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	<title>Archives des Non classé - Chiourim</title>
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	<title>Archives des Non classé - Chiourim</title>
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	<item>
		<title>Où acheter du Hametz après Pessah?</title>
		<link>https://chiourim.com/ou-acheter-du-hametz-apres-pessah-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Apr 2024 08:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>MAJ IMPORTANTE : Liste des magasins où l'on peut acheter du hamets après Pessah A L'EXCLUSION DE TOUS LES AUTRES PENDANT ENVIRON 30 JOURS:</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>MAJ IMPORTANTE : Liste des magasins où l&rsquo;on peut acheter du hamets après Pessah A L&rsquo;EXCLUSION DE TOUS LES AUTRES PENDANT ENVIRON 30 JOURS:<br />
AUCHAN &#8211; AUCHAN Hyper &#8211; AUCHAN City &#8211; LECLERC &#8211; ED -DIA- METRO &#8211; CARREFOUR (pas Carrefour Market ni Express)  &#8211; INTERMARCHE &#8211; ALDI &#8211; LIDL &#8211; CORA &#8211; MATCH &#8211; SIMPLY &#8211; LE MUTANT- PROMOCASH &#8211; TRANSGOURMET</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pourquoi deux Adar?</title>
		<link>https://chiourim.com/pourquoi-deux-adar-10321-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Mar 2024 16:18:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[5 Pourim]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Adar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.chiourim.com/pourquoi-deux-adar-10321-html/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour quelle raison et selon quel rythme ce mois suppl&#233;mentaire &#8211; appel&#233; we-adar, ou deuxi&#232;me adar &#8211; est-il intercal&#233; ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><strong>Pour quelle raison et selon quel rythme ce mois supplémentaire – appelé we-adar, ou deuxième adar – est-il intercalé ?</strong></p>
<p><!--break--></p>
<p class="rtejustify">La Tora indique à plusieurs reprises (notamment Chemoth 13, 4) que la fête de Pessa‘h doit être célébrée au printemps.</p>
<p>Or, si notre calendrier était uniquement lunaire, comme l’est par exemple le calendrier musulman, son décalage par rapport au calendrier solaire aurait pour effet de nous faire célébrer cette fête, selon les années, pendant l’une ou l’autre des trois autres saisons.</p>
<p>Depuis la destruction du deuxième Temple, la fixation des mois – et donc des années – n’appartient plus au Sanhédrin, de sorte que les Sages ont dû élaborer un système calendaire applicable en tous lieux de la diaspora en même temps que conforme aux exigences de la Halakha.</p>
<p>Des opinions divergentes se sont opposées au troisième siècle de l’ère commune entre les Maîtres de la Guemara Chemouel et Rav Adda.<br />
Selon le premier, la durée de l’année solaire doit être fixée à 365 jours et 6 heures comme le voulait le « calendrier julien » alors en usage.<br />
Pour le second, cette durée était de 365 jours 5 heures 55 minutes et 25,4386 secondes, durée fondée sur les observations de l’astronome, géographe et mathématicien grec Hipparque, du deuxième siècle avant l’ère commune, observations qui seront reprises au seizième siècle par le « calendrier grégorien ».</p>
<p>Lorsque Hillel II introduisit, en l’an 358 de l’ère commune, le calendrier qui est devenu le nôtre, il adopta le système proposé par Rav Adda.<br />
Encore lui fallait-il ancrer ce calendrier dans un système de calcul qui pût être adopté, automatiquement et universellement, par toutes les communautés juives du monde.</p>
<p>Il utilisa pour cela le cycle dit « de Méton », du nom d’un astronome grec qui avait remarqué au cinquième siècle avant l’ère commune que la durée de 235 mois lunaires est presque égale à celle de 19 années solaires.<br />
C’est ce cycle de 19 ans qui scande aujourd’hui notre calendrier, avec douze années de 12 mois lunaires et sept de 13 mois (les troisième, sixième, huitième, onzième, quatorzième, dix-septième et dix-neuvième).<br />
Si l’on compare la durée des années selon les différents systèmes que nous avons examinés, on aboutit aux résultats suivants :<br />
Année julienne : 365 jours, 6 heures.<br />
Année grégorienne : 365 jours, 5 heures, 49 minutes, 12 secondes<br />
Année hébraïque : 365 jours, 5 heures, 55 minutes, 25/57 secondes</p>
<p>Dans la mesure où il est aujourd’hui scientifiquement acquis que « la durée de l’année solaire est de 365 jours, 5 heures, 48 minutes et 46 secondes, soit environ 6 minutes 2/3 de moins que les 365 jours, 5 heures, 55 minutes et 25/57 secondes de l’année juive », on peut considérer que le Messie, qui sera attentif à ce que Pessa‘h ne finisse pas par tomber en été, devra se hâter de venir !<br />
Et l’on ne peut qu’admirer ces rabbins qui, plus d’un millénaire avant la réforme grégorienne, ont réalisé un système calendaire sur des bases très proches de celles que nous propose la science moderne.</p>
<p>Jacques KOHN zal</p>
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			</item>
		<item>
		<title>De la joie pendant deux mois ?</title>
		<link>https://chiourim.com/de-la-joie-pendant-deux-mois-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Feb 2024 12:40:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Adar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>
	Nous devons, &#224; partir du d&#233;but du mois d&#8217;adar, nous montrer joyeux. Mais cette ann&#233;e-ci, il y a deux mois d&#8217;adar. La mitswa s&#8217;applique-t-elle &#224; partir du d&#233;but d&#8217;adar ou du d&#233;but de ve-adar ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous devons, à partir du début du mois d’adar, nous montrer joyeux. Mais cette année-ci, il y a deux mois d’adar. La mitswa s’applique-t-elle à partir du début d’adar ou du début de ve-adar ?</p>
<p><!--break--></p>
<p>Il faut savoir que cette mitswa d’être joyeux s’applique toute l’année durant, et pas seulement en adar :<br />
« Tu te réjouiras dans tout le bien que Hachem, ton D’eu, t’a donné… » ( Devarim 26, 11).<br />
De même, le roi David insiste sur la joie que nous devons manifester dans le service de Hachem : « Servez Hachem avec joie, venez devant Lui avec des chants de triomphe » (Psaumes 100, 2).<br />
Et tandis que la joie est essentielle dans la pratique des mitswoth , la Tora nous annonce que nous méritons une punition « parce que nous n’avons pas servi Hachem avec joie » ( Devarim 28, 47).<br />
Beaucoup de nos grands Maîtres ont insisté, eux aussi, sur l’importance de la joie :<br />
« C’est une mitswa d’être constamment joyeux » ( Rabbi Na‘hman de Breslav, Liqoutei ‘etzoth , chapitre sur la sim‘ha , 30).<br />
On a dit également de rabbi Yits‘haq Luria, le Ari-zal , que ses dispositions extraordinaires à percer les secrets de la Tora lui sont venues de la joie qu’il a toujours manifestée dans l’observance des mitswoth .<br />
S’agissant du mois d’ adar , le Rama indique ( Choul‘han ‘aroukh Ora‘h ‘hayim 697, 1) que nous devons, selon certaines opinions, dans les années embolismiques, célébrer le 14 du premier mois d’ adar par un repas et de la joie. Il ne partage cependant pas cette opinion, tout en recommandant d’« améliorer l’ordinaire » afin de se conformer aux opinions les plus rigoristes. Et ajoute-t-il, citant le livre des Proverbes (15, 15), « le cœur heureux est un festin continuel ».</p>
<p>Jacques Kohn zal</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Devinette de la semaine :  Parachath Noah&#8217;</title>
		<link>https://chiourim.com/devinette-de-la-semaine-parachath-noah-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Oct 2023 09:47:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Devinette]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques KOHN]]></category>
		<category><![CDATA[Noah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Question :Où est-il fait allusion, dans la parachath Berèchith, à un autre commencement que celui de l’univers ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><u>Question :</u></strong>Qui est le premier de trois, le deuxième de quatre, et le quatrième de sept ?</p>
<p><strong><span style="color: #0000ff;">Une petite idée ? Alors n&rsquo;hésitez pas  à nous laissez vos suggestions dans les commentaires !!</span></strong><br />
Réponse la semaine prochaine !!</p>
<p>En attendant, voici la réponse à l&rsquo;énigme de la semaine dernière :<br />
<span style="color: #0000cd;"><strong><u>Question :</u></strong>Où est-il fait allusion, dans la <em>parachath Berèchith</em>, à un autre commencement que celui de l’univers ?</span></p>
<p class="rtecenter"><strong><span style="color: #ff0000;">Découvrez la bonne réponse en cliquant plus bas !!</span></strong>
</p>
<p><!--break--><br />
<strong><u>Réponse :</u></strong>Le mot <span dir="RTL">בראשית </span>a pour anagramme <span dir="RTL">א&rsquo; בתשרי</span>, date du commencement de l’année.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jacques KOHN zal&rsquo;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Roch Hodech : Hechvan</title>
		<link>https://chiourim.com/roch-hodech-hechvan-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Oct 2023 07:35:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Hechvan]]></category>
		<category><![CDATA[Roch Hodech]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.chiourim.com/roch-hodech-hechvan-html/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le mois de 'hechwan est le deuxième mois de l'année comptée à partir de Roch hachana , et le huitième si on le numérote, comme le fait la Tora , à partir de nissan .</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le mois de <em>&lsquo;hechwan </em> est le deuxième mois de l&rsquo;année comptée à partir de <em>Roch hachana </em>, et le huitième si on le numérote, comme le fait la <em>Tora </em>, à partir de <em>nissan </em>.</strong></p>
<p><strong>Il fait partie, avec celui de <em>kislev </em>, des mois qui comptent 29 ou 30 jours selon qu&rsquo;ils sont complets ( <em>malé </em>) ou déficients ( <em>&lsquo;hassèr </em>).</strong></p>
<p><strong>Le signe du zodiaque qui lui correspond est celui du Scorpion, signe que le <em>Midrach </em> ( <em>Yalqout Chim?oni </em>) associe à la soif d&rsquo;eau ressentie par la terre en automne après la sécheresse des mois d&rsquo;été.</strong></p>
<p><!--break--></p>
<p>Le <em>Midrach Tan&rsquo;houma </em> explique comme suit cette corrélation :</p>
<p>Celui qui ne se repent pas déchoit jusqu&rsquo;au plus bas de la condition humaine, à l&rsquo;instar du scorpion qui rampe sur le sol ou qui croupit dans les ronces, tandis que celui dont le repentir a été sincère est comme une flèche lancée par un archer, c&rsquo;est-à-dire comme le Sagittaire, signe qui correspond au mois de <em>kislèv </em>.</p>
<p>Après le mois de <em>tichri </em>, pendant lequel nous ont été offertes les plus grandes possibilités de repentir, vient celui de <em>&lsquo;hechwan </em> qui peut nous faire rétrograder plus bas qu&rsquo;avant le jugement. C&rsquo;est pourquoi la tâche qui a été dévolue à ce mois consiste à déterminer ce qu&rsquo;a été l&rsquo;expérience personnelle de chacun et de déterminer comment l&rsquo;améliorer, après quoi viendra <em>kislèv </em> qui témoignera de notre épanouissement.</p>
<p>Un autre regard sur le mois de <em>&lsquo;hechwan </em> consiste à relier son nom à son anagramme partiel <em>na&rsquo;hach </em>, qui est celui du serpent tentateur ( <em>Berèchith </em> 3, 1), dont la morsure peut être mortelle. Peut-être est-ce pour cette raison qu&rsquo;on l&rsquo;appelle parfois <em>mar&rsquo;hechwan </em>, le préfixe <em>mar </em> étant significatif d&rsquo;une amertume.</p>
<p>Le mois de <em>&lsquo;hechwan </em> est le seul des mois de l&rsquo;année auquel ne sont associées ni fêtes ni <em>mitswoth </em> spéciales, raison pour laquelle il sera un jour, selon certains, réservé à une fête en l&rsquo;honneur du Messie.</p>
<p>On ne trouve qu&rsquo;une seule fois, dans tout le <em>Tanakh </em>, un équivalent hébraïque au nom de <em>&lsquo;hechwan  </em>: « Et la onzième année, au mois de <em>boul </em>, qui est le huitième mois, la maison [de <em>Hachem </em>] fut achevée dans toutes ses parties et selon toute l&rsquo;ordonnance à son égard. [Salomon] l&rsquo;avait bâtie en sept ans » (I Rois 6, 38).</p>
<p>Ce nom de <em>boul </em> est associé par certains auteurs (Voir notamment <em>Radaq ad loc </em>.) au mot «  <em>maboul </em> » (déluge »), comme pour indiquer que ce mois est celui où tombent les premières pluies torrentielles de l&rsquo;automne.</p>
<p>Et d&rsquo;ailleurs, nous apprend le <em>Yalqout chim&rsquo;oni </em> ( <em>Berèchith </em> 7, 54), c&rsquo;est le 17 <em>&lsquo;hechwan </em> qu&rsquo;a commencé le déluge. Voilà pourquoi, comme nous l&rsquo;apprend la <em>Michna </em> ( <em>Ta?anith </em> 1, 4), c&rsquo;est à cette date que l&rsquo;on commençait, à l&rsquo;époque talmudique, en cas de sécheresse, de jeûner pour que tombe la pluie.</p>
<p>C&rsquo;est aussi en <em>&lsquo;hechwan </em>, le 7 de ce mois, que l&rsquo;on commence en <em>Erets Yisraël </em> de réciter la prière <em>we-tèn tal ou-matar </em>. Cette date avait été fixée, à l&rsquo;origine, pour donner aux pèlerins venus à Jérusalem pour la fête de <em>Soukoth </em>, le temps de rentrer chez eux sans être incommodés par des pluies inopportunes..</p>
<p align="right">Jacques KOHN zal&rsquo;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>29 Tamouz: Hilloula de Rachi</title>
		<link>https://chiourim.com/29-tamouz-hilloula-de-rachi9427-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jul 2023 10:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Rachi]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.chiourim.com/29-tamouz-hilloula-de-rachi9427-html/</guid>

					<description><![CDATA[<p>
	<strong>Rav Shlomo Yitz&#39;haki nomm&#233; Rachi naquit &#160;dans une famille tr&#232;s pauvre en 1040 dans la ville de Troyes en France.&#160;</strong></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	<strong>Rav Shlomo Yitz&#39;haki nomm&eacute; Rachi naquit &nbsp;dans une famille tr&egrave;s pauvre en 1040 dans la ville de Troyes en France.&nbsp;</strong></p>
<p><!--break--></p>
<p>
	Une merveilleuse histoire est racont&eacute;e &agrave; propos de la naissance de Rachi : Son p&egrave;re, Rabbi Its&rsquo;hak, trouva une fois un diamant rare. &laquo; D&eacute;sormais, plus de pauvret&eacute; &raquo;, se dit-il, et il s&rsquo;en fut vendre la pierre pr&eacute;cieuse au joaillier local. Le joaillier n&rsquo;avait pas assez d&rsquo;argent pour payer un diamant aussi gros, aussi sugg&eacute;ra-t-il &agrave; l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que de l&rsquo;acheter. Celui-ci &eacute;tait effectivement depuis longtemps &agrave; la recherche d&rsquo;un tel diamant qu&rsquo;il voulait fixer sur sa croix. Il offrit une &eacute;norme somme d&rsquo;argent pour l&rsquo;acqu&eacute;rir. Mais quand Rabbi Its&rsquo;hak entendit &agrave; quelles fins l&rsquo;&eacute;v&ecirc;que voulait la pierre, il refusa de la lui vendre. Il savait, cependant, que s&rsquo;il ne vendait pas la pierre, elle lui serait prise de force, alors il la jeta &agrave; la mer. Une Voix C&eacute;leste retentit alors : &laquo; Pour ce grand sacrifice, tu seras b&eacute;ni d&rsquo;un fils qui &eacute;clipsera toutes les pierres pr&eacute;cieuses dans le monde, et la lumi&egrave;re de sa Torah brillera pour toujours. &raquo; L&rsquo;ann&eacute;e suivante, un fils lui naquit, et il l&rsquo;appela Shlomo en disant, puisse D.ieu lui accorder la sagesse, comme il le fit pour le roi Shlomo.</p>
<p>	Rachi re&ccedil;oit les meilleurs enseignements rabbiniques lors d&rsquo;un s&eacute;jour de plusieurs ann&eacute;es en Rh&eacute;nanie, &agrave; Worms et &agrave; Mayence, qui fut d&eacute;terminant dans sa carri&egrave;re spirituelle. De retour &agrave; Troyes, il cr&eacute;e une maison d&#39;&eacute;tudes juives de grande renomm&eacute;e. De son vivant, son enseignement sera connu dans tout le monde ashk&eacute;naze.</p>
<p>	Rachi commen&ccedil;a &agrave; &eacute;crire son c&eacute;l&egrave;bre commentaire du Tanakh et du Talmud &agrave; un &acirc;ge pr&eacute;coce. Sans explications, la Torah &eacute;tait difficile &agrave; comprendre correctement et le Talmud plus encore. Rachi d&eacute;cida d&rsquo;&eacute;crire un commentaire dans un langage simple qui permettrait &agrave; chacun d&rsquo;&eacute;tudier et de comprendre la Torah.<br />
	Le nom de Rachi devint connu &agrave; travers le monde. Dans chaque y&eacute;chiva, dans chaque &eacute;cole de Torah, le commentaire de Rachi fut utilis&eacute; par jeunes et vieux, et il ouvrit litt&eacute;ralement les yeux de tous les &eacute;rudits en Torah.&nbsp;</p>
<p>	Rachi n&rsquo;eut pas de fils, mais il eut plusieurs filles.&nbsp;Ses gendres et ses petits-fils furent eux-m&ecirc;mes de c&eacute;l&egrave;bres Talmidei &#39;Hakhamim et commentateurs de la Torah et du Talmud. L&rsquo;un de ses petits-fils fut Rab&eacute;nou Tam, un autre, le Rachbam (Rabbi Samuel ben Me&iuml;r). Les petits-fils et les disciples de Rachi furent les auteurs des &laquo; Tossefoth &raquo; que connaissent tous les &eacute;tudiants du Talmud.</p>
<p>	Le 29&egrave;me jour de Tammouz en 1105, Rachi quitta ce monde. Mais il continue &agrave; vivre dans ses &oelig;uvres qui sont &eacute;tudi&eacute;es par tous les &eacute;tudiants des Talmud Torah et des y&eacute;chivot. Il est impensable pour chaque juif de pouvoir &eacute;tudier sans les commentaires de Rachi.<br />
	&nbsp;</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Parachath Mass‘ei – La mère du kohen gadol</title>
		<link>https://chiourim.com/parachath-mass-ei-la-mere-du-kohen-gadol-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Jul 2023 08:56:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques KOHN]]></category>
		<category><![CDATA[Massei]]></category>
		<category><![CDATA[Parachath]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.chiourim.com/parachath-mass-ei-la-mere-du-kohen-gadol-html/</guid>

					<description><![CDATA[<p class="rtejustify">
	<strong>Lorsque l&#8217;auteur d&#8217;un homicide involontaire avait &#233;t&#233; condamn&#233; au bannissement dans une ville de refuge, il devait y rester jusqu&#8217;&#224; la mort du kohen gadol, et ce n&#8217;est qu&#8217;&#224; sa mort qu&#8217;il avait le droit de retourner chez lui (Bamidbar 35, 28).</strong></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">
	<strong>Lorsque l&rsquo;auteur d&rsquo;un homicide involontaire avait &eacute;t&eacute; condamn&eacute; au bannissement dans une ville de refuge, il devait y rester jusqu&rsquo;&agrave; la mort du kohen gadol, et ce n&rsquo;est qu&rsquo;&agrave; sa mort qu&rsquo;il avait le droit de retourner chez lui (Bamidbar 35, 28).</strong></p>
<p><!--break--></p>
<p class="rtejustify">
	<br />
	Nous apprenons dans une michna (Makoth 2, 6) que les m&egrave;res des kohanim guedolim procuraient aux bannis de la nourriture et des v&ecirc;tements afin qu&rsquo;ils ne prient pas pour que meure leur fils.</p>
<p>	Pourquoi cette fonction &eacute;tait-elle d&eacute;volue aux m&egrave;res, et non au kohen gadol lui-m&ecirc;me ?</p>
<p>	La vie dans une ville de refuge &eacute;tait tr&egrave;s confortable. Le meurtrier y jouissait d&rsquo;une totale s&eacute;curit&eacute; et d&rsquo;une subsistance assur&eacute;e. Si le kohen gadol lui-m&ecirc;me avait &eacute;t&eacute; le fournisseur de la nourriture et des v&ecirc;tements, il aurait encourag&eacute; des indigents &agrave; fuir vers une ville de refuge en pr&eacute;tendant avoir commis un homicide involontaire, assur&eacute;s qu&rsquo;ils pourraient y rester jusqu&rsquo;&agrave; la mort du kohen gadol avec tous les avantages procur&eacute;s par cet h&eacute;bergement.</p>
<p>	Par cons&eacute;quent, ce n&#39;&eacute;tait pas au kohen gadol de fournir cette nourriture et ces v&ecirc;tements, mais &agrave; sa m&egrave;re. Celle-ci pouvait en effet mourir peu de temps apr&egrave;s l&rsquo;arriv&eacute;e du banni, et le kohen gadol risquait de lui survivre pendant de nombreuses ann&eacute;es, laissant ainsi la personne exil&eacute;e sans revenus garantis aussi longtemps que lui-m&ecirc;me serait vivant. Par cons&eacute;quent, il ne serait pas b&eacute;n&eacute;fique pour le banni d&rsquo;avouer un homicide imaginaire, car il pourrait alors vivre de nombreuses ann&eacute;es dans une ville de refuge sans ressources financi&egrave;res.</p>
<p>	&#8211; :- :- :- :- :- :- :-</p>
<p>	Haftarath parachath Mass&lsquo;ei &ndash; Maison de Jacob, maison d&rsquo;Isra&euml;l</p>
<p>	La haftara de la parachath Mass&lsquo;ei commence par les mots : &laquo; Ecoutez la parole de Hachem, maison de Jacob, et toutes les familles de la maison d&#39;Isra&euml;l ! &raquo; (J&eacute;r&eacute;mie 2, 4).</p>
<p>	Et il est &eacute;crit dans la Tora : &laquo; Et Mo&iuml;se monta vers Dieu, et Hachem l&rsquo;appela depuis la montagne en disant : Tu diras ainsi &agrave; la maison de Jacob, et tu raconteras aux fils d&rsquo;Isra&euml;l &raquo; (Chemoth 19, 3).</p>
<p>	La &laquo; maison de Jacob &raquo; dont parle la Tora, expliquent les commentateurs traditionnels, ce sont les femmes, tandis que les &laquo; fils d&rsquo;Isra&euml;l &raquo; ce sont les hommes.</p>
<p>	Il en est autrement dans le verset de J&eacute;r&eacute;mie.</p>
<p>	Selon Malbim, la &laquo; maison de Jacob &raquo; d&eacute;signe le commun des mortels, tandis que &laquo; les familles de la maison d&#39;Isra&euml;l &raquo; caract&eacute;risent les grands personnages.</p>
<p>	Ce commentateur s&rsquo;appuie sur un verset d&rsquo;Isa&iuml;e (9, 7) : &laquo; Dieu a envoy&eacute; une parole &agrave; Jacob, et elle est tomb&eacute;e sur Isra&euml;l &raquo;. La &laquo; parole &raquo; dont parle ce verset est un oracle, comme ceux auxquels croyaient les peuples de l&rsquo;Antiquit&eacute;. Mais &laquo; elle est tomb&eacute;e sur Isra&euml;l &raquo;, impr&eacute;gnant &eacute;galement de fa&ccedil;on dangereuse les esprits des &eacute;lites.<br />
	Jacques Kohn</p>
<p>	&nbsp;</p>
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		<title>Parachia Mass‘ei – A propos des villes  de refuge</title>
		<link>https://chiourim.com/parachiyoth-matoth-et-mass-ei-a-propos-des-villes-de-refuge-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Jul 2023 02:34:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Massei]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><strong>La Tora revient dans la parachath Mass&#8216;ei (Devarim 35, 9) sur une institution qu&#8217;elle n&#8217;avait fait qu&#8217;effleurer dans Chemoth 21, 13 : les villes de refuge, destin&#233;es &#224; procurer un abri aux auteurs d&#8217;homicides involontaires.</p>
<p>Ce sujet est abondamment d&#233;velopp&#233; dans le deuxi&#232;me chapitre, qui lui est exclusivement consacr&#233;, du trait&#233; Makoth.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Tora revient dans la parachath Mass&lsquo;ei (Devarim 35, 9) sur une institution qu&rsquo;elle n&rsquo;avait fait qu&rsquo;effleurer dans Chemoth 21, 13 : les villes de refuge, destin&eacute;es &agrave; procurer un abri aux auteurs d&rsquo;homicides involontaires.</p>
<p>Ce sujet est abondamment d&eacute;velopp&eacute; dans le deuxi&egrave;me chapitre, qui lui est exclusivement consacr&eacute;, du trait&eacute; Makoth.</p>
<p>L&rsquo;une des nombreuses particularit&eacute;s de cette peine de bannissement est l&rsquo;une des mani&egrave;res dont elle prend fin : la mort du kohen gadol (Devarim 35, 28).</p>
<p>Quel rapport entre ce d&eacute;c&egrave;s et l&rsquo;&eacute;largissement du banni ?</strong></p>
<p>Explication de la Guemara (Makoth 11a) : Parce que le kohen gadol aurait d&ucirc; solliciter la mis&eacute;ricorde de Hachem sur sa g&eacute;n&eacute;ration [afin qu&rsquo;il ne se commette pas d&rsquo;homicides] et qu&rsquo;il ne l&rsquo;a pas fait.</p>
<p>Aussi, poursuit la Guemara, les m&egrave;res des kohanim fournissaient-elles aux bannis de la nourriture et des habits afin qu&rsquo;ils ne prient pas pour que meurent leurs fils.</p>
<p>Mais n&rsquo;est-il pas &eacute;crit, objecte-t-on, que &laquo; la mal&eacute;diction sans cause n&rsquo;arrivera point &raquo; (Proverbes 26, 2) ?</p>
<p>En r&eacute;alit&eacute;, il entre dans les attributions du kohen gadol de prier pour que ne survienne pas un tel malheur en Isra&euml;l, de sorte que l&rsquo;homicide qui a conduit le banni dans une ville de refuge constitue la cons&eacute;quence d&rsquo;une faute qu&rsquo;il r&eacute;pare par sa mort. C&rsquo;est pourquoi la pri&egrave;re que formule le banni pour que meure le kohen gadol n&rsquo;est pas &laquo; une mal&eacute;diction sans cause &raquo;, et elle justifie l&rsquo;inqui&eacute;tude des m&egrave;res des kohanim, et par voie de cons&eacute;quence, leurs efforts pour qu&rsquo;elle ne soit pas prononc&eacute;e.</p>
<p>&#8211; :- :- :- :- :- :- :-</p>
<p>Haftarath parachath Mass&lsquo;ei</p>
<p>La haftara de cette semaine pr&eacute;dit deux catastrophes : la destruction du premier et celle du deuxi&egrave;me Temples. Notre tradition nous incite &agrave; nous repr&eacute;senter ces trag&eacute;dies comme faisant partie de notre vie pr&eacute;sente, de la m&ecirc;me fa&ccedil;on que nous vivons &laquo; en direct &raquo; chaque ann&eacute;e &agrave; Pessa&lsquo;h notre lib&eacute;ration de l&#39;Egypte.</p>
<p>Dans cette r&eacute;primande, le proph&egrave;te J&eacute;r&eacute;mie s&rsquo;en prend non seulement au peuple, les &laquo; familles de la maison d&#39;Isra&euml;l &raquo;, mais aussi, et peut-&ecirc;tre surtout, aux &eacute;lites de la soci&eacute;t&eacute;, aux &laquo; kohanim qui n&rsquo;ont pas dit : O&ugrave; est Hachem ? &Agrave; ceux qui s&rsquo;occupent de la Tora qui ne L&rsquo;ont pas connu, aux pasteurs qui se sont rebell&eacute;s contre Lui, et aux proph&egrave;tes qui ont proph&eacute;tis&eacute; par Ba&lsquo;al&hellip; &raquo; (J&eacute;r&eacute;mie 2, 8).</p>
<p>On dirait aujourd&rsquo;hui : &laquo; les penseurs, les philosophes et les politiques. &raquo;</p>
<p>Quels &eacute;taient exactement leurs p&eacute;ch&eacute;s ? Pour le Targoum Yonathan, le p&eacute;ch&eacute; des dirigeants du peuple &eacute;tait double : Ils manquaient de sinc&eacute;rit&eacute; et d&rsquo;int&eacute;grit&eacute; religieuses et, par voie de cons&eacute;quence, ils n&#39;ont pas transmis ces qualit&eacute;s au peuple.</p>
<p>Selon rabbi Yossef Qara (1065 &ndash; 1135), un disciple de Rachi, leur p&eacute;ch&eacute; essentiel &eacute;tait celui d&rsquo;ingratitude : &laquo; Ils n&rsquo;ont pas demand&eacute; : O&ugrave; est Hachem qui nous a fait monter du pays d&rsquo;Egypte ? &raquo; (2, 6), et ils n&rsquo;ont pas reconnu qu&rsquo;Il les avait amen&eacute;s &laquo; dans un pays fertile, pour en manger les fruits et les richesses &raquo; (2, 7). Selon ce commentateur, c&rsquo;est l&#39;ingratitude d&#39;une g&eacute;n&eacute;ration qui causera la disparition de la suivante.</p>
<p>Jacques KOHN Zal</p>
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		<title>« Le plus dur ce n’était pas les coups ni le froid, c’était la faim « </title>
		<link>https://chiourim.com/le-plus-dur-ce-n-etait-pas-les-coups-ni-le-froid-c-etait-la-faim-10677-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Apr 2023 05:40:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire et patrimoine]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[yom hashoa]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’occasion de Yom Hashoah, LPH avait recueilli le témoignage exclusif de Madame Rahel Zini, rescapée d’Auschwitz.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><strong>A l’occasion de Yom Hashoah, LPH avait recueilli le témoignage exclusif de Madame Rahel Zini, rescapée d’Auschwitz. </strong></p>
<p class="rtejustify"><strong>Rahel Zini a pris sa revanche sur le nazisme: mariée au Rav Meir Zini, elle est la mère du non moins célèbre Rav Eliahou Zini de Haïfa, ou encore la grand-mère du Colonel David Zini, officier réputé de Tsahal. Mère de six enfants, elle compte désormais une descendance de plus de 120 petits-enfants et arrière-petits-enfants!</strong></p>
<p class="rtejustify"><strong>A 94 ans, elle fait partie des derniers témoins directs de l’horreur qu’a été la Shoah. Elle nous livre son histoire, la monstruosité dont elle et des millions de nos frères et sœurs ont été victimes pendant cette période noire de l’histoire.</strong></p>
<p><!--break--></p>
<blockquote>
<p class="rtejustify">Le P’tit Hebdo: Où avez-vous grandi?</p>
<p>Rahel Zini: Je suis née en Tchécoslovaquie devenue malheureusement hongroise. Mon père était avocat, ma mère était d’une famille aisée. Nous étions des Juifs assimilés. Nous vivions dans un château, dans un village de 350 personnes, entourés d’amis chrétiens. Nous avions même le téléphone, la radio et une voiture!</p>
<p>J’avais 22 ans quand la guerre a éclaté.</p>
<p>Lph: Comment se sont alors comportées vos relations chrétiennes?</p>
<p>R.Z.: Je garde en mémoire un souvenir qui va répondre à votre question. Nous vivions donc dans un château mais il a fallu que nous partions pour le ghetto, comme tous les Juifs. J’avais une très bonne amie qui, la veille de notre entrée dans le ghetto, m’a proposé de garder mes robes. Je lui ai répondu que ce n’était pas la peine: si je revenais vivante, je voulais avoir de quoi m’habiller. Elle est revenue le soir même en insistant. Je les lui ai donc confiées. Une autre amie chrétienne m’a raconté qu’elle l’avait rencontrée avec une de mes robes et lui a demandée pourquoi elle portait mes vêtements. Si elle avait répondu »elle est morte », j’aurais compris, mais elle a répondu »il y a longtemps qu’elle est crevée »….</p>
<p>Lph: Vous avez ensuite été déportée?</p>
<p>R.Z.: J’ai été déportée avec ma mère et ma sœur enceinte de six mois. Mon père avait été réquisitionné déjà avec les autres hommes valides du ghetto.</p>
<p>Quand nous avons été déportées nous étions 85 personnes dans un wagon où il y a avait la place pour trois chevaux. Il n’y avait que des vieillards, des handicapés, des enfants, des femmes qui allaitaient, des femmes enceintes.</p>
<p>Une petite fille de 8 ou 9 ans qui était dans le wagon a demandé: »c’est maintenant que le gaz arrive? ». Sur les 85 personnes présentes, personne n’a répondu, c’était terrible… En effet, nous savions, nous avions entendu à la radio ce qui se passait pour les Juifs déportés.</p>
<p>On a continué jusqu’à Auschwitz. Une fois arrivés, nous avons ouvert le wagon et nous avons malheureusement sortis plusieurs cadavres…On entendait des cris, des coups.</p>
<p>Un vieil ami de notre famille avait dans sa main une paire de chaussures montantes pour hommes, très bonnes: il me les a tendues et m’a dit »là où je vais, je n’en aurais pas besoin ». Il me les a données. C’était très dur.</p>
<p>Lph: Que s’est-il passé sur place?</p>
<p>R.Z.: On nous a demandé de nous déshabiller complètement et de bien ranger nos vêtements et nos chaussures pour les retrouver.</p>
<p>Nous sommes alors arrivées sur une place au milieu de laquelle était assis un homme très gros avec des gants jusqu’aux coudes: c’était Josef Mengele. Nous passions notre première sélection. Les micros hurlaient: »Celle qui va à droite aura un litre de lait et un pain entier par jour! ». Je vois que celles qui vont là-bas sont les jeunes mères et les handicapés. Je dis à ma mère que nous devons aller à gauche. Elle était réticente mais finalement, nous partons à gauche. Nous avons alors bénéficié d’un premier miracle: si nous étions parties à droite nous ne serions probablement plus là.</p>
<p>Je passe, comme toutes, nue, devant Mengele, pour la sélection. Nous sommes conduits dans une grande salle avec des pommeaux de douche au plafond. On était à peu près 800 femmes nues dedans. Les nazis se sont mis aux fenêtres et ont crié: »Le gaz arrive! ». Les femmes se sont précipitées vers la porte: plusieurs sont mortes piétinées. Heureusement c’était de l’eau tiède qui est sortie des douches. Nous ne nous sommes pas lavées, nous avons bu cette eau: on ne nous avait rien donné à boire depuis 48 heures! On nous a ensuite rasé la tête.</p>
<p>En sortant on nous a donné un morceau de savon sur lequel était inscrit RIF. Apres plusieurs heures de réflexion, nous avons compris qu’il s’agissait des initiales allemandes de »pure graisse juive ». Nous avons donc enterré ces savons: ils étaient les corps de nos coreligionnaires…</p>
<p>Nous sommes entrées ensuite dans la bicoque qu’ils nous ont donnée après nous avoir tatoué le numéro sur le bras. Ils nous injectaient du chrome avec des seringues complétement rouillées pour que nous ne puissions pas avoir d’enfant. Dans la nourriture, que l’on recevait dans des boites de conserve rouillées, ils mettaient aussi des produits dont de la levure pour que nos ventres gonflent.</p>
<p>Lph: Vous êtes restées à Auschwitz tout le temps?</p>
<p>R.Z.: Nous avons été amenées dans un camp de travail près de Cracovie. On portait toute la journée des pierres de 20 kg. Un jeune kapo juif d’une vingtaine d’années qui nous surveillait, trouvait que ma mère ne courait pas assez vite. Il lui a donné une gifle qui lui a éclaté une veine. Ma mère a riposté: »tu n’as pas honte! Je pourrais être ta mère! ». Il lui a répondu: »Si tu savais les expériences sexuelles que je dois subir depuis des années par la femme SS avec qui je vis, tu comprendrais que je suis devenu un sauvage pareil ».</p>
<p>Un beau jour, ils nous ramènent à Auschwitz. On était désespérées. On savait que le pire nous attendait. Nous passons une deuxième sélection avec Mengele. On avait sur nous la robe rayée sans sous-vêtements. Cette robe était composée d’un tiers de tissu, d’un tiers d’orties et d’un tiers des cheveux des Juifs. Il fallait passer toute nue, les mains en l’air. J’avais un furoncle sous le bras dû au manque de vitamine. Ma mère avait demandé à une amie anesthésiste de me l’ouvrir. Je n’ai pas levé les bras complétement, ma blessure risquait d’être fatale pour moi. Mengele a crié: »reviens celle qui n’avait pas les deux mains en l’air! ». Comme j’étais dans une foule, je ne suis pas revenue et j’ai pu passer. Encore un miracle…</p>
<p>Puis on nous a emmenées en Allemagne. Nous étions crasseuses avec des robes déchirées. Nous devions être formées pour le travail par trois ingénieurs. J’ai surpris une de leur conversation. L’un disait: »ce sont des cadavres, ce n’est pas de la main-d’œuvre! Il faut les renvoyer à Auschwitz ». Son collègue lui a rétorqué: »tu es prêt à avoir leur mort sur la conscience si on les renvoie? ». Alors ils nous ont gardées. Ce fut un miracle!</p>
<p>Si nous faisions notre tâche, nous recevions le soir une tranche de pain composé de trois quarts de farine et un quart de sciure de bois.</p>
<p>Lph: De quoi avez-vous le plus souffert?</p>
<p>R.Z.: Les coups ne me faisaient rien. La faim était le plus terrible. Une nuit, je ne pouvais pas dormir, tellement j’avais faim. Alors je me suis dit: je ne mange pas ma tranche de pain le matin, je la cache sous le matelas pour la manger le soir avant de dormir. On dormait à trois sur un lit de 80 cm. Je reviens le soir, je ne trouve pas ma tranche de pain. Je m’énerve dans toutes les langues que je connaissais accusant mes camarades de vol! Ma mère devient blanche: c’était elle qui l’avait mangée…</p>
<p>Lph: Comment êtes-vous sorties d’Auschwitz?</p>
<p>R.Z.: Je suis sortie du camp avec ma mère. Dès le départ, nous savions que ma sœur ne survivrait pas… Quand le vent a commencé à tourner pour les nazis, on nous a entassées à 25 dans un wagon ouvert. Il faisait froid. Nous avions pour deux jours un morceau de pain et une bouteille d’eau. Le matin on s’aperçoit que les Anglais ont bombardé le train. La marche de la mort a alors commencé à travers toute la Forêt Noire. Le dernier jour, ils nous ont donné des macaronis crus et pas d’eau comme nourriture…</p>
<p>Puis les soldats américains sont arrivés. Ils nous ont emmenées dans un hôtel luxueux. Les officiers américains juifs nous ont donné tout ce dont on pouvait rêver: des chaussures confisquées aux allemands, de la nourriture! Je me souviens que j’avais envie de gruyère, un officier américain m’a apporté un gruyère entier!</p>
<p>Des Yougoslaves ont arraché les rideaux de l’hôtel pour nous coudre des robes tout de suite.</p>
<p>Lph: Comment avez-vous rencontré votre mari dans ce contexte?</p>
<p>R.Z.: Les Américains nous emmenaient danser tous les soirs. Quand ils sont partis, nous étions un peu désemparées. L’armée française a pris leur place. Les soldats français étaient beaucoup plus affaiblis, eux aussi par la faim et la dureté de la guerre. Le 14 juillet, il était impensable que nous ne sortions pas danser! Nous avons donc invité les Juifs de l’armée française. C’est ainsi que j’ai connu mon mari, aumônier. Nous nous sommes mariés dans notre château d’avant-guerre.</p>
<p>Puis nous sommes partis en Algérie. Pour moi, c’était un monde qui avait 50 ans de retard sur l’Europe. Mon fils ainé Eliahou est nommé d’après mon père.</p>
<p>Je me suis bien adaptée au monde séfarade. Je ne connais que peu d’ashkénazes aujourd’hui! J’ai aimé la chaleur et la convivialité de cette culture.</p>
<p>Lph: Aujourd’hui vous vivez en Israël. Est-ce l’accomplissement de votre vie?</p>
<p>R.Z.: Pendant 40 ans, mon mari a été Rabbin. Nous avons fait notre alya il y a 10 ans. Mon mari aurait voulu venir plus tôt. Je suis heureuse de vivre en Israël. Quand nous sommes arrivés en France d’Algérie, nous vivions dans deux pièces de 45 m2 avec nos six enfants. Aujourd’hui nous devons mesurer la beauté de notre pays et des gens qui l’habitent!</p></blockquote>
<p>Propos recueillis par Avraham Azoulay écrit par Guitel Benishay<span style="color: #999999; font-family: sans-serif;"><span style="font-size: 12px; line-height: 17px; background-color: #ffffff;"> <a href="http://lphinfo.com/2016/05/05/rahel-zini-le-plus-dur-ce-netait-pas-les-coups-ni-le-froid-cetait-la-faim/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">LPH</a></span></span></p>
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		<item>
		<title>Le pays de Canaan</title>
		<link>https://chiourim.com/vayechev-html-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 11:22:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Vayechev]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.chiourim.com/vayechev-html-2/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nous savons depuis longtemps, selon ce que nous avons lu dans le livre de Ber&#233;chith, que Yits&#8216;haq a v&#233;cu en Canaan. Pourquoi alors est-il n&#233;cessaire de nous pr&#233;ciser ici que &#171; le pays des s&#233;jours du p&#232;re [de Ya&#8216;aqov] &#187; &#233;tait &#171; le pays de Canaan &#187; ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><strong>Nous savons depuis longtemps, selon ce que nous avons lu dans le livre de Beréchith, que Yits‘haq a vécu en Canaan. Pourquoi alors est-il nécessaire de nous préciser ici que « le pays des séjours du père [de Ya‘aqov] » était « le pays de Canaan » ?</strong></p>
<p><!--break--></p>
<p class="rtejustify">Aussi longtemps que Ya‘aqov a habité à Paddan Aram, explique le Zéra’ berèkh, il sentait que son frère disposait sur lui d’un double avantage : Il avait la possibilité d’accomplir les mitswoth d’honorer ses parents et de vivre en Erets Yisrael, tandis que lui-même ne l’avait pas.<br />
A son retour en Terre Sainte, en revanche, les rôles se sont trouvés inversés. Nous lisons à la fin de la parachath Wayichla‘h (36, 6-8) que ‘Essaw s’est installé à Séir, s’éloignant ainsi à la fois de son père et d’Erets Yisrael. C’est désormais Ya‘aqov qui pouvait honorer Yits‘haq et habiter en Terre Promise.</p>
<p class="rtejustify">C’est ce que nous dit ici la Tora : Ya‘aqov était animé d’une double intention en s’installant là où il l’a fait. C’était d’abord « le pays des séjours de son père », d’où une meilleure possibilité de l’honorer. Mais c’était aussi « le pays de Canaan », où il pourrait accomplir la mitswa de vivre en Erets Yisrael.</p>
<p><strong><span style="color: #ff6666;"><em>Ya‘aqov demeura dans le pays des séjours de son père, dans le pays de Canaan. (37, 1)</em></span></strong></p>
<p>Ya‘aqov aspirait à demeurer en paix, nous apprend Rachi, mais des tourments l’ont assailli lorsque Yossef a disparu. Toutes les fois que les justes rêvent de vivre dans la quiétude, le Saint béni soit-Il leur rétorque : « Pourquoi les justes ne se contentent-ils pas de ce qui leur est réservé dans le monde à venir, et veulent-ils aussi jouir de la sérénité ici-bas ? »<br />
En quoi était-il inconvenant pour Ya‘aqov de désirer la tranquillité ? s’étonne le Alchikh. Est-il mauvais de jouir des fruits de ses bonnes actions dans ce monde-ci, alors que celles-ci restent inscrites à notre compte dans celui à venir ?<br />
Il n’y a, en fait, aucun mal à cela, explique-t-il. Si Hachem avait voulu accorder à notre ancêtre la tranquillité, celui-ci aurait pu l’accepter de bon cœur. Mais il n’aurait pas dû la rechercher activement.<br />
Rabbi ‘Aqiva Eiger propose une réponse différente : Il est vrai, dit-il, que l’histoire juive abonde en exemples où des hommes de grande stature spirituelle ont mené des vies tranquilles, préservées de toute tragédie, comme Rabbi Yehouda Hanassi (« le Prince »), compilateur de la Michna.<br />
Mais, continue-t-il, il existait une différence fondamentale entre Ya‘aqov et tous les autres. Les êtres vertueux sont toujours préoccupés à l’idée d’avoir peut-être compromis leur part dans le monde futur. Pour cette raison, quoi qu’il advienne, ils ne jouissent jamais d’une véritable quiétude ici-bas.<br />
Ya‘aqov, en revanche, avait reçu un signe du Ciel, comme indiqué par le Midrach dans la parachath Wayigach (Tan‘houma 9, 50) : Aussi longtemps qu’aucun de ses fils ne mourrait de son vivant, sa part dans le monde à venir était assurée. Il pensait par conséquent qu’il pourrait avoir une vraie tranquillité ici-bas. Mais le choc causé par la disparition de Yossef a aussitôt bousculé cette sérénité. Ne sachant plus si tous ses fils étaient vivants, il fut de nouveau obsédé par la pensée qui tourmente les justes : Aurait-il une part dans le monde futur ?</p>
<p><strong><span style="color: #ff9900;"><em>Voici les générations de Ya‘aqov : Yossef, à l’âge de dix-sept ans, était berger du troupeau avec ses frères. (37, 2)</em></span></strong></p>
<p>Le ‘Hafets ‘Hayim souligne le développement extraordinaire des événements qui ont entouré la vente de Yossef. Fils favori de son père Ya‘aqov, il a été arraché à celui-ci et à son pays natal. Il a passé dans une terre lointaine les meilleures années de sa vie, aux mains de gens vulgaires qui n’ont reculé devant aucun effort pour le détruire. Et quel a été le résultat final de toutes ses épreuves et ses souffrances ?<br />
La Providence divine a transformé ces mêmes événements en instruments de son accession fulgurante au pouvoir. Vendu comme esclave à l’un des ministres de Pharaon, il a été élevé directement à la toute-puissance comme vice-roi d’Egypte, chargé de pourvoir aux besoins alimentaires des pays de la région. Cette évolution, comme par un choc en retour, a provoqué l’ultime renversement de la situation, lorsque ses frères, qui avaient cherché à le perdre, se sont prosternés devant lui en une totale soumission.</p>
<p class="rtejustify">Comme les voies de la Providence divine sont merveilleuses et mystérieuses ! Il peut arriver que l’on soit pris dans la situation la plus angoissante, sans jamais se rendre compte qu’elle finira par se dénouer dans toutes sortes d’avantages et dans la joie.</p>
<p class="rtejustify">Cette paracha est aussi une préfiguration de l’avenir du peuple juif. Quand la Royauté du Saint béni soit-Il sera révélée dans ce monde, nous verrons avec une clarté parfaite combien toutes nos épreuves et nos tribulations auront été nécessaires pour nous élever à la grandeur. C’est ainsi que s’est exprimé le prophète Yecha’ya (12, 1) : « Et vous direz en ce jour : “Je Te remercie, Hachem, d’avoir fait éclater sur moi Ta colère !” » Un jour viendra où nous chanterons Ses louanges pour toutes les souffrances qu’Il nous a infligées, parce que nous verrons alors qu’elles ont été le point de passage obligé vers notre salut et notre réussite.</p>
<p><strong><span style="color: #669900;"><em>Voici les générations de Ya‘aqov : Yossef, à l’âge de dix-sept ans, était berger du troupeau avec ses frères, et il était un jeune homme avec les fils de Bilha et les fils de Zilpa, les femmes de son père. Yossef rapporta leur mauvais bavardage à leur père. (37, 2)</em></span></strong></p>
<p>Ce « mauvais bavardage » rapporté par Yossef, explique Rachi, s’applique à l’habitude qu’avaient ses frères de manger évèr min ha‘haï, des membres arrachés à un animal vivant.<br />
Mais se peut-il vraiment, s’étonnent les commentateurs, que des hommes aussi saints et aussi vertueux aient contrevenu à l’interdiction de manger des membres arrachés à un animal vivant ? Et est-il concevable que le saint et vertueux Yossef ait rapporté à son père des propos mensongers ? De plus, pourquoi la Tora décrit-elle leur consommation du évèr min ha‘haï comme un « mauvais bavardage » ?<br />
Les frères, explique Rav Yonathan Eybeschuetz, n’ont bien évidemment jamais mangé de la viande interdite. Cependant, afin de vérifier si Yossef disait du mal d’eux à leur père, ils se sont parlé entre eux comme s’ils avaient commis une chose pareille. « Comme est bonne et succulente la viande déchirée à un animal vivant ! », se sont-ils exclamés. En entendant ces propos, Yossef a supposé qu’ils en avaient effectivement consommé et, pensant bien faire, il l’a rapporté à son père.<br />
Cette explication nous permet de mieux comprendre le choix des termes employés par la Tora. Yossef ne les a jamais vus en train de manger. Il a seulement entendu leur « mauvais bavardage », dont il a informé Ya‘aqov.<br />
Selon Rachi, Yossef a également rapporté à son père que les frères humiliaient les fils des concubines, en les traitant de serviteurs, et qu’ils étaient soupçonnés de se livrer à la débauche.<br />
Le Rabbi de Skoulen attire l’attention sur le mot « soupçonnés » employé par Rachi. Yossef ne disposait d’aucune preuve concrète les reliant à cette transgression, mais c’est leur façon de traiter les fils des concubines qui l’a conduit à les suspecter. Leur maladresse, pensait Yossef, était une forme d’arrogance. Or, nos Sages nous enseignent que « se comporter avec arrogance équivaut à entretenir des relations interdites ». C’est pourquoi il les a soupçonnés de l’avoir réellement fait.</p>
<p class="rtejustify"><span style="font-family: Verdana; font-size: large;"> </span></p>
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