Pessah

Très souvent, la première pensée que Pessah éveille en nous concerne l’éducation des enfants.

En effet, aucun moment de l’année juive ne présente une richesse pédagogique comparable à celle de Pessah, avec son Séder, son interdiction du Hametz, sa Matza, son Maror et son délicieux Harosseth ; sans parler du Afikomen. Tout parle à l’enfant.

Un Pessah avec la veuve et l’orphelin

Seder-plateau-1Nos Sages enseignent dans la Michna : « Même l’homme le plus pauvre du peuple d’Israël ne mangera pas sans être accoudé, et il ne disposera pas de moins de quatre verres de vin ». Or pour tous les maîtres de nos générations, cette assertion constituait une règle de conduite élémentaire !

Hakham et Racha


Le premier des «quatre fils» dont parle la Haggada est le hakham , le Sage. Il demande: «Que sont ces témoignages, ces statuts, ces lois, que Hachem , notre Dieu vous a ordonnés ?» Et nous lui répondons par une explication détaillée des lois de Pessah .

Le suivant est le racha’ , le méchant. Sa question est: «Que signifie ce culte pour vous?» Et la Haggada de nous faire savoir que ce fils-là ne mérite pas qu’on lui réponde, et qu’il faut le réduire au silence pour avoir posé une question par laquelle il s’exclut implicitement de l’accomplissement des mitswoth .

La Chasse au Hamets


Dans le cadre de ses cours de dames donnés chaque année à Jérusalem, le Gaon Rav Hayim Pin’has Scheinberg chelita analyse les facettes du problème que soulève d’une part la multitude des tâches qui incombent aux maîtresses de maisons à l’approche de Pessa’h, au niveau de leur « chasse au Hametz », et d’autre part l’obligation clairement définie dans la Tora de vivre Pessa’h dans la joie. Car enfin cette joie est-elle vraiment accessible à celles qui seraient sursaturées de fatigue par les fameuses « maneuvres de printemps » que constituent les nettoyages avant Pessa’h 

En fait, il ne saurait être question de frelater en aucune manière les usages auxquels de tous temps on s’est conformé, pour parvenir à la certitude que tout ‘hametz a effectivement été évacué.

Parachath et Haftarath Tetsawé 2

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Parachath Tetsawé 

Deux dons à deux pauvres

On lit fréquemment la parachath Tetsawé le Chabbath qui précède la fête de Pourim , et l’on a souvent cherché à découvrir les liens qui unissent cette paracha à cette fête.

Il est écrit dans cette paracha , à propos des vêtements réservés aux kohanim  : «  Et pour les enfants d’Aaron tu feras des tuniques, tu leur feras des ceintures, et tu leur feras des turbans pour l’honneur et pour la gloire » ( Chemoth  28, 40).

Erouv tavchiline


En cette année 2009/5769, la fête de Chavou?oth sera précédée par l’accomplissement d’une mitswa supplémentaire : le ?Erouv tavchiline ( עירוב תבשילין ). Etant donné, en effet, que cette fête tombe un vendredi (et en dehors d’ Erets Yisraël un vendredi et un Chabbath ), on lui applique la règle suivante édictée dans la Michna Beitsa (voir Guemara 15b) : « Lorsqu’un jour de fête tombe un vendredi, on ne doit pas faire cuire de la nourriture en ce jour de fête pour le lendemain Chabbath . Mais on en cuit pendant la fête, et s’il en reste on pourra manger pendant Chabbath de ce que l’on aura préparé. » Et d’où tient-on cette règle, demande la Guemara  ? De ce qu’il est écrit, répond Chemouèl  : « Souviens-toi du jour du Chabbath pour le sanctifier. » Souviens-t’en car tu pourrais l’oublier (en ce jour de fête riche en bons plats [ Rachi ]). Ou bien, comme l’enseigne Rava , afin que l’on mette de côté un plat savoureux pour Chabbath comme on l’a fait pour la fête.

Notre intention, dans cet article, n’est pas d’énoncer les lois et les usages applicables à l’institution du ?Erouv tavchiline , mais d’essayer de répondre à quelques-unes des questions que l’on s’est posées à son sujet.