Le XIV ème siècle
– Allemagne : sanglants évènements sous le roi Sigismond et le pape
?/1350, Rabbénou Chimchone ben Yits’haq Miqqinone. de Chinon
Rabbénou Chimchone ben Yits’haq Miqqinone. de Chinon en France au 14e siècle. à l’époque des élèves du Maharam de Rottenbourg. dut s’exiler à Marseille après l’expulsion des Juifs et mourut en 1350. Il fut lié au Rachba, s’opposa à certaines pratiques cabbalistiques qui touchaient à la prière et il y insistait sur l’attitude de simplicité absolue, ?comme celle d’un bébé ». Il est considéré comme le premier qui ait ouvert la voie aux introductions méthodologiques sur le talmud. Il se base fréquemment sur l’approche des tossafistes. Il est dit de son ouvrage que tous ceux qui depuis lors ont écrit sur les règles du talmud ne sont que des branches surgies de son tronc.
Son Séfér Hakkéritoute est considéré par le Chla comme « la racine de toutes les introductions au talmud qui lui sont postérieures et, dit-il, y compris la mienne, à moi le petit face à lui ».
1320/?, Le Ritva
R.Yom Tov ben abraham ibn Asevili de Séville, le RITVA, élève du Rea et du Rachba, auteur de « Sefer Hazikaron » et « Hidouchei Harachba »
fils de Abraham, R’ Yom Tov bèn Abraham (Achvili) de Séville, il est l’un des plus importants commentateurs espagnols du Talmud. Disciple du Rachba et Ra’ah, il s’intéresse autant à la philosophie qu’à la Qabbale, mais rares sont ses écrits dans ces domaines qui nous soient parvenus. Ouvrage essentiel : un commentaire classique sur la Guemara.
1326/1407, le Rivach
R.Ytshak ben Chechet Perfet, le Rivach, Né à Barcelone en 1326, décédé à Alger en 1407
. Disciple du Ran R’ Pérèts ha-Kohen, Grand Rabbin à Saragosse, mais quitte ce poste pour celui de Grand Rabbin de Calatayud. Ensuite, il s’établit à Valence et s’occupa d’une école talmudique. Contraint de quitter l’Espagne en raison des persécutions soulevées par le prédicateur Ferrant Martinez, il s’installe à Alger ou il y devient Grand Rabbin. Il est l’auteur de poésies, d’élégies, de commentaires sur le Pentateuque et le Talmud et l’auteur d’un recueil de 417 réponses sur la Halakha. Important décisionnaire et commentateur, il est très influencé par le Rambam.
1340/1415; R. Hisda Qrèsqas
né à Barcelone (Espagne) en 1340, mort à Barcelone en 1415
fils d’Abraham, philosophe et théologien espagnol. Il s’oppose aux conceptions trop aristotéliciennes qui se sont développées dans la philosophie juive médiévale, et il élabore dans son Or Ha-Chème (la Lumière de l’Ét’ernel), une philosophie personnelle, tentative de conciliation entre le déterminisme et la liberté, amour de D’ieu pour la créature qui explique la révélation de la Loi et la rétribution finale, et auquel répond l’amour de l’homme pour le Créateur.
1359/1442; R.Efraim ben Israel Ankaoua, auteur de « Chaar Kevod Hachem »
Rabbi Ephraïm Ankawa, « le Rav » haqqaddoche, de Tlemcen (Algérie). Sa hiloula est fêtée également à Lag baÔmér. Décédé le 1 Kislév. Il fuit les massacres espagnols de 1391 ou son père, R.Israel Ankaoua auteur du « Menorat Hamaor » a été brûlé et fait son entrée à Tlemcen sur un lion avec un serpent pour licol
1360/1427, le Maharil, auteur de « Minhaguéi Maharil »
R.Yaacov ben Moché Mollin Halévy, grand maître allemand de la fin des Richonim. Il est l’un des piliers de la jurisprudence achekénaze, en particulier par l’intermédiaire d’un ouvrage posthume du nom de Minhaguè Maharil.
1360/1444 R. Yossèf Albo
né en Aragon 1360, mort en Espagne en 1444
rabbin théologien et prédicateur, disciple de R’ Hasdaï Crescas et selon certains de R’ Nissim Gérondi (Rane). Ce grand maître du judaïsme espagnol est très versé dans les systèmes philosophiques aristotéliciens des Arabes et dans la médecine, notamment au travers des écrits de Thomas d’Aquin. Il fait reposer la croyance sur la seule révélation divine et attribue ainsi une importance primordiale à l’accomplissement minutieux des préceptes traditionnels. Il défend sa religion au Concile de San Mateo, sous la présidence de Benoît XIII, ce qui l’incite à rédiger le célèbre ouvrage Sèfèr ha-Îqarim, , Livre des principes, ouvrage qui expose les grands principes de la religion juive. Pour lui, le judaïsme se fonde sur trois principes, six doctrines et huit dogmes corollaires. Les trois principes sont l’existence de D’ieu, la révélation divine et le principe de la rétribution et du châtiment. Les six doctrines sont : la création du monde à partir du néant; dans la suprématie de Mochè, le plus grand des prophètes; dans la valeur éternelle de la loi de Mochè; dans la capacité de l’homme à se perfectionner par l’observance de la loi divine; dans la résurrection des morts; dans la venue du Machiah. Les huit dogmes corollaires développent les trois principes cardinaux. Malgré les critiques, son ouvrage connaît un grand succès. Albo en ancien castillan signifie blanc.
1361/1444, le Rachbatz, auteur de « Tachbatz » et « Maguen Avot ».
né à Palma de Majorque en 1361, mort à Alger (Algérie) en 1444
fils de Tsémah, rav Chimône bèn Tsémah Dourane , Talmudiste, scientifique,originaire d’une famille de Provence. Médecin et rabbin, fuit les massacres espagnols de 1391 et se réfugie à Alger où il remplace le Rivache à son décès. Oeuvres : Tachbets (des responsa), Maguen Avot (philosophie juive), Zohar ha-Raqiâ sur les Azharot (décompte des 613 mitsvot sous forme poétique) de Ibn Gabirol.
Le Maguid Michné
Rabbi Vidal Tom Tov di Tolossa, d’Espagne (14e siècle) qui est de la génération du Rabbi Nissim, le Rane, a écrit le Maguide Michné.
Ce livre donne les sources de Maïmonide et prend sa défense contre les attaques du Ravad.
Le Migdal Oz
Le Migdal Ôz est un ouvrage de Rabbi Chém Tov ben Rabbi Avraham, Gaone d’Espagne (14e siècle), élève du Rachba, Rabbénou Chlomo Adérete ; il succéda au Rambane, son maître, en Espagne ; il était un grand halakhiste et auteur de commentaires importants sur le talmud ; il commenta également le Rambane. Il monta en Éréts Yisrael.
1399/?, R. Ménahèm Rékanati
fils de Binyamine, l’un des premiers qabbalistes italiens de la fin du 13ème siècle début 14ème, auteur d’un commentaire sur la Tora, Taâmè ha-Mitswot, ouvrage dans lequel il nous offre des raisons sur les commandements de la Tora, où l’on retrouve des influences des hassidim allemands et des écoles qabbalistiques espagnoles, ainsi que des interprétations qabbalistiques des prières; Pisqè ha-Réqanati, est un recueil des décisions halakhiques des décisionnaires de la précédente génération.