Le philosophe regarda Rabbi Méir avec stupéfaction et lui dit : « Mais c’est impossible ! Un si beau poème ! Une si parfaite écriture ! De telles choses ne peuvent pas s’être créées d’elles-mêmes. Il faut qu’il y ait eu un poète ! Il faut qu’il y ait eu un scribe ! » Rabbi Méir, avec un large sourire, lui répondit alors : « Vous vous êtes vous-même donné une réponse ! Comment l’univers, qui est bien plus beau qu’un poème, a-t-il pu se créer lui-même ? Il faut qu’il y ait eu un Auteur ! Il faut qu’il y ait eu un Créateur ! »
Ce que, bien évidemment, Rabbi Méir voulait mettre en évidence, c’est l’argument tiré de l’existence d’un plan. Le monde où nous vivons apparaît bien planifié et doté d’un but. Tout ce qui compose la nature est bien à sa place. On y trouve des créatures, comme l’être humain, extraordinairement complexes. Comment un homme normalement constitué peut-il véritablement croire que tout cela n’a pas eu d’Auteur ?
Selon le Midrach, c’est de cette manière qu’Abraham a pris conscience de l’existence de Dieu. Il s’est dit : « Est-il possible qu’un château brillamment illuminé n’ait pas de propriétaire ? Peut-on dire que ce monde existe sans qu’il y ait eu un Créateur ? »7
En définitive, ne pas voir Dieu représente une certaine forme de cécité. C’est ce qu’a voulu dire le prophète :
O perversité ! Le potier mis sur le même plan que l’argile ! L’œuvre disant de l’ouvrier : « Il ne m’a pas fabriquée ! » Le vase disant de celui qui l’a créé : « Il n’y entend rien ! » (Isaïe 29, 16).
Notre tâche, c’est de savoir poser les bonnes questions. Sur le verset : « Levez les regards vers les cieux et voyez ! Qui a créé cela ? » (Isaïe 40, 26), le Zohar explique8 : le monde que nous percevons est cela, en hébreu : Eléh. Regarde cela, et demande : Qui (en hébreu : Mi). La combinaison des lettres des deux mots Eléh et Mi (cela et qui) forme Elohim, l’un des noms de Dieu. En d’autres termes, sachons poser les bonnes questions, et Dieu apparaÎtra dans les réponses.
Il suffit de se regarder soi-même pour voir l’ouvrage du Créateur. Le fait de pouvoir penser, de pouvoir bouger la main, c’est là le plus grand des miracles. C’est ce qu’a reconnu le Psalmiste : « Je te rends grâce de m’avoir si merveilleusement distingué » (Psaumes 139, 14).
Tout ceci est résumé dans le verset : « De ma chair, je verrai Dieu » (Job 19, 26)9. En d’autres termes, je peux voir Dieu dans le fait même qu’il existe une chose aussi miraculeuse que ma chair.
N O T E S
6. ‘Hovoth Halevavoth, fin de 1,6.
7. Beréchith Rabba 39,1.
8. Zohar 1,2a.
9. ‘Hovoth Halevavoth 2,5 ; Pardès Rimonim, 8,1 ; Chenei Lou’hoth Haberith (Cha’ar Hagadol), Jérusalem 5720, 1,46b. Cf. Beréchith Rabba 48,2.
Titre: La lumière infinie : A propos de Dieu
Auteur: Arieh KAPLAN
Editeur: EMOUNAH – NCSY/ORTHODOX UNION
Adaptation française : Jacques KOHN.
Le livre est en vente dans les librairies juives.