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	<title>Archives des Choftim - Tana&#039;h - Chiourim</title>
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	<title>Archives des Choftim - Tana&#039;h - Chiourim</title>
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	<item>
		<title>Le livre des « Juges » partie XXV (Sefer Choftim)</title>
		<link>https://chiourim.com/avimelekh-partie-2-la-harangue-de-jotham-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jul 2021 08:36:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Choftim - Tana'h]]></category>
		<category><![CDATA[Les juges]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’analyse de la partie du livre des « Juges » consacrée à Avimélèkh portera aujourd’hui sur la harangue de Jotham</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h1 align="center"><span style="color: #000000;">Le livre des « Juges » partie XXV</span></h1>
<h1 style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Avimélèkh &#8211; (ou «le buisson d’épines» devenu roi)</span></h1>
<h2 style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;">Deuxième partie: La harangue de Jotham</span></h2>
<p><span style="color: #000000;">En réponse à cette élévation de son demi-frère à la dignité royale, Jotham va prononcer, avec la parabole dite du « buisson d&rsquo;épines », l&rsquo;une des plus éloquentes plaidoiries contre la tentation monarchique.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Du haut du mont Guerizim, l&rsquo;une des montagnes qui surplombent Chekhèm, il harangua les habitants de cette ville.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le <i>Midrach</i> (<i>Yalqout Chim‘oni Choftim</i> 9 §65) s&rsquo;interroge sur la préférence donnée par Jotham au mont Guerizim -prédestiné à la bénédiction &#8211; sur le mont ‘Eval, qui symbolise la malédiction (<i>Devarim</i> 11, 29).</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><!--break--></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Voici, explique-t-il, ce qu&rsquo;a voulu notifier Jotham aux habitants de Chekhèm : « Un jour viendra où vous revendiquerez la propriété du mont Guerizim au motif que les bénédictions en sont issues. Mais vous aurez oublié qu&rsquo;en réalité, les malédictions se dirigent vers lui, puisqu&rsquo;elles sont prononcées sur le mont ‘Eval qui lui fait face ! C&rsquo;est donc cette montagne, dont vous prétendrez qu&rsquo;elle vous appartient, qui sera marquée par l&#8217;empreinte de ma malédiction ! »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Voici la harangue prononcée par Jotham :</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Les arbres voulurent un jour se choisir un roi. Ils s&rsquo;adressèrent d&rsquo;abord à l&rsquo;olivier et lui dirent : « Règne sur nous ! » L&rsquo;olivier répondit : « Je ne quitterai pas le soin de mon huile pour régner sur vous ! » Le figuier, également sollicité, rétorqua qu&rsquo;il préférait ses figues aux charges du pouvoir suprême. Vint ensuite la vigne, qui affirma sa prédilection pour ses raisins. Enfin les arbres s&rsquo;adressèrent au buisson d&rsquo;épines qui répondit : « Je serai votre roi, et je vous offre mon ombre. Et si vous ne voulez pas de moi, le feu jaillira de mes piquants et dévorera les cèdres du Liban ! »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Cette parabole énumère trois sortes d&rsquo;arbres : Jotham évoque en premier lieu l&rsquo;olivier (9, 8), puis le figuier (9, 10) et la vigne (9, 12). Ces trois espèces, qui font partie de celles qui caractérisent <i>Erets Yisrael</i> (<i>Devarim</i> 8, 8), représentent les agriculteurs d&rsquo;Israël qui cultivent leur terre avec amour et qui jouissent des fruits de leur labeur.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Sont également cités les cèdres du Liban (9, 15), symboles de la morgue des habitants de Chekhèm (9, 20).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Enfin le buisson d&rsquo;épines, cet arbuste qui ne produit pas de fruits et qui ne se distingue pas par sa beauté : Il représente le métissage d&rsquo;Avimélèkh, qui n&rsquo;a hérité ni de la dignité de sa lignée paternelle, ni de la noble extraction de celle de sa mère. C&rsquo;est lui qui, dans sa médiocrité, accepte d&rsquo;accéder à la royauté, invite tous les autres à « s&rsquo;abriter sous son ombre » (9, 15), attitude que les arbres précédents avaient refusé d&rsquo;adopter, alors qu&rsquo;elle est totalement outrecuidante de la part d&rsquo;un simple arbrisseau.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><i>Rachi</i>, reprenant le <i>Midrach</i> <i>Yalqout Chim‘oni</i> déjà cité, projette sur la parabole de Jotham un autre éclairage : </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&rsquo;olivier incarne ‘Othniel, fils de Qenaz, qui était issu de la tribu de Yehouda, laquelle est appelée « olivier », selon une prophétie de Jérémie la concernant (11, 16) : « Olivier verdoyant, remarquable par la beauté de son fruit&#8230; »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le figuier personnifie Devora, qui refuse de renoncer à sa douceur, représentée par le miel de l&rsquo;« abeille » (<i>devora</i>). </span></p>
<p style="text-align: justify; tab-stops: 189.0pt;"><span style="color: #000000;">Quant à la vigne, elle symbolise Gédéon, descendant de Yossef, à propos de qui il est écrit : (<i>Berèchith</i> 49, 22) « fils fertile », rendu par Onqelos par : « comme une vigne qui se dresse&#8230; » </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Reste le buisson d&rsquo;épines, à savoir Avimélèkh : De même que le buisson d&rsquo;épines est improductif et ne porte que des piquants, de même n&rsquo;y avait-il pas de bonnes actions chez Avimélèkh. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">La morale de la fable est facile à dégager : L&rsquo;accession d&rsquo;Avimélèkh au pouvoir n&rsquo;est que le résultat de son ambition effrénée et d&rsquo;une recherche immodérée de prestige. Aussi sera-t-elle vouée à l&rsquo;échec.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">(à suivre)</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Jacques KOHN Zal</strong></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Séfèr Choftim II (le livre des juges 2)</title>
		<link>https://chiourim.com/choftim-le-livre-des-juges-2-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Jun 2021 05:32:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Choftim - Tana'h]]></category>
		<category><![CDATA[Les juges]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Séfer Choftim est traversé par deux idées maîtresses :<br />
– Les conséquences catastrophiques de maintien en Terre promise, au moment de sa conquête, de populations indigènes d’origine cananéenne.<br />
– Le comportement répétitif des enfants d’Israël consistant, tout au long de cette période, à rejeter Hachem et à s’adonner à l’idolâtrie.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 align="center"><span style="color: #000000;">Les deux idées maîtresses du Séfer Choftim </span></h1>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Le Séfer Choftim est traversé par deux idées maîtresses, largement développées dans les deux premiers chapitres, qui en font toute l’originalité :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">– Les conséquences catastrophiques qu’a entraînées pour les enfants d’Israël le maintien en Terre promise, au moment de sa conquête, de populations indigènes d’origine cananéenne.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">– Le comportement répétitif des enfants d’Israël consistant, tout au long de cette période, à rejeter Hachem et à s’adonner à l’idolâtrie.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><!--break--></span></p>
<h2 align="left"><span style="color: #000000;">L’inachèvement de la conquête d’Erets Israël</span></h2>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Déjà dans la Tora, Hachem avait averti les enfants d’Israël que « s’ils ne dépossédaient pas les habitants du pays devant eux, ceux qu’ils y laisseraient seraient comme des épines dans leurs yeux et des piquants dans leurs flancs, et qu’ils les harcèleraient dans leur pays d’accueil » (Bamidbar 33, 55).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Cette mise en garde a été renouvelée :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">1 – Dans le discours que Josué a prononcé peu de temps avant sa mort :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« Si vous retournez en arrière, et si vous vous attachez au reste de ces nations, à celles qui sont demeurées parmi vous, et si vous vous alliez par mariage avec elles, et entrez parmi elles et elles parmi vous, sachez que Hachem, votre Dieu, ne continuera pas à déposséder ces nations devant vous. Elles vous seront un filet, et un piège, et un fouet dans vos flancs, et des piquants dans vos yeux, jusqu’à ce que vous ayez péri de sur ce bon pays que Hachem, votre Dieu, vous a donné » (Josué 23, 12 et 13).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">2 – Dans les remontrances que Hachem a fait adresser aux enfants d’Israël par un ange apparu à Bokhim :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« J’ai dit également : “Je ne les chasserai pas de devant vous ; ils seront à vos flancs, et leurs dieux seront pour vous un piège » (Choftim 2, 3).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Or, nos ancêtres ne se sont jamais aventurés à conquérir intégralement Erets Yisrael. Pire encore, les torts qu’ils ont eus de ne pas agir se sont aggravés au fil des années. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Du vivant de Josué, certaines tribus se sont trouvées dans l’impossibilité de venir à bout des occupants cananéens, de sorte qu’elles n’ont pu que les épargner et les laisser se maintenir dans des enclaves. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A l’époque des Choftim, en revanche, c’est de leur plein gré que les enfants d’Israël n’ont pas achevé la conquête de leurs devanciers, préférant se faire verser des tributs par leurs voisins et vassaux cananéens.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ce contraste apparaît le plus clairement si l’on compare certains versets des livres de Josué et de Choftim. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Alors que, dans le premier, les tribus n’ont « pas pu » terminer leur conquête, elles se sont contentées, dans le second, de laisser subsister les peuplades cananéennes là où elles se trouvaient. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Voici quelques exemples de ce contraste :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Josué 15, 63 : « Et les Yevoussis qui habitaient Jérusalem, les enfants de Juda ne “purent” pas les déposséder, et les Yevoussis ont habité avec les enfants de Juda à Jérusalem jusqu’à ce jour. »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Rachi, il est vrai, indique (ad loc.) que c’est le serment prêté par Abraham à Avimélèkh (Berèchith 21, 23) qui a empêché Juda de les expulser de leur territoire, la conquête de Jérusalem n’ayant eu lieu que sous le règne de David.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Josué 17, 12 : « Les enfants de Manassé ne “purent” pas déposséder [les habitants de] ces villes-là, et le Cananéen voulut habiter dans ce pays. »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Choftim 1, 21 : « Les enfants de Benjamin “ne dépossédèrent” pas le Yevoussi, habitant de Jérusalem ; et les Yevoussis ont habité avec les enfants de Benjamin à Jérusalem jusqu’à ce jour. »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Choftim 1, 27 : « Et Manassé “ne déposséda” pas Beith-Che‘an et les villages de son ressort… »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Choftim 1, 28 : « Devenu plus puissant, Israël rendit le Cananéen tributaire ; mais il “ne le déposséda” pas entièrement. »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Une autre différence significative entre le séfèr Choftim et le livre de Josué apparaît dans la comparaison entre la prise de Jéricho (Josué chap. 6) et celle de Louz (1, 23 à 26). </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La conquête de celle-ci n’est pas sans ressembler à la prise de celle-là : aide apportée par Ra‘hav pour Jéricho, trahison d’un homme pour Louz.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Mais il n’est question de foi ni chez les conquérants – les descendants de Joseph – ni chez l’homme qui révèle l’entrée de la ville. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ra‘hav avait été épargnée par le mérite de sa foi, qu’elle avait exprimée haut et fort à ses protégés (Josué 2, 11) : « Hachem, votre Dieu, est Dieu en haut dans le ciel, comme ici-bas, sur la terre », et qu’elle adopta ensuite par une conversion en bonne et due forme. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Tout différent est le cas du traître de Louz qui, au lieu d’habiter avec le peuple hébreu, est allé reconstruire sa ville ailleurs.</span></p>
<h2 align="justify"><span style="color: #000000;">Le rejet répétitif de Hachem</span></h2>
<p><span style="color: #000000;">Tout le séfèr Choftim laisse apparaître que les enfants d’Israël ont servi Hachem aussi longtemps que vivait un chofèt. Dès sa mort, ils retrouvaient leurs pratiques impies (Ralbag ad 2, 18). </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ce livre est caractérisé par un processus répétitif, explicité dans le deuxième chapitre (versets 11 à 19) :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">« Les enfants d’Israël firent [après la mort de Josué] ce qui est mauvais aux yeux de Hachem, et servirent les Ba‘als. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ils abandonnèrent Hachem, le Dieu de leurs pères, qui les avait fait sortir du pays d’Egypte, ils marchèrent après d’autres dieux, parmi les dieux des peuples qui étaient autour d’eux, et se prosternèrent devant eux ; et ils provoquèrent la colère de Hachem.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Ils abandonnèrent Hachem, et servirent Ba‘al et Achtaroth [divinités mâle et femelles, symboles de fertilité]. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La colère de Hachem s’embrasa contre Israël ; Il les livra dans la main de pillards qui les ravagèrent ; Il les vendit en la main de leurs ennemis d’alentour ; et ils ne purent plus se maintenir devant leurs ennemis. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Partout où ils sortaient, la main de Hachem était contre eux en mal, comme Hachem avait dit, et comme Hachem le leur avait juré ; et ils furent dans une grande détresse.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Hachem suscita des Choftim ; ils les délivrèrent de la main de ceux qui les pillaient. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Mais, même leurs juges, ils ne les écoutèrent pas ; car ils se prostituèrent après d’autres dieux et se prosternèrent devant eux ; ils se détournèrent vite du chemin où leurs pères avaient marché en écoutant les commandements de Hachem : ils ne firent pas ainsi. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et quand Hachem leur suscitait des Choftim, Hachem était avec le chofèt, et les délivrait de la main de leurs ennemis pendant tous les jours du chofèt ; car Hachem avait pitié, à cause de leur gémissement devant ceux qui les opprimaient et qui les accablaient. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Lorsque le chofèt mourait, ils se corrompaient de nouveau, plus que leurs pères, marchant après d’autres dieux pour les servir et pour se prosterner devant eux : ils n’abandonnaient rien de leurs actions et de leur voie obstinée. »</span></p>
<p><span style="color: #000000;">On a parfois appelé ce processus, également décrit dans Tehilim (chapitre 78), « le pragmatisme à quatre termes » (Professeur Maurice-Ruben HAYOUN) ou « la théorie du va-et-vient » : </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">a) Les enfants d’Israël s’écartent de la voie tracée par Hachem,</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">b) Ils tombent sous la coupe d’un envahisseur,</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">c) Ils se repentent de leurs mauvaises actions passées,</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">d) Hachem leur suscite un sauveur qui met fin à leurs tourments.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">On retrouvera ce processus :</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">– Avant ‘Othniel (3, 5 et suivants).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">– Avant Ehoud (3, 12).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">– Avant Devora (4, 1).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">– Avant Gédéon (6, 1).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">– Avant Avimélèkh (8, 33).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">– Avant Jephté (10, 6).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">– Avant Samson (13, 1).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">– Les enfants d’Israël font ce qui est mauvais : 2, 11 ; 3, 7 ; 3, 12 ; 4, 1 ; 6, 1 ; 10, 6 ; 13, 1.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">– Ils servent les Ba‘als : 2, 11 ; 3, 7 ; 8, 33 ; 10, 6.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">– Ils crient vers Hachem : 3, 9 ; 3, 15 ; 4, 3 ; 6, 6 ; 10, 10.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">– Hachem envoie un sauveur : 3, 9 ; 3, 15.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">– Les enfants d’Israël retournent à l’idolâtrie : 2, 12 ; 2, 19 ; 10, 6.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pour comprendre cette tentation idolâtre à laquelle ils ont succombé périodiquement, il faut se reporter au début de l’époque du deuxième Temple.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Les hommes de la Grande Assemblée (anechei kenesseth ha-guedola) ont alors obtenu de Hachem, grâce à leurs prières, l’abolition du penchant à l’idolâtrie. </span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">La Guemara (Yoma 69b) décrit cette abolition en s’appuyant sur des versets de Zacharie, et notamment 5, 8.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Il nous est impossible de nous faire une idée de la puissance de cette tentation à l’époque biblique, et en particulier dans la période couverte par le séfèr Choftim.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Cette difficulté était déjà ressentie à l’époque du Talmud, lorsque Rav Achi, impressionné par les connaissances en Tora du roi impie Manassé qui lui était apparu dans un songe, lui demanda : « Toi qui es si instruit, pourquoi as-tu servi les idoles ? »</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Et le roi de lui répondre : « Si tu y avais été, tu aurais relevé les pans de ton vêtement pour mieux courir après moi [et adorer, toi aussi, ces divinités] » (Sanhédrin 102b).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Comme le suggère Tsevi Binyamin Wolff dans son commentaire du séfèr Choftim, les tribus d’Israël, qui durent lutter séparément contre leurs oppresseurs, ont peut-être été obligés de les amadouer en honorant leurs dieux, et en cette époque où la Présence divine était manifeste, cela leur a été compté comme une véritable idolâtrie.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">à suivre&#8230;</span></p>
<p align="justify"><strong><span style="color: #000000;">Jacques Kohn Zal</span></strong></p>
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		<title>Le Livre « des juges »  /  Séfèr Choftim</title>
		<link>https://chiourim.com/le-livre-des-juges-sefer-choftim/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 05:28:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Choftim - Tana'h]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous commen&#231;ons ici une s&#233;rie d&#8217;articles consacr&#233;s au livre du Tanak appel&#233; S&#233;f&#232;r Choftim</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 align="center"><strong>Le livre des « Juges »</strong></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Nous commençons ici une série d’articles consacrés au livre du <em>Tanakh</em> appelé <em>Séfèr Choftim</em> (« Livre des “Juges” »)</span></p>
<p><span style="font-size: medium;"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Ce n’est pas seulement du point de vue de la fixation du canon biblique que le livre des « Juges » (<em>Séfèr Choftim</em>) s’intercale entre ceux de Josué et de Samuel, mais il est le reflet d’un tournant qui s’est opéré entre les époques couvertes par ces deux écrits.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: verdana, geneva;">Alors que les enfants d’Israël ont servi <em>Hachem</em> « tous les jours de Josué » (2, 7 [*Les références indiquées sans mention du titre de l’ouvrage sont du <em>séfèr Choftim</em>]), ils se sont rapidement rendus infidèles après la mort de celui-ci, dans des conditions que détaille notre livre.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: verdana, geneva;">C’est seulement sous Samuel qu’ils sont redevenus loyaux envers la <em>Tora</em> (« … et la main de <em>Hachem</em> fut sur les Philistins pendant tous les jours de Samuel » [I Samuel 7, 13], <em>Ralbag</em> ajoutant [<em>ad loc</em>.] que cette période a été également marquée par la paix entre Israël et les Amorréens).</span></span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">On pourrait résumer le livre des « Juges » en faisant appel à deux versets, rédigés en des termes rigoureusement identiques : « En ces jours-là, il n’y avait pas de roi en Israël ; chacun faisait ce qui était droit (<em>yachar</em>) à ses yeux » (17, 6 et 21, 25).</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Et d’ailleurs un <em>Tanna</em>, Rabbi Chemouel bar Na‘hmani, se référant à ce verset, appelle ce livre, non sans une certaine ironie, le <em>Séfèr ha-yachar</em> – littéralement : « le livre du droit » – (<em>‘Avoda zara</em> 25a).</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Cette désignation traduit l’état de semi-anarchie qui a prévalu pendant toute cette période, caractérisée par une autonomie presque totale des tribus les unes par rapport aux autres.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-size: large;"><span style="font-family: verdana, geneva;">« Vous prendrez possession du pays, et vous y habiterez, car Je vous ai donné le pays pour le posséder. […] Et si vous ne dépossédez pas à votre profit les habitants du pays, ceux d’entre eux que vous laisserez de reste seront comme des épines dans vos yeux et comme des piquants dans vos flancs ; ils vous opprimeront dans le pays que vous habiterez » (<em>Bamidbar</em> 33, 53 et 55).</span></span></p>
<p style="text-align: left;" align="center"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Le livre des « Juges » (<em>Choftim</em>) constitue l’illustration de cette promesse faite par la <em>Tora</em> aux enfants d’Israël : Si vous ne prenez pas intégralement possession de la terre de Canaan, les populations que vous aurez épargnées seront « comme des épines dans vos yeux et comme des piquants dans vos flancs ». Elles vous opprimeront dans le pays même que vous aurez conquis.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Nous reviendrons plus loin en détail, en étudiant le premier chapitre du livre, sur les défaillances commises par plusieurs tribus.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">On peut dire que la période décrite par le livre des « Juges » est caractérisée par deux séries d’événements :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">L’absence de pouvoir central chez les enfants d’Israël (« … il n’y avait pas de roi en Israël »), et l’inexistence de toute unité nationale. La seule autorité reconnue est celle de la tribu.</span></li>
<li><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Des guerres incessantes menées contre des ennemis extérieurs, comme Ammon, Moab, Midian, ou intérieurs, comme les Cananéens et les Philistins.</span></li>
</ul>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">On peut relever d’importantes différences de tonalité entre les premiers « grands » <em>choftim</em> (‘Othniel, Ehoud, Chamgar, Devora) et les derniers (Gédéon, Jephté, Samson) :</span></p>
<ul>
<li><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">L’enthousiasme et l’engagement religieux sont très forts chez les premiers, plus discrets chez les derniers.</span></li>
<li><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">L’élection des premiers est voilée, tandis qu’elle est réalisée par le biais d’une intervention divine explicite chez les derniers, surtout chez Gédéon et Samson.</span></li>
<li><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">La fin des derniers <em>choftim</em> est marquée par un effondrement ou une faillite, ce qui n’est jamais le cas chez les premiers.</span></li>
<li><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Les succès de Gédéon et de Samson sont obtenus par des moyens surnaturels. Les combats et les guerres menés par les autres <em>choftim</em> paraissent dus à leur seule habileté, même si la main de <em>Hachem</em> apparaît toujours en arrière-plan.</span></li>
</ul>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">La tradition talmudique (<em>Baba Bathra</em> 14b) nous apprend que c’est le prophète Samuel qui a rédigé le <em>séfèr Choftim</em>. Cet enseignement s’appuie sur deux considérations :</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">En premier lieu, les deux versets : « Ils dressèrent pour eux l’image taillée de Mikha, qu’il avait faite, pendant tout le temps que la maison de Dieu fut à Chilo » (18, 31) et : « Les enfants d’Israël interrogèrent <em>Hachem</em>, et l’arche de l’alliance de Dieu était là, en ces jours » (20, 27) attestent que sa rédaction a été postérieure au retrait de l’Arche de Chilo. Or, c’est pendant la prêtrise de ‘Eli que les Philistins s’en emparèrent (I Samuel, chapitre 4).</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">En second lieu, on trouve à plusieurs reprises dans le <em>séfèr Choftim</em> l’indication selon laquelle « il n’y avait pas, en ces jours-là, de roi en Israël ; chacun faisait ce qui était bon à ses yeux » (17, 6 ; 18,1 ; 21, 25).</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Or, cette mention ne peut se comprendre que sous la plume du prophète Samuel, qui a joué un rôle essentiel dans l’institution de la royauté en Israël (I Samuel, chapitre 8).</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Plusieurs versets bibliques confirment d’ailleurs à l’évidence que ce livre a été écrit avant le règne de David :</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">II Samuel 11, 21 : « Qui frappa Avimélèkh, fils de Yeroubécheth ? N’est-ce pas une femme qui jeta sur lui, de dessus la muraille, une meule tournante, et il en mourut à Tévèts ?… », ce verset se référant nécessairement à : « Avimélèkh s’en alla à Tévèts, et campa contre Tévèts et la prit […] une femme jeta sur la tête d’Avimélèkh une meule tournante, et lui brisa le crâne » (9, 50 et 53).</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Psaumes 68, 9 : « La terre trembla ; les cieux aussi distillèrent des eaux devant Dieu, Sinaï suinta devant <em>Hachem</em>, Dieu d’Israël. » Cette formulation est très proche de :</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">« <em>Hachem</em> ! quand Tu sortis de Sè‘ir, quand Tu T’avanças des champs d’Edom, la terre trembla, et les cieux distillèrent, et les nuées distillèrent des eaux. Les montagnes se fondirent devant <em>Hachem</em>, Sinaï suinta devant <em>Hachem</em>, le Dieu d’Israël » (5, 4 et 5).</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Et le prophète Samuel lui-même rappellera : « Ils oublièrent <em>Hachem</em>, leur Dieu, et Il les vendit en la main de Sissera, chef de l’armée de ‘Hatsor, et en la main des Philistins, et en la main du roi de Moab, qui leur firent la guerre » (I Samuel 12, 9).</span></p>
<p align="left"><span style="color: #996600; font-family: verdana, geneva; font-size: x-large;">Chronologie</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Dans quelle époque de l’histoire la période des « Juges » se situe-t-elle ?</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Selon le <em>Sédèr ‘Olam</em>, la sortie d’Egypte a eu lieu en 2448, soit en 1313 ans avant l’ère commune.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Ajoutons les quarante ans de la traversée du désert et les vingt-huit ans pendant lesquels Josué a dirigé les enfants d’Israël (<em>Rachi</em> 11, 26 ; <em>Sédèr ‘Olam</em>, chap. 12). On peut donc dire que la période des « Juges » a commencé en 2448 + 40 + 28 = 2516 (1244 avant l’ère commune).</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Il résulte d’autre part du discours adressé par Jephté au roi de ‘Ammon (« Pendant qu’Israël a habité ‘Hechbon et les villages de son ressort, et ‘Aro‘èr et les villages de son ressort, et toutes les villes qui sont le long de l’Arnon, pendant trois cents ans, pourquoi ne les avez-vous pas délivrées en ce temps-là ? » – 11, 26) que trois cents ans se sont écoulés depuis la fin de la traversée du désert, époque de la victoire des enfants d’Israël sur Si‘hon, roi des Amorréens et souverain de ‘Hechbon (<em>Bamidbar</em> chapitre 21).</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Il en résulte que la judicature de Jephté a commencé en 2788 (972 avant l’ère commune).</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Ajoutons les 40 ans de servitude aux Philistins (13, 1) et les 40 ans de Samson (15, 20 et 16, 31, selon <em>Bamidbar Rabba</em> 14, 9), soit 2868, de sorte que la période des « Juges » se serait terminée en 892 avant l’ère commune.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">On peut donc dire que la période des « Juges » s’est étendue de 2516 à 2868 (1244 à 892 avant l’ère commune), soit pendant 352 ans.</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">à suivre&#8230;</span></p>
<p align="justify"><span style="font-family: verdana, geneva; font-size: large;">Jacques KOHN</span></p>
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		<item>
		<title>Le livre des « Juges » partie 28 (Sefer Choftim)</title>
		<link>https://chiourim.com/le-livre-des-juges-partie-28-sefer-choftim/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Sep 2019 08:55:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Choftim - Tana'h]]></category>
		<category><![CDATA[Les juges]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’analyse de la partie du livre des « Juges » consacrée à Jephté  portera aujourd’hui l’épisode de Jephté et de sa fille partie numéro 2.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 align="center"><span style="color: #000000;">Le livre des « Juges » partie n°28</span></h1>
<h1 style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Jephté et sa fille (partie 2)</span></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Selon le </span><i><span style="font-weight: 400;">Sédèr ‘Olam</span></i><span style="font-weight: 400;">, les Hébreux sont sortis d’Egypte en 2448. Cette date correspond, selon la chronologie dite « courte » adoptée par les rabbins – différente de celle dite « longue » en honneur chez les théologiens chrétiens – à 1313 ans avant l’ère commune. La conquête des territoires de Transjordanie, accordés aux tribus de Ruben, Gad et à la moitié de celle de Manassé, a eu lieu la même année que le commencement de la conquête d’</span><i><span style="font-weight: 400;">Erets Yisrael</span></i><span style="font-weight: 400;">, donc quarante ans plus tard (2488).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Toujours selon le </span><i><span style="font-weight: 400;">Sédèr ‘Olam</span></i><span style="font-weight: 400;">, c’est dans la deuxième année de son accession au pouvoir que Jephté rappelle au roi des Ammonites que la conquête par Israël des territoires transjordaniens a été réalisée trois cents ans auparavant (</span><i><span style="font-weight: 400;">Choftim</span></i><span style="font-weight: 400;"> 11, 26). Autrement dit, l’avènement de ce </span><i><span style="font-weight: 400;">Chofèt</span></i><span style="font-weight: 400;"> a eu lieu en 2448 + 300 &#8211; 2 = 2746.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Nous savons par ailleurs que Jephté a gouverné Israël pendant six ans (</span><i><span style="font-weight: 400;">Choftim</span></i><span style="font-weight: 400;"> 12, 7), donc de l’an 2744 à 2750, soit de 1015 à 1009 avant l’ère commune (12, 7).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Or, il est couramment admis qu’Homère, dont l’Iliade constitue l’une des œuvres maîtresses, serait né, s’il a effectivement existé, entre le dixième et le sixième siècles avant l’ère commune.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Rappelons ici deux données :</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">– Le bassin méditerranéen a toujours constitué, depuis la plus haute Antiquité, le point d’intersection de multiples courants commerciaux. Ce fait est attesté, entre autres, par la </span><i><span style="font-weight: 400;">Tora</span></i><span style="font-weight: 400;"> : « Zabulon demeurera sur le littoral des mers. Et lui sera sur le littoral des bateaux, et son extrémité sera à Tsidon » (</span><i><span style="font-weight: 400;">Berèchith</span></i><span style="font-weight: 400;"> 49, 13). Commentaire de </span><i><span style="font-weight: 400;">Rachi</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">ad loc</span></i><span style="font-weight: 400;">.) : « Son territoire sera au bord des mers. […] Il sera constamment à bord des navires, là où il y a un port, là où les bateaux déchargent leurs marchandises. Zabulon s’occupera de négoce, et il assurera la subsistance de Issakhar, lequel s’affairera à l’étude de la </span><i><span style="font-weight: 400;">Tora</span></i><span style="font-weight: 400;">. »</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">– Les Grecs étaient habiles à s’approprier les histoires des autres peuples et à en faire des fables.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">On peut donc imaginer une certaine parenté entre ce qu’il est advenu à la fille de Jephté et le mythe d’Iphigénie.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Rappelons en quoi a consisté ce mythe :</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Iphigénie, dans la mythologie grecque, est la fille aînée d’Agamemnon et de Clytemnestre. Avant la guerre de Troie, alors que les Grecs s’apprêtent à quitter Aulis pour Troie, des vents contraires obligent leur flotte à rester au port. Le devin Calchas révèle qu’Artémis, déesse de la chasse, avait puni de la sorte les Grecs pour avoir abattu des bêtes sauvages, et que le seul moyen d’apaiser sa colère était de sacrifier Iphigénie. Agamemnon, désireux de conquérir Troie, accepte de sacrifier sa fille. Celle-ci est amenée à l’autel d’Artémis et sacrifiée : les vents deviennent favorables et les bateaux grecs font voile vers Troie.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il est tout à fait possible qu’Homère ait eu connaissance par des voyageurs de ce qui était arrivé à Jephté et à sa fille, et qu’il en ait transformé le récit en un mythe qu’il aurait ensuite introduit dans l’Iliade. On peut d’ailleurs penser que le nom « Iphigénie » a pu être une déformation de « Yephtigenia », mot dans lequel apparaît le verbe grec </span><i><span style="font-weight: 400;">gennao</span></i><span style="font-weight: 400;"> (« engendrer »), ce nom signifiant étymologiquement « descendante de Jephté ».</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">A noter par ailleurs que si Homère a fait monter Iphigénie sur le bûcher, les auteurs qui ont repris le thème au cours de siècles suivants lui ont attribué un destin moins tragique. C’est ainsi que, dans son </span><i><span style="font-weight: 400;">Iphigénie en Aulide</span></i><span style="font-weight: 400;">, Euripide (485-406) en fait une prêtresse. On retrouve là les mêmes différences que celles que l’on a observées chez nos commentateurs traditionnels…</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">(à suivre&#8230;)</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Jacques KOHN Zal</strong></span></p>
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		<item>
		<title>Le livre des « Juges » partie 27 (Sefer Choftim)</title>
		<link>https://chiourim.com/le-livre-des-juges-partie-26-sefer-choftim-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Sep 2019 08:46:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Choftim - Tana'h]]></category>
		<category><![CDATA[Les juges]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.chiourim.com/?p=44386</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’analyse de la partie du livre des « Juges » consacrée à Jephté  portera aujourd’hui l’épisode de Jephté et de sa fille</p>
<p>L’article <a href="https://chiourim.com/le-livre-des-juges-partie-26-sefer-choftim-2/">Le livre des « Juges » partie 27 (Sefer Choftim)</a> est apparu en premier sur <a href="https://chiourim.com">Chiourim</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 align="center"><span style="color: #000000;">Le livre des « Juges » partie n°27</span></h1>
<h1 style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Jephté et sa fille (partie 1)</span></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Envisagé superficiellement, l’épisode de Jephté et de sa fille paraît ressembler à la </span><i><span style="font-weight: 400;">‘aqédath Yits‘haq</span></i><span style="font-weight: 400;"> (« sacrifice d’Isaac »). Dans les deux cas, il s’agit des préparatifs – et peut-être ici de la réalisation effective – d’un sacrifice humain. La comparaison, cependant, s’arrête là. Quand </span><i><span style="font-weight: 400;">Hachem</span></i><span style="font-weight: 400;"> demande à Abraham de Lui offrir son fils, c’est Lui qui lui impose une épreuve. Abraham la surmontera, démontrant ainsi son dévouement absolu à Ses prescriptions.</span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Jephté, en revanche, ne s’écoute que lui-même. </span><i><span style="font-weight: 400;">Hachem</span></i><span style="font-weight: 400;"> ne lui a rien demandé en échange de sa victoire, et c’est de la façon la plus spontanée que celui qui sera le vainqueur des Ammonites promet, en contrepartie de son succès, de Lui offrir en holocauste « ce qui sortira des portes de sa maison à sa rencontre ».</span></span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">On connaît la suite : De retour à Mitspa après son triomphe sur les Ammonites, il est accueilli non pas par quelque animal mais… par sa fille qui le reçoit avec des tambours et des danses (11, 34).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Pour Jephté, il ne fait pas le moindre doute qu’il doit tenir sa promesse et sacrifier son enfant.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Lorsqu’elle apprit le vœu fait par son père et l’intention de celui-ci de le réaliser, elle lui opposa, indique figurativement le </span><i><span style="font-weight: 400;">Midrach Tan‘houma, Be‘houqothaï</span></i><span style="font-weight: 400;"> (parag. 5), les arguments suivants :</span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">« Jacob a promis à </span><i><span style="font-weight: 400;">Hachem</span></i><span style="font-weight: 400;"> de prélever la dîme de tout ce qu’Il lui donnerait (</span><i><span style="font-weight: 400;">Berèchith</span></i><span style="font-weight: 400;"> 28, 22). Lui a-t-il sacrifié l’un de ses douze fils ?</span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">‘Hanna a promis à </span><i><span style="font-weight: 400;">Hachem</span></i><span style="font-weight: 400;">, s’Il lui donnait un fils, de le Lui donner “tous les jours de sa vie” (I Samuel 1, 11). L’a-t-elle offert en sacrifice ? »</span></span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Alors, voyant qu’il ne l’écoutait pas, elle lui demanda un délai de grâce de deux mois pendant lequel elle « descendrait sur les montagnes et pleurerait sa virginité avec ses compagnes » (11, 37).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Que signifie cette expression, pour le moins insolite et contraire à l’ordre naturel de « descendre sur les montagnes » ? On « monte » sur une montagne ; on n’y « descend » pas !</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Selon le même </span><i><span style="font-weight: 400;">Midrach Tan‘houma</span></i><span style="font-weight: 400;">, cité par </span><i><span style="font-weight: 400;">Rachi</span></i><span style="font-weight: 400;">, les « montagnes » désignent ici les membres du </span><i><span style="font-weight: 400;">Sanhédrin</span></i><span style="font-weight: 400;"> : La fille de Jephté annonce qu’elle se rendra devant eux afin qu’ils découvrent un moyen de libérer son père de son engagement hâtif.</span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Quant à « pleurer sa virginité », cela consiste, précise le </span><i><span style="font-weight: 400;">Metsoudath David</span></i><span style="font-weight: 400;">, à se lamenter de devoir être réduite à un célibat perpétuel.</span></span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Jephté lui accorde le délai qu’elle a sollicité, mais ensuite, précise le texte (11, 39), « il accomplit à son égard le vœu qu’il avait formulé ».</span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Nos rabbins s’interrogent sur les raisons pour lesquelles il n’a pas cherché à se faire relever de son engagement. Cela lui aurait été d’autant plus facile que son contenu et les circonstances dans lesquelles il avait été émis auraient permis aisément son annulation.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">En réalité, expliquent-ils, Jephté aurait pu se faire relever de son vœu par Pin‘has, le </span><i><span style="font-weight: 400;">kohen gadol</span></i><span style="font-weight: 400;">, mais il s’était dit : « Je suis le chef des enfants d’Israël ! Ce n’est pas à moi d’aller chez Pin‘has ! » Quant à celui-ci, il a fait le raisonnement inverse : « Ce n’est pas à moi, </span><i><span style="font-weight: 400;">kohen gadol</span></i><span style="font-weight: 400;"> fils de </span><i><span style="font-weight: 400;">kohen gadol</span></i><span style="font-weight: 400;">, de me rendre chez ce rustre ! » Ayant été la cause des malheurs de la jeune fille, ils ont été punis l’un et l’autre : Pin‘has a perdu l’inspiration divine (</span><i><span style="font-weight: 400;">roua‘h ha-qodèch</span></i><span style="font-weight: 400;">). Quant à Jephté (voir plus loin), son corps a été dépecé et enterré dans plusieurs endroits (</span><i><span style="font-weight: 400;">Midrach Qohéleth Rabba</span></i><span style="font-weight: 400;"> 10, 15).</span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">En quoi a consisté l’exécution de son vœu ? Si la </span><i><span style="font-weight: 400;">Guemara</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">Ta‘anith </span></i><span style="font-weight: 400;">4a), le </span><i><span style="font-weight: 400;">Midrach Tan‘houma</span></i><span style="font-weight: 400;"> et </span><i><span style="font-weight: 400;">Ramban</span></i><span style="font-weight: 400;"> inclinent pour une mise à mort effective de la jeune fille, les commentateurs classiques considèrent pour la plupart que son père lui a imposé un célibat ou une réclusion perpétuelles (voir Abarbanel, </span><i><span style="font-weight: 400;">Metsoudath David</span></i><span style="font-weight: 400;"> et </span><i><span style="font-weight: 400;">Radaq</span></i><span style="font-weight: 400;">). Quatre fois par ans ses amies venaient lui rendre visite et s’efforçaient de la consoler de son état (11, 40 et commentaires). On notera, à ce sujet, que s’il s’était agi pour ces femmes de commémorer son décès, un seul jour par an aurait suffi, ainsi que stipulé par la </span><i><span style="font-weight: 400;">Halakha</span></i><span style="font-weight: 400;"> pour les anniversaires de deuil.</span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Signalons ici, comme contrastant avec celle de Jephté, l’attitude du roi Saül telle qu’elle sera décrite plus loin dans I Samuel 14, 24 et suivants : Son fils Jonathan, aidé de son écuyer, infligea un jour une défaite cuisante aux Philistins. Or, Saül avait prononcé une malédiction contre quiconque absorberait la moindre nourriture jusqu’au soir, et jusqu’à l’instant de la victoire. Mais Jonathan, qui n’avait pas entendu les paroles de son père, consomma un peu de miel, « et ses yeux furent éclaircis ». En d’autres termes, il retrouva les forces qu’il avait perdues dans l’ardeur des combats (</span><i><span style="font-weight: 400;">Radaq</span></i><span style="font-weight: 400;"> et </span><i><span style="font-weight: 400;">Metsoudath David</span></i><span style="font-weight: 400;">). Et bien qu’il méritât la mort à cause de la malédiction paternelle, il fut épargné (I Samuel 14, 45).</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">(à suivre&#8230;)</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Jacques KOHN Zal</strong></span></p>
<p>L’article <a href="https://chiourim.com/le-livre-des-juges-partie-26-sefer-choftim-2/">Le livre des « Juges » partie 27 (Sefer Choftim)</a> est apparu en premier sur <a href="https://chiourim.com">Chiourim</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Le livre des « Juges » partie 26 (Sefer Choftim)</title>
		<link>https://chiourim.com/le-livre-des-juges-partie-26-sefer-choftim/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Sep 2019 12:17:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Choftim - Tana'h]]></category>
		<category><![CDATA[Les juges]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’analyse de la partie du livre des « Juges » consacrée à Jephté  portera aujourd’hui  sur ses origines et ses prouesses diplomatique.</p>
<p>L’article <a href="https://chiourim.com/le-livre-des-juges-partie-26-sefer-choftim/">Le livre des « Juges » partie 26 (Sefer Choftim)</a> est apparu en premier sur <a href="https://chiourim.com">Chiourim</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 align="center"><span style="color: #000000;">Le livre des « Juges » partie n°26</span></h1>
<h1 style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;">Jephté </span></h1>
<h2 style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;">Ses origines et ses prouesses diplomatiques</span></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">L’histoire de Jephté occupe les quarante versets du onzième chapitre du </span><i><span style="font-weight: 400;">séfèr Choftim</span></i><span style="font-weight: 400;">, ainsi que les sept premiers versets du chapitre suivant. Issu de la tribu de Manassé, il se dressa contre les Ammonites. Ceux-ci, dix-huit ans durant, avaient opprimé les enfants d’Israël établis en Transjordanie (10, 8).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En effet, après la mort de Yaïr, qui avait gouverné les Hébreux pendant vingt-deux ans (10, 3), ceux-ci avaient complètement abandonné le service de </span><i><span style="font-weight: 400;">Hachem</span></i><span style="font-weight: 400;"> et s’étaient voués à l’idolâtrie. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le récit du </span><i><span style="font-weight: 400;">séfèr Choftim</span></i><span style="font-weight: 400;"> à propos de Jephté s’articule autour de deux récits : celui de ses négociations avec les Ammonites, suivies d’une campagne militaire pendant laquelle il les a écrasés, et celui de son vœu concernant sa fille et des conséquences dramatiques de cet engagement.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le </span><i><span style="font-weight: 400;">séfèr Choftim</span></i><span style="font-weight: 400;"> (11, 1) le présente comme le « fils d’une prostituée » (</span><i><span style="font-weight: 400;">ben icha zona</span></i><span style="font-weight: 400;">). Comment comprendre cette désignation ?</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le </span><i><span style="font-weight: 400;">Metsoudath David</span></i><span style="font-weight: 400;"> prend l’expression au pied de la lettre. Il était fils d’une prostituée, mais sa filiation paternelle ne faisait aucun doute : Il était effectivement le fils de Guil‘ad.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour </span><i><span style="font-weight: 400;">Radaq</span></i><span style="font-weight: 400;">, au contraire, Jephté était le fils d’une concubine de son père, ainsi appelée </span><i><span style="font-weight: 400;">zona</span></i><span style="font-weight: 400;"> parce que non liée à son mari par une </span><i><span style="font-weight: 400;">ketouva</span></i><span style="font-weight: 400;"> (« contrat de mariage ») et des </span><i><span style="font-weight: 400;">qiddouchin</span></i><span style="font-weight: 400;">. Mais elle restait tenue à un devoir de fidélité. Quant à son fils, il devait être considéré comme celui de son père à tous points de vue, et notamment en ce qui concerne ses droits successoraux.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour certains commentateurs, le mot </span><i><span style="font-weight: 400;">zona</span></i><span style="font-weight: 400;"> désigne une aubergiste, et l’on retrouve ici la même ambiguïté que pour la femme qui a hébergé les deux explorateurs envoyés par Josué – Ra‘hav (Josué 2, 1) – que </span><i><span style="font-weight: 400;">Rachi</span></i><span style="font-weight: 400;"> présentait déjà comme une aubergiste. Il en est de même pour la </span><i><span style="font-weight: 400;">icha zona</span></i><span style="font-weight: 400;"> chez laquelle Samson se rendra à Gaza (16, 1), l’assimilation étant peut-être due au fait qu’une aubergiste « se donne » à ses clients, tout comme une prostituée.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Autre explication de </span><i><span style="font-weight: 400;">Radaq</span></i><span style="font-weight: 400;"> : La mère de Jephté est appelée </span><i><span style="font-weight: 400;">zona</span></i><span style="font-weight: 400;">, étant une épouse issue d’une autre tribu.</span></p>
<h2 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><b>Négociations avec les Ammonites</b></span></h2>
<p><span style="font-weight: 400;">Déjà à l’époque de Ehoud, Israël avait eu à combattre les Ammonites (3, 13). Beaucoup plus tard, après la mort de Yaïr, une coalition des Ammonites et des Amalécites engagea les hostilités contre les Hébreux. « Ils opprimèrent et écrasèrent les enfants d’Israël cette année-là (</span><i><span style="font-weight: 400;">Rachi</span></i><span style="font-weight: 400;"> : l’année même de la mort de Yaïr) ; pendant dix-huit ans, ils écrasèrent tous les enfants d’Israël qui étaient au-delà du Jourdain, dans le pays des Amorréens, qui est en Guil‘ad » (10, 8). Après avoir bataillé en Transjordanie, ils passèrent le Jourdain et engagèrent le combat contre Juda, Benjamin et Ephraïm (10, 9).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Jephté, qui avait été chassé par ses frères, s’était établi, avec une bande de gens « de rien », dans le pays de Tov, probablement dans la région du Yarmouk, hors d’</span><i><span style="font-weight: 400;">Erets Yisrael</span></i><span style="font-weight: 400;"> (A. MALAMAT, </span><i><span style="font-weight: 400;">The Period of the Judges</span></i><span style="font-weight: 400;">, </span><i><span style="font-weight: 400;">The World History of the Jewish People</span></i><span style="font-weight: 400;">, Tel-Aviv 1971), ou bien, comme le suggère le </span><i><span style="font-weight: 400;">Targoum</span></i><span style="font-weight: 400;">, dans un « bon pays ». C’est là que les notables de Guil‘ad, les plus exposés aux attaques ennemies, vinrent le trouver et le supplièrent de se mettre à leur tête afin de les mener à la victoire.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Jephté commença par adresser d’amers reproches à ceux qui étaient venus le solliciter : « Vous qui m’avez haï et qui m’avez chassé de la maison de mon père, pourquoi venez-vous à moi, maintenant que vous êtes dans la détresse ? » En d’autres termes, comme l’explique le </span><i><span style="font-weight: 400;">Metsoudath David</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">ad</span></i><span style="font-weight: 400;"> 11, 7), « si vraiment vous vous repentez de l’injustice que vous m’avez infligée, pourquoi avez-vous tant tardé à me le faire savoir, comme si vos regrets n’étaient que de circonstance, vu la situation désespérée où vous vous trouvez ? »</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Jephté restait méfiant : Les notables de Guil‘ad n’allaient-ils pas, après la victoire, le chasser une nouvelle fois ?</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Aussi poursuivit-il : « Si vous êtes vraiment déterminés à faire de moi un chef de guerre, serai-je votre chef ? »</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Metsoudath David</span></i><span style="font-weight: 400;"> : « Je vous soupçonne de n’être pas sincères et de vouloir vous débarrasser de moi une fois que j’aurai remporté la victoire. Jurez de faire de moi votre chef, et de me conserver comme tel même une fois la paix revenue ! »</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ayant obtenu satisfaction, Jephté accompagna les notables jusqu’à Mitspa (11, 11), localité située, comme l’indique </span><i><span style="font-weight: 400;">Rachi</span></i><span style="font-weight: 400;"> sous </span><i><span style="font-weight: 400;">Berèchith</span></i><span style="font-weight: 400;"> 31, 49, en Guil‘ad, sa province natale. C’est là qu’il va établir sa résidence et diriger les enfants d’Israël six ans durant, de l’an 2786 à 2792, soit de 975 à 969 avant l’ère commune (12, 7).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais plutôt que d’engager immédiatement les hostilités, Jephté préféra la voie de la diplomatie (11, 12 et suivants).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il envoya une délégation auprès du roi des Ammonites, avec mission de lui demander les raisons de son agressivité envers les enfants d’Israël.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Réponse du roi : « C’est parce qu’Israël a pris mon pays, quand il monta d’Egypte, depuis l’Arnon jusqu’au Yaboq et jusqu’au Jourdain ; et maintenant, rends-moi ces [contrées] en paix ! » (11, 13). Autrement dit : « Vous nous avez dépouillés de nos terres, et vous les occupez sans droit ni titre ! Il n’y aura pas de paix entre nous aussi longtemps que vous ne nous les aurez pas rendues ! »</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Jephté ne se laissa pas décourager par cette rebuffade, et il tenta une seconde fois de négocier. Il rappela aux Ammonites des données historiques indiscutables, celles qui ont donné à Israël un droit irréfutable à la possession des territoires convoités par ses adversaires : Israël n’avait rien pris, ni à Moab, ni à Ammon, mais c’est Si‘hon, roi des Amorréens, qu’il avait combattu, et ce sont ses terres qu’il s’était approprié. Les Ammonites n’avaient pas à s’ingérer dans cette querelle, à laquelle ils étaient étrangers.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour conclure son discours, Jephté prononça la phrase suivante, sur laquelle il a été souvent critiqué : « N’est-ce pas ce que ton dieu Kemoch te fait posséder que tu possèdes ? Eh bien ! tout ce que </span><i><span style="font-weight: 400;">Hachem</span></i><span style="font-weight: 400;">, notre Dieu, aura dépossédés devant nous, nous le posséderons ! » (11, 24).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De cette référence à cette divinité païenne, certains commentateurs ont inféré que Jephté reconnaissait la légitimité des autres dieux, et considérait le Sien comme une divinité « locale » ou « nationale »</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">En vérité, il était trop fin diplomate pour engager inutilement une discussion théologique. Il a feint d’abonder dans le sens de son adversaire, mais c’était pour lui expliquer la véritable raison de la possession d’</span><i><span style="font-weight: 400;">Erets Yisrael </span></i><span style="font-weight: 400;">: Cette terre est à nous, non pas parce que nous l’avons conquise, mais parce que </span><i><span style="font-weight: 400;">Hachem</span></i><span style="font-weight: 400;"> nous l’a donnée ! Aussi n’avons-nous pas le droit d’y renoncer.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">(à suivre&#8230;)</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Jacques KOHN Zal</strong></span></p>
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		<item>
		<title>Le livre des « Juges » partie XXIV (Sefer Choftim)</title>
		<link>https://chiourim.com/avimelekh-partie-1-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Aug 2019 08:42:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Choftim - Tana'h]]></category>
		<category><![CDATA[Les juges]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.chiourim.com/avimelekh-partie-1-html/</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’analyse de la partie du livre des « Juges » consacrée à Avimélèkh portera aujourd’hui sur la prise de pouvoir d'Avimélèkh à Chekhèm.</p>
<p>L’article <a href="https://chiourim.com/avimelekh-partie-1-html/">Le livre des « Juges » partie XXIV (Sefer Choftim)</a> est apparu en premier sur <a href="https://chiourim.com">Chiourim</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 align="center"><span style="color: #000000;">Le livre des « Juges » partie XXIV</span></h1>
<p>&nbsp;</p>
<h1 style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><span style="color: #ff0000;">Avimélèkh </span>&#8211; (ou «le buisson d’épines» devenu roi)</span></h1>
<h2 style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;">Première partie: Avimélèkh s’empare du pouvoir à Chekhèm</span></h2>
<p><span style="color: #000000;">Chekhèm (appelée aussi Sichem, ou Naplouse) est une ville très ancienne en Canaan. Elle est mentionnée à maintes reprises dans l’histoire des Patriarches (<em>Berèchith</em> 12,6 33,18 chapitre34 37,12). Et si le livre de Josué ne parle pas de sa conquête, elle va néanmoins se trouver au centre d’événements importants en Israël.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><!--break--></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Chekhèm (appelée aussi Sichem, ou Naplouse) est une ville très ancienne en Canaan. Elle est mentionnée à maintes reprises dans l’histoire des Patriarches (<em>Berèchith</em> 12,6 33,18 chapitre34 37,12). Et si le livre de Josué ne parle pas de sa conquête, elle va néanmoins se trouver au centre d’événements importants en Israël.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A Chekhèm a été édifié un lieu d’idolâtrie appelé «maison de Ba‘al-Berith» (9,4), ou «maison de leur dieu» (9,27), cela pour bien marquer qu’il s’agit d’un culte rendu à une divinité étrangère.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Des habitants de Chekhèm se présentaient comme les descendants de ‘Hamor, père de Chekhèm le ‘Hiwi (9,28 – Cf. <em>Berèchith</em>34,2).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Certains citoyens de Chekhèm et de ses alentours sont appelés dans tout le chapitre: <em>ba‘alei Chekhèm</em> («“notables” de Chekhèm»), à l’instar des habitants de la ville cananéenne de Jéricho, appelés <em>ba‘alei Yeri‘ho</em> («“notables” de Jéricho» – Josué24,11), alors que les habitants des autres localités sont appelés: <em>anechei Soukoth</em>, ou <em>anechei Penouel</em> («“hommes” de Soukoth», ou «“hommes” de Penouel»… – 8,5 et 17).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A la lumière de ce qui précède, on peut inférer que les habitants de Chekhèm étaient d’origine cananéenne. Cette ville n’a pas combattu Josué, mais elle s’est soumise aux enfants d’Israël qui l’ont annexée. Ses habitants étaient des ‘Hiwis, tout comme les Guibonites (Josué9,7). Ils s’en distinguaient cependant par une différence considérable: Alors que les Guibonites ont été réduits à l’état subalterne de «coupeurs de bois» et de «puiseurs d’eau» (Josué9,21) –statut qu’ils ont conservé jusqu’à la fin du premier Temple (<em>Radaq</em> <em>ad loc</em>.)– les habitants de Chekhèm ont continué de vivre dans l’aisance matérielle, ainsi qu’en témoignent les différences sociales au sein de sa population (9,45 et 46). Ils sont aussi demeurés fidèles à leurs divinités, ce qui explique que la première «expérience monarchique» en Israël ait eu lieu dans cette ville.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Gédéon, nous l’avons vu, avait laissé comme héritiers soixante-dix fils légitimes, ainsi que le fils d’une concubine originaire de Chekhèm: Avimélèkh.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A la mort de son père, celui-ci s’adressa à la famille de sa mère et aux notables de cette ville, leur faisant valoir que, du moment qu’il était de leur sang, c’est à lui qu’ils devaient prêter allégeance, et non à ses soixante-dix demi-frères.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Séduits par sa rhétorique, les habitants de Chekhèm l’établirent comme leur roi (9,6). Il conservera le pouvoir pendant trois ans (9,22), non pas en tant que «roi» (<em>mélèkh</em>), mais en tant que «prince» (<em>sar</em>), comme si le prophète Samuel, en écrivant ce chapitre, avait voulu le dépouiller d’un titre usurpé.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">On lui remit, prélevés sur le trésor du temple de Ba‘al-Berith, soixante-dix <em>chéqels</em> qu’il utilisera pour recruter des «gens de rien», autrement dit des tueurs à gages.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">«[Avimélèkh] s’en fut à ‘Ofra dans la maison de son père, et massacra ses frères, les soixante-dix fils de Yerouba‘al, sur une seule pierre…» (9,5).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">(On remarquera que le nombre des victimes a correspondu exactement à celui des <em>chéqels</em>.)</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Seul échappa à ce massacre Jotham, le plus jeune des fils de Gédéon, qui avait réussi à se cacher.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">L’expression «sur une seule pierre», identique à celle qui figure dans Zacharie (3,9), est ainsi commentée par le <em>Midrach</em>:</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">«De même que Caïn a tué Abel avec une “pierre” et qu’il a été tué lui-même avec une “pierre”, de même Avimélèkh a-t-il tué avec une “pierre” et a-t-il été lui-même tué avec une “pierre” (9,53)» (<em>Agadath Berèchith</em> 26).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">(à suivre)</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Jacques KOHN Zal</strong></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le livre des « Juges » partie XXII (Sefer Choftim)</title>
		<link>https://chiourim.com/gedeon-la-fin-de-la-guerre-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Jul 2019 08:56:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Choftim - Tana'h]]></category>
		<category><![CDATA[Les juges]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.chiourim.com/gedeon-la-fin-de-la-guerre-html/</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’analyse de la partie du livre des « Juges » consacrée à Gédéon portera aujourd’hui sur la fin de la guerre: La mort des rois Zéva‘h et Tsalmounna et les représailles contre Soukoth et Penouel.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 align="center"><span style="color: #000000;">Le livre des « Juges » partie XXII</span></h1>
<h1 style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><b>Gédéon &#8211; septième partie</b></span></h1>
<h2 align="center"><a class="undefined" href="index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=542&amp;Itemid=" target="_blank" rel="noopener"><strong><br />
</strong></a><span style="color: #0000ff;"><strong>La fin de la guerre: La mort des rois Zéva‘h et Tsalmounna et les représailles contre Soukoth et Penouel</strong></span></h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Gédéon demanda à Yéthèr, son fils aîné, de tuer lui-même Zéva‘h et Tsalmounna. Mais celui-ci, qui n’était encore qu’un jeune garçon, se déroba par peur d’accomplir ce geste.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><!--break--></span></p>
<p><span style="color: #000000;">Aussi Gédéon s’en chargea-t-il lui-même, et ce à la demande de ses deux ennemis, qui redoutaient de tomber aux mains d’un exécuteur qui n’aurait pas été digne d’eux (8,20 et 21).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pourquoi Gédéon a-t-il voulu charger son fils d’une telle mission?</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">&gt;Lorsqu’il demanda aux deux monarques comment étaient les hommes qu’ils avaient tués à Thabor, c’est-à-dire ses deux frères, ils répondirent: «Ils étaient comme toi, comme eux chacun d’eux comme la figure d’un fils de roi» (8,18). On peut rapprocher cette réponse de l’adage: «Tout Israël est composé de fils de rois» (<em>Michna</em> <em>Chabbath</em>14,4).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Peut-être les ont-ils comparés, observe <em>Ralbag</em> (<em>ad.loc</em>.), aux propres enfants de Gédéon qui se trouvaient auprès de leur père, raison pour laquelle il a voulu charger son fils aîné de l’exécution des rois ennemis. Peut-être aussi Gédéon a-t-il estimé que Zéva‘h et Tsalmounna n’étaient pas dignes de mourir de sa propre main.</span></p>
<p style="text-align: center;" align="justify"><span style="color: #000000;"><u>-o-o-o-o-o-o-</u></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Alors que, lancé à la poursuite des Midianites, Gédéon venait de traverser le Jourdain, à la tête de ses trois cents hommes, fatigués mais toujours ardents au combat, il demanda aux habitants de Soukoth et de Penouel, deux localités situées en Transjordanie sur le territoire de la tribu de Gad (voir Josué 13,27), non loin de la rivière Yabboq, de lui fournir des vivres. Ces deux villes, qui avaient observé pendant le conflit une prudente neutralité et qui, peut-être, craignaient des représailles de la part de Midianites encore invaincus, refusèrent d’accéder à sa demande.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Gédéon annonça à Soukoth que, la victoire obtenue, il broierait la chair de ses habitants avec des épines du désert et avec des ronces (8,7).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><em>Radaq</em> remarque que le nom même de Soukoth, pourtant écrit avec un <em>samekh</em>, la prédestinait à un destin aussi tragique, le mot <em>soukoth</em>, lorsqu’on l’écrit avec un <em>sine</em>, désignant des «dards».</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Quant aux habitants de Penouel, Gédéon leur promit que, la paix revenue, il reviendrait et détruirait leur tour.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Les Midianites mis en déroute, Gédéon s’en retourna vers Soukoth et Penouel. Il frappa les Anciens de Soukoth avec des épines et des ronces. Quant à Penouel, il en massacra les hommes (8,17).</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">Pourquoi s’est-il comporté envers cette ville avec une telle brutalité, alors qu’il avait promis de ne détruire que sa tour? Parce que, explique <em>Radaq</em> (<em>ad loc</em>.), ils s’étaient fiés à elle pour les protéger, et peut-être aussi parce qu’ils avaient opposé de la résistance aux hommes de Gédéon.</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A suivre&#8230;</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Jacques KOHN Zal</strong></span></p>
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		<title>Le livre des « Juges » partie XXI (Sefer Choftim)</title>
		<link>https://chiourim.com/le-livre-des-juges-partie-xxi-sefer-choftim/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jul 2019 08:12:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Choftim - Tana'h]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’analyse de la partie du livre des « Juges » consacrée à Gédéon portera aujourd’hui sur la victoire sur Midian.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h1 align="center"><span style="color: #000000;">Le livre des « Juges » partie XXI</span></h1>
<h1 style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><b>Gédéon &#8211; sixième partie</b></span></h1>
<h2 style="text-align: center;"></h2>
<h2 style="text-align: center;"><b></b><span style="color: #0000ff;"><b>La victoire sur Midian</b></span></h2>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Avant d’examiner dans le détail la bataille décisive menée par Gédéon et ses trois cents hommes contre les Midianites et leurs alliés, il convient de rappeler qu’elle a été précédée par une autre, laquelle s’était soldée par une défaite cuisante des Hébreux.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Ainsi que l’analyse Yehouda Elitsour (</span><i><span style="font-weight: 400;">op. cit</span></i><span style="font-weight: 400;">.), cette bataille perdue, que le texte décrit seulement par allusions et comme entre les lignes (6, 35 ; 8, 18 et 19), s’était déroulée dans les circonstances suivantes :</span></span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Les Midianites se sont installés dans la vallée de Yizre’èl (6, 33). Il semble que Gédéon ait donné l’ordre au début de les attaquer à partir de deux directions. A cette fin, il a mobilisé les membres de sa propre tribu – Manassé – qui habitaient au sud de la vallée de Yizre’èl, et ceux des tribus de Galilée, au nord. Son plan échoua, probablement parce que le moment de l’attaque et les lieux de la bataille n’avaient pas été correctement coordonnés. Les frères de Gédéon, qui commandaient les troupes des tribus du nord, ont lancé leur attaque avant l’heure sur le mont Thabor, et se sont approchés du camp des Midianites. Ceux-ci, qui étaient « nombreux comme des sauterelles » (6, 5), ont compris leur manœuvre et ont encerclé cette montagne. Ils l’ont escaladée de tout leur nombre imposant, ont écrasé les bataillons des tribus du nord et ont tué les frères de Gédéon avant que celui-ci ait eu le temps d’accourir depuis le sud.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Ce désastre a constitué pour Gédéon une très dure épreuve dont il a beaucoup souffert (6, 36 à 40 ; 7, 10), mais elle ne l’a pas découragé.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">L’ennemi auquel il allait livrer bataille comptait cent trente-cinq mille hommes (8, 10), soit 450 fois ses propres effectifs. Ils étaient « aussi nombreux que des sauterelles, et leurs chameaux étaient aussi nombreux que les grains de sable en bord de mer » (7, 12).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Ainsi donc, Gédéon n’aurait plus à affronter des « chars de fer », comme dans les guerres précédentes (voir 1, 19 et 4, 3), armement lourd et peu maniable, notamment par temps humide. Ces chars avaient montré leur inefficacité lors de la bataille du Kichon, quand ils s’étaient enlisés sous la pluie, provoquant ainsi la défaite de Sissera (voir ci-dessus).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Le chameau, au contraire, véritable véhicule « tout-terrain » de l’époque, était une arme redoutable. Il avait démontré sa valeur aux mains de Midian et de ses alliés, dont il facilitait les déplacements lors de leurs razzias sur les récoltes des enfants d’Israël (6, 5). On le retrouvera plus tard, lors de la guerre menée par David contre les Amalécites, quand il permettra la fuite des rescapés de l’armée vaincue (I Samuel 30, 17).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Pour affronter cette multitude, il ne restait à Gédéon que trois cents hommes, ce qui allait transformer la guerre en une expédition miraculeuse par la grâce du Ciel. Le texte témoigne que c’est précisément à ce moment-là que Gédéon a montré sa force et sa ruse. Quant aux Midianites, ils en sont restés déconcertés, et le miracle a imprimé un tournant décisif aux hostilités.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Les allusions contenues dans le texte ont permis à Yehouda Elitsour (</span><i><span style="font-weight: 400;">op. cit</span></i><span style="font-weight: 400;">.) de comprendre comment se sont déroulées les opérations. Après que les Midianites eurent massacré les contingents du nord, ils se sont dirigés vers ceux du sud conduits par Gédéon. Ils savaient que les troupes d’Israël étaient cantonnées sur les pentes du Guilboa’. Ce qu’ils ignoraient en revanche, c’est que Gédéon avait renvoyé dans leurs foyers presque tous ses soldats, pour en garder à peine trois cents.</span></span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Les guetteurs midianites étaient par conséquent persuadés que les troupes d’Israël dévaleraient du Guilboa’ en multitude à leur rencontre. Une dizaine de kilomètres séparaient alors Israël des Midianites qui campaient dans la vallée située entre le mont Thabor et la colline de Moré (7, 1). Les Midianites ont espéré vaincre les troupes du sud dans la vallée comme ils avaient écrasé celles du nord.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Dans la nuit, les trois cents hommes de Gédéon se sont infiltrés du mont Guilboa’ au nord vers la colline de Moré. Les sentinelles de Midian, qui s’attendaient au déferlement d’une armée nombreuse, n’y ont pas prêté attention. L’ennemi n’a pas compris pourquoi l’immense armée d’Israël ne venait pas à lui, ce qui l’a plongé à la fois dans une grande perplexité et dans une profonde terreur, mise en évidence par le rêve de la galette d’orge. Entre temps, le bataillon de Gédéon est descendu de la colline de Moré et il s’est déployé nuitamment en silence, au sud, à l’ouest et au nord du camp midianite, en ménageant à Midian une issue lui permettant de s’enfuir vers l’est (</span><i><span style="font-weight: 400;">Sifri Matoth</span></i><span style="font-weight: 400;"> – </span><i><span style="font-weight: 400;">Bamidbar</span></i><span style="font-weight: 400;"> 31, 1 et suivants).</span></span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Soudain, a fait place au silence de la nuit le fracas de trois cents cruches brisées et de trois cents torches illuminant brusquement les ombres de la nuit. Les Midianites ont cru, terrorisés, que derrière chaque torche s’avançait une troupe nombreuse.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Apparut alors l’arme suprême : le </span><i><span style="font-weight: 400;">chofar</span></i><span style="font-weight: 400;">. Rappelons que le </span><i><span style="font-weight: 400;">chofar</span></i><span style="font-weight: 400;"> et la trompette servaient aux officiers pour transmettre leurs ordres à leurs hommes (</span><i><span style="font-weight: 400;">Bamidbar</span></i><span style="font-weight: 400;"> 8, 9). Lorsque trois cents </span><i><span style="font-weight: 400;">chofaroth</span></i><span style="font-weight: 400;"> ont retenti en même temps (7, 19), les Midianites ont été persuadés qu’ils étaient encerclés de toutes parts par trois cents régiments, et que les soldats d’Israël allaient fondre sur eux de partout.</span></span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Ils se sont alors enfuis vers l’est – hommes et animaux, soldats et populations – cherchant leur voie dans le plus grand désordre à travers la nuit. Les soldats qui cherchaient à se frayer un chemin avec leurs armes se sont entretués (7, 22). Poursuivis par les hommes de Naftali, d’Aser et de Manassé, leur course s’est achevée devant les gués du Jourdain, où les guettaient les soldats d’Ephraïm (7, 23 et 24). Ceux-ci se sont emparés de deux princes de Midian, ‘Orèv et Zeèv, qu’ils ont tués et dont ils ont présenté les têtes à Gédéon.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Le total des pertes essuyées par les armées ennemies s’est élevé à 120 000 hommes (8, 10).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Cependant, mécontente de n’avoir pas été appelée à participer à la bataille dès ses débuts et d’avoir été privée de la gloire qui aurait dû lui revenir, la tribu d’Ephraïm se plaignit auprès de Gédéon de n’avoir pas été mobilisée à partir du commencement des hostilités.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Avec beaucoup de diplomatie, Gédéon calma son mécontentement en faisant valoir que « les grappillages d’Ephraïm étaient bien meilleurs que la vendange d’Avi‘ézèr ». En d’autres termes, les hommes d’Ephraïm ont eu l’immense mérite de mettre la dernière main à la bataille en capturant les généraux ennemis. Leur ressentiment se calma aussitôt (8, 1 à 3).</span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">Notons au passage que Jephté, quelques dizaines d’années plus tard, essuiera les mêmes sortes de reproches de la part d’Ephraïm. Mais, beaucoup moins habile que celle de Gédéon, sa réaction provoquera une véritable guerre civile qui fera quarante-deux mille victimes dans les rangs de la tribu rebelle (12, 1 à 6).</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Restait à Gédéon à consolider sa victoire, d’autant que les débris de l’armée ennemie – soit environ 15 000 hommes – conservaient encore quelques ressources, saccageant, en Transjordanie, les territoires de Ruben, Gad et Manassé (</span><i><span style="font-weight: 400;">Rachi</span></i> <i><span style="font-weight: 400;">ad</span></i><span style="font-weight: 400;"> 8, 4).</span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Toujours à la tête de ses trois cents hommes (8, 4), ce qui signifie qu’aucun n’était tombé au combat, il poursuivit ce qui restait de cette armée jusqu’à Karkor (8, 10), localité située, selon Elitsour (</span><i><span style="font-weight: 400;">op. cit</span></i><span style="font-weight: 400;">.), à environ 230 kilomètres à l’est de la mer Morte.</span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Les Midianites se croyaient en sécurité (</span><i><span style="font-weight: 400;">Metsoudath David ad</span></i><span style="font-weight: 400;"> 8, 11), de sorte que la bataille fut probablement brève, mais sûrement décisive : Les deux rois de Midian, Zéva‘h et Tsalmounna, prirent la fuite, pour être promptement appréhendés par Gédéon.</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A suivre&#8230;</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Jacques KOHN Zal</strong></span></p>
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		<title>Le livre des « Juges » partie XX (Sefer Choftim)</title>
		<link>https://chiourim.com/le-livre-des-juges-partie-xx-sefer-choftim/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jul 2019 08:13:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Choftim - Tana'h]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’analyse de la partie du livre des « Juges » consacrée à Gédéon portera aujourd’hui sur le rêve de la galette d’orge - ce rêve est l’annonce de la victoire éclatante que Gédéon a remportée sur les Midianites. Nous consacrerons à cette victoire le prochain chapitre.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 align="center"><span style="color: #000000;">Le livre des « Juges » partie XX</span></h1>
<h1 style="text-align: center;"><span style="color: #ff0000;"><b>Gédéon &#8211; cinquième partie</b></span></h1>
<h2 style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><b>Le rêve de la galette d’orge</b></span></h2>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: center;"><span style="color: #0000ff;"><b>Ce rêve est l’annonce de la victoire éclatante que Gédéon a remportée sur les Midianites. Nous consacrerons à cette victoire le prochain chapitre</b></span></h2>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">A la veille d’engager le combat, Gédéon alla inspecter le camp des Midianites et de leurs alliés, installé dans la vallée. C’est alors qu’il surprit une conversation entre deux soldats ennemis : « J’ai fait un rêve, disait l’un, et voici qu’une galette de pain d’orge roulait dans le camp de Midian. Elle arriva jusqu’à la tente et la heurta, la faisant tomber. » Et son camarade de lui répondre : « Cette galette n’est rien d’autre que l’épée de Gédéon, fils de Yoach, dans les mains duquel </span><i><span style="font-weight: 400;">Hachem</span></i><span style="font-weight: 400;"> a livré notre camp » (7, 13 et 14).</span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">« Lorsque Gédéon, poursuit le texte, entendit le récit du songe et son interprétation, il se prosterna. Il retourna au camp d’Israël, et dit : “Levez-vous, car </span><i><span style="font-weight: 400;">Hachem</span></i><span style="font-weight: 400;"> vous a livré le camp de Midian !” » (7, 15).</span></span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">On sait que l’orge, s’il fait partie des sept espèces végétales qui caractérisent </span><i><span style="font-weight: 400;">Erets Yisrael</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">Devarim</span></i><span style="font-weight: 400;"> 8, 8), en est également la plus grossière, au point qu’il est considéré comme une « nourriture pour les animaux » (I Rois 5, 8 ; voir aussi </span><i><span style="font-weight: 400;">Sota</span></i><span style="font-weight: 400;"> 9a).</span></span></p>
<p><span style="font-weight: 400; color: #000000;">On peut donc imaginer que cette céréale symbolisait, aux yeux des Midianites, les Hébreux victimes de leurs exactions et réduits à ne pouvoir manger que cet aliment.</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><span style="font-weight: 400;">Le </span><i><span style="font-weight: 400;">Midrach</span></i><span style="font-weight: 400;"> nous propose une autre interprétation : On sait que l’oblation du </span><i><span style="font-weight: 400;">‘omèr </span></i><span style="font-weight: 400;">est confectionnée avec de l’orge (</span><i><span style="font-weight: 400;">Rachi</span></i><span style="font-weight: 400;"> </span><i><span style="font-weight: 400;">ad Wayiqra</span></i><span style="font-weight: 400;"> 23, 10). Or, Rabbi Avahou a enseigné au nom de Rabbi Simone, lequel le tenait de Rabbi Yehochoua’ ben Lévi : C’est le mérite du </span><i><span style="font-weight: 400;">‘omèr </span></i><span style="font-weight: 400;">offert [par les enfants d’Israël] à l’époque de Gédéon [qui leur a valu le salut], comme il est écrit : « Gédéon arriva, et voici qu’un homme racontait un songe à son camarade […] et voici une galette (</span><i><span style="font-weight: 400;">tselil</span></i><span style="font-weight: 400;">) d’orge… » (7, 13). Que signifie le mot </span><i><span style="font-weight: 400;">tselil</span></i><span style="font-weight: 400;"> ? Les rabbins ont enseigné que cette génération était </span><i><span style="font-weight: 400;">tsaloul</span></i><span style="font-weight: 400;"> (« nette »), car elle était « nettoyée » [vidée] de Justes. C’est par le mérite de ce </span><i><span style="font-weight: 400;">tselil</span></i><span style="font-weight: 400;"> d’orge qu’ils ont été sauvés, à savoir par la </span><i><span style="font-weight: 400;">mitswa</span></i><span style="font-weight: 400;"> du </span><i><span style="font-weight: 400;">‘omèr</span></i><span style="font-weight: 400;"> (</span><i><span style="font-weight: 400;">Wayiqra Rabba</span></i><span style="font-weight: 400;"> 28).</span></span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;">A suivre&#8230;</span></p>
<p align="justify"><span style="color: #000000;"><strong>Jacques KOHN Zal</strong></span></p>
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