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	<title>antoine, auteur/autrice sur Chiourim</title>
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	<title>antoine, auteur/autrice sur Chiourim</title>
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	<item>
		<title>Tsom Guedalia : la fin d’une époque</title>
		<link>https://chiourim.com/tsom-guedalia-la-fin-dune-epoque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 08:25:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Flash]]></category>
		<category><![CDATA[Jeûne de Guedalia]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Juif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce jeûne, comme les autres d’ailleurs, doit inciter les Juifs à se repentir de leurs fautes et à prendre conscience qu’en les réparant, ils peuvent hâter la Rédemption et la construction du Troisième Temple à Jérusalem, capitale éternelle d'Israël.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tsom Guedalia, observé ce Lundi 3 Tichri, diffère des autres jeûnes parce qu’il porte le nom d’un personnage historique. Mais quel rôle a donc joué Guedalia pour mériter de passer à la postérité ?</p>
<p>Pour le comprendre, il faut se plonger dans l’histoire du peuple juif. On découvre alors que Guedalia était un Juif important vivant à l’époque du règne de Nabuchodonosor, roi de Babylone, qui occupait la terre d’Israël après la destruction du Premier Temple, il y a environ 2 500 ans. Nommé administrateur par le souverain, il a été assassiné par un certain Ismaël Ben Netania qui était un rebelle.</p>
<p>L’avènement de Guedalia Ben Ahikam au pouvoir avait été salutaire pour le peuple juif puisqu’il avait permis le retour d’un certain nombre d’exilés en Eretz  Israël. Malheureusement, son meurtre, perpétré pendant la fête de Rosh Hachana, a mis fin à la souveraineté juive sur la terre d’Israël pendant une longue période.</p>
<p>C’est pour cette raison qu’un jeûne a été fixé pour lui rendre hommage. Il symbolise la fin d’une ére au cours de laquelle les quelques Juifs restés en Israël espéraient encore faire renaître la vie juive dans leur pays dévasté. Cette commémoration nous apprend combien la mort d’un Juste peut avoir une portée retentissante. Ce jour-là, nous enseignent les Sages, a été aussi pénible pour le peuple juif que la destruction du Temple.</p>
<p>Ce jeûne, comme les autres d’ailleurs, doit inciter les Juifs à se repentir de leurs fautes et à prendre conscience qu’en les réparant, ils peuvent hâter la Rédemption et la construction du Troisième Temple à Jérusalem, capitale éternelle d&rsquo;Israël.</p>
<p>Tsom Guedalia est l’un des quatre jeûnes marquant la destruction du Temple. Les trois autres sont le 10 Teveth (Assara BeTevet), le 17 Tamouz (Shiva Assar BeTamouz) et le 9 Av (Tisha BeAv).</p>
<p>Avec le jeûne de Guedalia, se poursuivent également les Dix Jours de Pénitence, Asseret Yemei Techouva, entre Roch Hachana et Yom Kippour.</p>
<p>Ces journées sont propices à l’examen de conscience et au repentir, exprimés dans les prières et les Selihot (supplications). On s’efforce également d’être plus scrupuleux dans l’observance des préceptes religieux, les Mitsvoth.</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>La vache rousse à venir&#8230;</title>
		<link>https://chiourim.com/haftarath-paracha-para6649-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 09:09:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[4 Parachiot]]></category>
		<category><![CDATA[4 Sefer Bamidbar]]></category>
		<category><![CDATA[6 'Houkat]]></category>
		<category><![CDATA[Haftarath]]></category>
		<category><![CDATA[para]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La haftara qui a été associée à la parachath Para (Ezéchiel 36, 16 et suivants) annonce le processus de purification qui sera restauré lorsque viendra le Messie. Le prophète promet que Hachem « répandra alors des eaux pures [sur les enfants d'Israël], et qu'Il les purifiera de toutes leurs impuretés et de toutes leurs idoles » (36, 25).</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><strong>La <em>haftara </em>qui a été associée à la <em>parachath Para </em>(Ezéchiel 36, 16 et suivants) annonce le processus de purification qui sera restauré lorsque viendra le Messie. Le prophète promet que <em>Hachem </em>« répandra alors des eaux pures [sur les enfants d&rsquo;Israël], et qu&rsquo;Il les purifiera de toutes leurs impuretés et de toutes leurs idoles » (36, 25).</strong></p>
<p class="rtejustify"><strong>On remarquera que la purification, selon ce verset, ne sera pas effectuée au moyen d&rsquo;une immersion dans les eaux d&rsquo;un <em>miqwé </em>, comme il aurait été naturel, mais au moyen d&rsquo;une aspersion qui ressemblera à celle que l&rsquo;on doit employer avec l&rsquo;eau lustrale contenant les cendres de la vache rousse.</strong></p>
<p><!--break--></p>
<p>Cette analogie suggère un lien étroit entre le péché et la mort : Le processus de purification des péchés sera semblable à celui par lequel est rétablie la pureté de celui qui a eu un contact avec un mort.</p>
<p>Ainsi que l&rsquo;explique <em>Rachi </em>( <em>Bamidbar </em> 19, 22), la vache rousse est destinée à réparer la faute du veau d&rsquo;or. Or, nous apprend la <em>Guemara </em>( <em>?Avoda zara </em> 5a), lorsque les enfants d&rsquo;Israël ont reçu la <em>Tora </em>, celle-ci leur a conféré l&rsquo;immortalité. C&rsquo;est la faute du veau d&rsquo;or qui les en a déchus.</p>
<p>Selon le <em>Séfèr ha-&lsquo;hinoukh </em>( <em>Mitswa </em> 263), on peut expliquer l&rsquo;impureté du cadavre humain de la façon suivante : La mort consiste en ce que l&rsquo;âme se détache du corps, de sorte que celui-ci se trouve désormais privé de toute spiritualité. Entrer en contact avec un mort crée un dommage à la spiritualité de celui qui le touche. L&rsquo;impureté qui en résulte est là pour nous rappeler que notre corps est destiné à s&rsquo;unir à l&rsquo;âme et qu&rsquo;il doit tendre alors à refuser les tentations terrestres.</p>
<p>De la même façon, lors de l&rsquo;épisode du veau d&rsquo;or, les enfants d&rsquo;Israël ont troqué leur relation intime avec <em>Hachem </em>contre un matérialisme avilissant. Cependant, leur brève expérience du mont Sinaï leur a fait prendre conscience qu&rsquo;il est possible de se libérer de ses pulsions matérielles et tendre à un contact avec Lui .</p>
<p>On comprendra maintenant la comparaison d&rsquo;Ezéchiel entre la purification des péchés et les cendres de la vache rousse. Le prophète nous annonce : « Je vous donnerai un c?ur nouveau, et Je mettrai au dedans de vous un esprit nouveau ; et J&rsquo;ôterai de votre chair le c?ur de pierre, et Je vous donnerai un c?ur de chair » (36, 26). Ce verset traduit, nous explique <em>Ramban </em>(Nahmanide), le désir de notre peuple d&rsquo;accomplir la volonté de <em>Hachem </em>. Un jour viendra où le corps et ses pulsions retrouveront leur véritable place : leur effacement au profit de la perfection qu&rsquo;a connue Adam avant sa faute. C&rsquo;est alors qu&rsquo;ils se détacheront complètement des passions physiques.</p>
<p style="text-align: left;" align="right">Jacques Kohn Zal.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Prière du Chla Hakadoch la veille de Roch Hodesh Sivan</title>
		<link>https://chiourim.com/priere-du-chla-hakadoch-la-veille-de-roch-hodesh-sivan6908-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 20:20:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde Juif]]></category>
		<category><![CDATA[Prière du CHLAH HAKADOCH]]></category>
		<category><![CDATA[religion]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Chla Hakadoch (Rav Yéchaya Halévy Horovitz), qui a vécu au XVIIe siècle, a institué une prière qu’il est recommandé de réciter tout particulièrement la veille du Roch Hodesh Sivan. Mais elle peut être dite tout au long de l’année.</p>
<p>L’article <a href="https://chiourim.com/priere-du-chla-hakadoch-la-veille-de-roch-hodesh-sivan6908-html/">Prière du Chla Hakadoch la veille de Roch Hodesh Sivan</a> est apparu en premier sur <a href="https://chiourim.com">Chiourim</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Chla </strong><strong>Hakadoch (Rav Yéchaya Halévy Horovitz), qui a vécu au XVIIe siècle, a institué une prière qu’il est recommandé de réciter tout particulièrement la veille du Roch Hodesh Sivan. Mais elle peut être dite tout au long de l’année. </strong></p>
<p><!--break--></p>
<p>La Tefilat Hachla est tirée de son livre Louh’oth Habrith, Massehet Tamid, à la fin du chapitre Ner Mitsva, dans lequel l’auteur aborde le thème de la prière.</p>
<p>Le texte concerne essentiellement les enfants et leurs parents : en le lisant avec ferveur, ces derniers demandent à D. de les aider à suivre les voies de la Tora et à donner une bonne éducation à leurs descendants pour que ces derniers perpétuent à leur tour la tradition juive ancestrale.</p>
<p>C’est aussi l’occasion pour chacun d’entre nous de faire techouva et de prendre des engagements à quelques jours à peine de Chavouoth, où le peuple juif célèbre dans la joie le don de la Tora.</p>
<p>Voici le texte de la prière du Chla :</p>
<p class="rteright"><strong>אַתָּהּ הוּא יְיָ אֱלֹהֵינוּ עַד שֶׁלֹּא בָּרָאתָ הָעוֹלָם, וְאַתָּהּ הוּא אֱלֹהֵינוּ מִשֶּׁבָּרָאתָ הָעוֹלָם, וּמֵעוֹלָם וְעַד עוֹלָם אַתָּה אַל. וּבָרָאתָ עוֹלָמְךָ בְּגִין לְאִשְׁתְּמוֹדַע אֱלָהוּתָךְ [=כדי שתפורסם מלכותך] בְּאֶמְצָעוּת תּוֹרָתְךָ הַקְּדוֹשָׁה כְּמוֹ שֶׁאָמְרוּ רַבּוֹתֵינוּ זִכְרוֹנָם לִבְרָכָה. « בְּרֵאשִׁית », בִּשְׁבִיל תּוֹרָה וּבִשְׁבִיל יִשְׂרָאֵל, כִּי הֵם עַמְּךָ וְנַחֲלָתְךָ אֲשֶׁר בָּחַרְתָּ בָּהֶם מִכָּל הָאֻמּוֹת, וְנָתַתָּ לָהֶם תּוֹרָתְךָ הַקְּדוֹשָׁה, וְקֵרַבְתָּם לְשִׁמְךָ הַגָּדוֹל. וְעַל קִיּוּם הָעוֹלָם וְעַל קִיּוּם הַתּוֹרָה בָּא לָנוּ מִמְּךָ יְיָ אֱלֹהֵינוּ שְׁנֵי צִוּוּיִים. כָּתַבְתָּ בְּתוֹרָתְךָ « פְּרוּ וּרְבוּ », וְכָתַבְתָּ בְּתוֹרָתְךָ « וְלִמַּדְתֶּם אוֹתָם אֶת בְּנֵיכֶם », וְהַכַּוָּנָה בִּשְׁתֵּיהֶן אֶחָת, כִּי לֹא לְתֹהוּ בָרָאתָ כִּי אִם לָשֶׁבֶת, וְלִכְבוֹדְךָ בָּרָאתָ, יָצַרְתָּ אַף עָשִׂיתָ, כְּדֵי שֶׁנִּהְיֶה אֲנַחְנוּ וְצֶאֱצָאֵינוּ וְצֶאֶצָאֵי כָּל עַמְּךָ בֵּית יִשְׂרָאֵל יוֹדְעֵי שְׁמֶךָ וְלוֹמְדֵי תּוֹרָתֶךָ<span dir="LTR">.</span></strong><br />
<strong>וּבְכֵן אָבוֹא אֵלֶיךָ יְיָ מֶלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים, וְאַפִּיל תְּחִנָּתִי, וְעֵינַי לְךָ תְּלוּיוֹת עַד שֶׁתְּחָנֵּנִי וְתִשְׁמַע תְּפִלָּתִי לְהַזְמִין לִי בָּנִים וּבָנוֹת, וְגַם הֵם יִפְרוּ וְיִרְבּוּ הֵם וּבְנֵיהֶם וּבְנֵי בְּנֵיהֶם עַד סוֹף כָּל הַדּוֹרוֹת לְתַכְלִית שֶׁהֵם וַאֲנִי וַאֲנַחְנוּ כֻּלָּנוּ יַעַסְקוּ בְּתוֹרָתְךָ הַקְּדוֹשָׁה לִלְמֹד וּלְלַמֵּד לִשְׁמֹר וְלַעֲשׂוֹת וּלְקַיֵּם אֶת כָּל דִּבְרֵי תַּלְמוּד תּוֹרָתְךָ בְּאַהֲבָה, וְהָאֵר עֵינֵינוּ בְּתוֹרָתֶךָ וְדַבֵּק לִבֵּנוּ בְּמִצְווֹתֶיךָ לְאַהֲבָה וּלְיִרְאָה אֶת שְׁמֶךָ. אָבִינוּ אָב הָרַחֲמָן, תֵּן לְכֻלָּנוּ חַיִּים אֲרֻכִּים וּבְרוּכִים, מִי כָמוֹךָ אָב הָרַחֲמִים זוֹכֵר יְצוּרָיו לְחַיִּים בְּרַחֲמִים, זָכְרֵנוּ לְחַיִּים נִצְחִיִּים כְּמוֹ שֶׁהִתְפַּלֵּל אַבְרָהָם אָבִינוּ « לוּ יִחְיֶה לְפָנֶיךָ », וּפֵרְשׁוּ רַבּוֹתֵינוּ זִכְרוֹנָם לִבְרָכָה, « בְּיִרְאָתֶךָ ». כִּי עַל כֵּן, בָּאתִי לְבַקֵּשׁ וּלְחַנֵּן מִלְּפָנֶיךָ שֶׁיְּהֵא זַרְעִי וְזֶרַע זַרְעִי עַד עוֹלָם זֶרַע כָּשֵׁר, וְאַל יִמָּצֵא בִי וּבְזַרְעִי וּבְזֶרַע זַרְעִי עַד עוֹלָם שׁוּם פְּסוּל וָשֶׁמֶץ, אַךְ שָׁלוֹם וֶאֱמֶת וְטוֹב וְיָשָׁר בְּעֵינֵי אֱלֹהִים וּבְעֵינֵי אָדָם, וְיִהְיוּ בַּעֲלֵי תוֹרָה, מָארֵי מִקְרָא, מָארֵי מִשְׁנָה, מָארֵי תַלְמוּד, מָארֵי רָזָא, מָארֵי מִצְוָה, מָארֵי גוֹמְלֵי חֲסָדִים, מָארֵי מִדּוֹת תְּרוּמִיּוֹת, וְיַעַבְדוּךָ בְּאַהֲבָה וּבְיִרְאָה פְּנִימִית, וְלֹא יִרְאָה חִיצוֹנִית. וְתֵן לְכָל גְּוִיָּה וּגְוִיָּה מֵהֶם דֵּי מַחְסוֹרָהּ בְּכָבוֹד, וְתֵן לָהֶם בְּרִיאוּת וְכָבוֹד וְכֹחַ, וְתֵן לָהֶם קוֹמָה וְיֹפִי וְחֵן וָחֶסֶד, וְיִהְיֶה אַהֲבָה וְאַחֲוָה וְשָׁלוֹם בֵּינֵיהֶם, וְתַזְמִין לָהֶם זִוּוּגִים הֲגוּנִים מִזֶּרַע תַּלְמִידֵי חֲכָמִים מִזֶּרַע צַדִּיקִים, וְגַם הֵם זִוּוּגָם יִהְיוּ כְּמוֹתָם כְּכָל אֲשֶׁר הִתְפַּלַּלְתִּי עֲלֵיהֶם, כִּי זִכָּרוֹן אֶחָד עוֹלֶה לְכָאן וּלְכָאן. אַתָּה יְיָ יוֹדֵעַ כָּל תַּעֲלוּמוֹת, וּלְפָנֶיךָ נִגְלוּ מַצְפּוּנֵי לִבִּי, כִּי כַוָנָתִי בְּכָל אֵלֶּה לְמַעַן שִׁמְךָ הַגָּדוֹל וְהַקָּדוֹשׁ וּלְמַעַן תּוֹרָתְךָ הַקְּדוֹשָׁה. עַל כֵּן עֲנֵנִי יְיָ עֲנֵנִי בַּעֲבוּר הָאָבוֹת הַקְּדוֹשִׁים אַבְרָהָם יִצְחָק וְיַעֲקֹב, וּבִגְלָלָם תּוֹשִׁיעַ בָּנִים לִהְיוֹת הָעֲנָפִים דּוֹמִים לְשָׁרְשָׁם, וּבַעֲבוּר דָּוִד עַבְדֶּךָ רֶגֶל רְבִיעִי בַּמֶּרְכָּבָה, הַמְּשׁוֹרֵר בְּרוּחַ קָדְשֶׁךָ<span dir="LTR">.</span></strong><br />
<strong>שִׁיר הַמַּעֲלוֹת אַשְׁרֵי כָּל יְרֵא יְיָ הַהֹלֵךְ בִּדְרָכָיו. יְגִיעַ כַּפֶּיךָ כִּי תֹּאכֵל אַשְׁרֶיךָ וְטוֹב לָךְ. אֶשְׁתְּךָ כְּגֶפֶן פֹּרִיָּה בְּיַרְכְּתֵי בֵּיתֶךָ בָּנֶיךָ כִּשְׁתִילֵי זֵיתִים סָבִיב לְשֻׁלְחָנֶךָ. הִנֵּה כִי כֵן יְבֹרַךְ גָּבֶר יְרֵא יְיָ. יְבָרֶכְךָ יְיָ מִצִּיּוֹן וּרְאֵה בְּטוּב יְרוּשָׁלַיִם כָּל יְמֵי חַיֶּיךָ. וּרְאֶה בָנִים לְבָנֶיךָ שָׁלוֹם עַל יִשְׂרָאֵל<span dir="LTR">:</span></strong><br />
<strong><span dir="RTL">אָנָּא יְיָ שׁוֹמֵעַ תְּפִלָּה, יְקֻיַּם בָּנוּ הַפָּסוּק. וַאֲנִי זֹאת בְּרִיתִי אוֹתָם אָמַר יְיָ רוּחִי אֲשֶׁר עָלֶיךָ וּדְבָרַי אֲשֶׁר שַׂמְתִּי בְּפִיךָ לֹא יָמוּשׁוּ מִפִּיךָ וּמִפִּי זַרְעֲךָ וּמִפִּי זֶרַע זַרְעֲךָ אָמַר יְיָ מֵעַתָּה וְעַד עוֹלָם. יִהְיוּ לְרָצוֹן אִמְרֵי פִי וְהֶגְיוֹן לִבִּי לְפָנֶיךָ יְיָ צוּרִי וְגוֹאֲלִי</span></strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le 7ieme jour de Pessah</title>
		<link>https://chiourim.com/le-7ieme-jour-de-pessah-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 05:30:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[6 Pessah]]></category>
		<category><![CDATA[Pessah_113]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le septième jour de Pessa'h , contrairement au dernier jour de Soukoth , n'est pas une fête distincte. Elle n'est que la conclusion des six jours qui la précèdent. C'est pour cette raison que nous ne récitons pas la berakha Chéhé'héyanou en allumant les lumières ni pendant le Qiddouch .</p>
<p>L’article <a href="https://chiourim.com/le-7ieme-jour-de-pessah-html/">Le 7ieme jour de Pessah</a> est apparu en premier sur <a href="https://chiourim.com">Chiourim</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: center;">Le septième jour de <em>Pessa&rsquo;h </em> et sa signification</h3>
<p>Le septième jour de <em>Pessa&rsquo;h </em>, contrairement au dernier jour de <em>Soukoth </em>, n&rsquo;est pas une fête distincte. Elle n&rsquo;est que la conclusion des six jours qui la précèdent. C&rsquo;est pour cette raison que nous ne récitons pas la <em>berakha </em><em>Chéhé&rsquo;héyanou </em> en allumant les lumières ni pendant le <em>Qiddouch </em>.</p>
<p><!--break--></p>
<p>La <em>Tora </em> ne rattache ce dernier jour de <em>Pessa&rsquo;h </em> à aucun événement de notre histoire, et c&rsquo;est notre tradition orale qui l&rsquo;associe au passage de la Mer rouge et à la mort des Egyptiens qui s&rsquo;étaient lancés à la poursuite des enfants d&rsquo;Israël (voir notamment la <em>Mekhilta </em>, citée par <em>Rachi </em> [ <em>ad </em><em>Chemoth </em> 14, 5]).</p>
<p>On peut s&rsquo;étonner qu&rsquo;un événement aussi grandiose ne soit pas explicitement fêté, ni que sa date ne soit pas mentionnée dans la <em>Tora </em> autrement que par référence au premier jour de la fête, alors que toutes les autres solennités de notre calendrier sont clairement définies par rapport à celui-ci.</p>
<p>Les fêtes qui sont célébrées par le peuple juif, explique le <em>Séfèr ha-todaa </em>, commémorent des événements qui lui ont procuré le salut, et jamais ceux qui ont causé l&rsquo;anéantissement de ses ennemis. De même que <em>Hachem </em> ne se réjouit pas de la destruction des méchants, qui sont malgré tout Ses créatures, de même le Juifs n&rsquo;applaudissent pas aux malheurs de ceux qui leur ont fait du mal.</p>
<p>C&rsquo;est pour cette raison que la récitation du <em>Hallel </em> est amputée de deux passages que l&rsquo;on récite habituellement.</p>
<p>Comme le rapporte le <em>Midrach </em>, les anges ont voulu, lors du passage de la Mer rouge, entonner un cantique. Mais <em>Hachem </em> a protesté contre leur initiative : « Comment ! Mes créatures ont été englouties dans la mer, et vous voudriez chanter cet événement ! » Voilà pourquoi, à notre tour, nous retranchons une partie du <em>Hallel </em>.</p>
<p>(Signalons également que cette amputation est également de mise, mais pour d&rsquo;autres raisons, à <em>Roch &lsquo;hodech </em>. L&rsquo;une de ces raisons de cet abrègement tient au verset : « Il y aura pour vous un chant comme dans la nuit où l&rsquo;on sanctifie une fête? » [Isaïe 30, 29]. Par interprétation de ce verset a été instituée la règle [voir <em>&lsquo;Arkhin </em> 10b]. selon laquelle il n&rsquo;est obligatoire de réciter de cantique que pour célébrer les fêtes « sanctifiées », c&rsquo;est-à-dire pendant lesquelles il est interdit de travailler. Voilà pourquoi la récitation du <em>Hallel </em> à <em>Roch &lsquo;hodech </em> correspond à un simple usage [ <em>minhag </em>]., et non à une obligation [ <em>din </em>]., et c&rsquo;est pour marquer cette différence qu&rsquo;on le raccourcit [ <em>Michna beroura </em><em>ad </em><em>Choul&rsquo;han aroukh Ora&rsquo;h &lsquo;hayyim </em> 422].)</p>
<p align="right">Jacques KOHN Zal</p>
<p>L’article <a href="https://chiourim.com/le-7ieme-jour-de-pessah-html/">Le 7ieme jour de Pessah</a> est apparu en premier sur <a href="https://chiourim.com">Chiourim</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le septième jour de Pessa&#8217;h et sa signification</title>
		<link>https://chiourim.com/le-septieme-jour-de-pessa-h-et-sa-signification5095-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 29 Mar 2026 16:47:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[6 Pessah]]></category>
		<category><![CDATA[Pessah']]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.chiourim.com/le-septieme-jour-de-pessa-h-et-sa-signification5095-html/</guid>

					<description><![CDATA[<p class="rtejustify">
	<strong>Le septi&#232;me jour de Pessa&#39;h , contrairement au dernier jour de Soukoth , n&#39;est pas une f&#234;te distincte. Elle n&#39;est que la conclusion des six jours qui la pr&#233;c&#232;dent. C&#39;est pour cette raison que nous ne r&#233;citons pas la berakha Ch&#233;h&#233;&#39;h&#233;yanou en allumant les lumi&#232;res ni pendant le Qiddouch .</strong></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">
	<strong>Le septi&egrave;me jour de Pessa&#39;h , contrairement au dernier jour de Soukoth , n&#39;est pas une f&ecirc;te distincte. Elle n&#39;est que la conclusion des six jours qui la pr&eacute;c&egrave;dent. C&#39;est pour cette raison que nous ne r&eacute;citons pas la berakha Ch&eacute;h&eacute;&#39;h&eacute;yanou en allumant les lumi&egrave;res ni pendant le Qiddouch .</strong></p>
<p><!--break--></p>
<p class="rtejustify">
	La Tora ne rattache ce dernier jour de Pessa&#39;h &agrave; aucun &eacute;v&eacute;nement de notre histoire, et c&#39;est notre tradition orale qui l&#39;associe au passage de la Mer rouge et &agrave; la mort des Egyptiens qui s&#39;&eacute;taient lanc&eacute;s &agrave; la poursuite des enfants d&#39;Isra&euml;l (voir notamment la Mekhilta , cit&eacute;e par Rachi [ ad Chemoth 14, 5]).</p>
<p>	On peut s&#39;&eacute;tonner qu&#39;un &eacute;v&eacute;nement aussi grandiose ne soit pas explicitement f&ecirc;t&eacute;, ni que sa date ne soit pas mentionn&eacute;e dans la Tora autrement que par r&eacute;f&eacute;rence au premier jour de la f&ecirc;te, alors que toutes les autres solennit&eacute;s de notre calendrier sont clairement d&eacute;finies par rapport &agrave; celui-ci.</p>
<p>	Les f&ecirc;tes qui sont c&eacute;l&eacute;br&eacute;es par le peuple juif, explique le S&eacute;f&egrave;r ha-todaa , comm&eacute;morent des &eacute;v&eacute;nements qui lui ont procur&eacute; le salut, et jamais ceux qui ont caus&eacute; l&#39;an&eacute;antissement de ses ennemis. De m&ecirc;me que Hachem ne se r&eacute;jouit pas de la destruction des m&eacute;chants, qui sont malgr&eacute; tout Ses cr&eacute;atures, de m&ecirc;me le Juifs n&#39;applaudissent pas aux malheurs de ceux qui leur ont fait du mal.</p>
<p>	C&#39;est pour cette raison que la r&eacute;citation du Hallel est amput&eacute;e de deux passages que l&#39;on r&eacute;cite habituellement.</p>
<p>	Comme le rapporte le Midrach , les anges ont voulu, lors du passage de la Mer rouge, entonner un cantique. Mais Hachem a protest&eacute; contre leur initiative : &laquo; Comment ! Mes cr&eacute;atures ont &eacute;t&eacute; englouties dans la mer, et vous voudriez chanter cet &eacute;v&eacute;nement ! &raquo; Voil&agrave; pourquoi, &agrave; notre tour, nous retranchons une partie du Hallel .</p>
<p>	(Signalons &eacute;galement que cette amputation est &eacute;galement de mise, mais pour d&#39;autres raisons, &agrave; Roch &#39;hodech . L&#39;une de ces raisons de cet abr&egrave;gement tient au verset : &laquo; Il y aura pour vous un chant comme dans la nuit o&ugrave; l&#39;on sanctifie une f&ecirc;te? &raquo; [Isa&iuml;e 30, 29]. Par interpr&eacute;tation de ce verset a &eacute;t&eacute; institu&eacute;e la r&egrave;gle [voir &#39;Arkhin 10b]. selon laquelle il n&#39;est obligatoire de r&eacute;citer de cantique que pour c&eacute;l&eacute;brer les f&ecirc;tes &laquo; sanctifi&eacute;es &raquo;, c&#39;est-&agrave;-dire pendant lesquelles il est interdit de travailler. Voil&agrave; pourquoi la r&eacute;citation du Hallel &agrave; Roch &#39;hodech correspond &agrave; un simple usage [ minhag ]., et non &agrave; une obligation [ din ]., et c&#39;est pour marquer cette diff&eacute;rence qu&#39;on le raccourcit [ Michna beroura ad Choul&#39;han aroukh Ora&#39;h &#39;hayyim 422].)</p>
<p>	Jacques KOHN zal</p>
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		<item>
		<title>Chabat Hagadol, pourquoi un « grand » chabat ?</title>
		<link>https://chiourim.com/paracha-aharei-moth-et-haftara-chabat-hagadol-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2026 06:32:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[6 Pessah]]></category>
		<category><![CDATA[Fêtes juives]]></category>
		<category><![CDATA[Sefer VAYIQRA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Chabbath ha-gadol , qui précède la fête de Pessa?h , est associé à une haftara qui a été empruntée au troisième chapitre de Malachie (4 à 24), le dernier des prophètes scripturaires.<br />
D'où vient ce nom de Chabbath ha-gadol  ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>Haftarath Chabbath Ha-Gadol &#8211; Un « grand » Chabbath ? </strong></p>
<p>Le <em>Chabbath ha-gadol </em>, qui précède la fête de <em>Pessa?h </em>, est associé à une <em>haftara </em> qui a été empruntée au troisième chapitre de Malachie (4 à 24), le dernier des prophètes scripturaires.</p>
<p>D&rsquo;où vient ce nom de <em>Chabbath ha-gadol  </em>?</p>
<p>Dire de lui qu&rsquo;il est un « grand <em>Chabbath </em> » soulève des difficultés.</p>
<p>La première est que, conformément aux règles de grammaire hébraïque, lorsqu&rsquo;un adjectif qualificatif est précédé du préfixe <em>ha </em>, le même préfixe doit accompagner le substantif auquel il se rapporte. On devrait donc dire : <em>ha-Chabbath ha-gadol </em>.</p>
<p>Une autre difficulté provient de ce que le mot «  <em>Chabbath </em> » est du genre féminin. C&rsquo;est ainsi que la <em>Guemara </em>, en de nombreux endroits comme <em>Chabbath </em> 118b, parle de «  <em>chetei Chabbatoth </em> » (au féminin), et jamais de «  <em>chenei Chabbatoth </em> » (au masculin).</p>
<p>En réalité, si ce <em>Chabbath </em> est appelé «  <em>ha-gadol </em> », c&rsquo;est par référence à notre <em>haftara </em>. Nous y lisons en effet : «  Voici, je vous envoie Elie, le prophète, avant que vienne le jour de <em>Hachem </em>, le grand ( <em>ha-gadol </em>) et le terrible » (Malachie 3, 23).</p>
<p>En d&rsquo;autres termes, le nom que porte ce <em>Chabbath </em> provient de ce qu&rsquo;il est associé à ce verset qui annonce « le jour de <em>Hachem </em>, le grand ». C&rsquo;est par conséquent le «  <em>Chabbath </em> où l&rsquo;on dit : ?le grand? ».</p>
<p style="text-align: left;" align="center">Jacques Kohn Zal</p>
<p><!--break--></p>
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		<item>
		<title>Nissan : Le mois du renouvellement</title>
		<link>https://chiourim.com/nissan-le-mois-du-renouvellement5022-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 09:38:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[6 Pessah]]></category>
		<category><![CDATA[Fêtes juives]]></category>
		<category><![CDATA[Nissan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Annonçant la proximité de la fête de Pessah, ce mois de Nissan qui arrive est connu sous le nom que lui confère la Torah elle-même : « le mois du printemps » - « ‘hodech haaviv » -, un printemps dans lequel nous sommes également entrés ces tout derniers jours.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><strong>Annonçant la proximité de la fête de Pessah, ce mois de Nissan qui arrive est connu sous le nom que lui confère la Torah elle-même : « le mois du printemps » &#8211; « ‘hodech haaviv » -, un printemps dans lequel nous sommes également entrés ces tout derniers jours.</strong></p>
<p><!--break--><br />
En fait, ce mois, qui est également présenté dans la Torah comme le « premier » de tous les mois, symbolise le «hidouch » par définition, c’est-à-dire la capacité de renouvellement. En effet, le calendrier hébraïque est mixte : à la fois solaire et lunaire. D’ailleurs, nous reparlerons prochainement du calendrier solaire. Concernant le cycle lunaire, qui recommence tous les mois, il est une occasion de nous rappeler à quel point dans la vie, l’être humain a besoin de se renouveler. Nissan est donc un mois qui invite l’homme à se retrouver complètement différent de ce qu’il était auparavant. Alors comment une telle chose est-elle possible ?</p>
<p>On sait que la vie s’organise autour de deux pôles, comme la Torah l’annonce dès le premier verset de Béréchit : « ארב תישארב ץראה תאו םימשה תא םיקולא ». « Hachamayim » désigne ici non seulement le ciel, mais tout ce qui est changeant. On voit bien dans une même journée que les cieux changent de couleur et que tout au long de l’année, ils évoluent constamment selon les saisons. Par contre, la terre évoque quant à elle la permanence et ce qui est stable.</p>
<p>Ces repères permanents rassurent et permettent de déterminer le cadre de la vie humaine. Mais sans changement, on est également perdu et la vie risque de devenir fort banale et ennuyeuse. Ces deux pôles sont donc tout à fait indispensables. La question est alors de savoir ce que l’on garde et ce que l’on change !</p>
<p>La plupart des hommes ont choisi la voie la plus facile, c’est-à-dire de changer tout ce qui les entoure : à savoir les modes vestimentaires, les amis, les lois et les références culturelles et idéologiques. L’homme entretient ainsi une « illusion de changement ». Comme le font tous ceux qui « changent de cadre » pour oublier leurs soucis et leurs problèmes véritables. Or ils ont beau voyager au bout du monde, ils les retrouvent évidemment toujours face à eux… Face à cette impasse qui se reproduit sans cesse, le pari que propose la Torah est certes plus difficile à relever, mais il est également plus motivant et durable : « garder les mêmes lois en décidant d’évoluer soi-même !»</p>
<p>Prenons un exemple : la prière. On ne trouvera une nouvelle ferveur quotidienne en s’adressant régulièrement trois fois par jour au Créateur qu’en puisant en soi &#8211; et uniquement au tréfonds de soi &#8211; une énergie nouvelle. Cela revient à devoir travailler ses propres middot (qualités intérieures) en se disant : « Je ne suis pas identique d’une prière à l’autre. J’évolue entre deux Chabbat ou entre deux fêtes.»</p>
<p>Or il en est de même dans tous les domaines. Celui qui accepte de se « renouveler » ne s’ennuie jamais, mais découvre constamment un nouvel aspect de sa personnalité.</p>
<p>C’est là la réflexion que nous propose le mois de Nissan, le mois du vrai renouvellement : celui de l’intériorité !</p>
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		<title>Le mois de Nissan</title>
		<link>https://chiourim.com/le-mois-de-nissan-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Mar 2026 05:41:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[6 Pessah]]></category>
		<category><![CDATA[Fêtes juives]]></category>
		<category><![CDATA[Nissan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mois de nissan est le septième à partir de tichri, et le premier dans l’ordre de la Tora où il est appelé « tête des mois » ou « premier des mois ».</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><strong>Le mois de nissan est le septième à partir de tichri, et le premier dans l’ordre de la Tora où il est appelé « tête des mois » ou « premier des mois ». Il est également appelé « mois du printemps » (Chemoth 34, 18), en hébreu : ‘hodèch ha-aviv, ce mot ha-aviv étant parfois considéré comme acronyme de av ha-yod beth (« père des douze [mois] »). Le mois de nissan est placé sous le signe zodiacal du Bélier.</strong></p>
<p><!--break--></p>
<p>L’événement dominant de ce mois étant la fête de Pessa‘h, au premier soir de laquelle était offert au Temple le sacrifice de l’agneau pascal, cette corrélation avec ce signe du zodiaque n’a rien d’étonnant, et elle est ainsi mise en valeur par Ramban/Nahmanide (ad Chemoth 12, 3) : « Si Hachem nous a ordonné d’égorger et de manger cet agneau, c’est pour bien montrer que ce n’est pas à ce signe que nous devons d’avoir été libérés de l’esclavage, mais à un ordre divin qui nous a prescrit de tuer l’animal qui était l’objet du culte idolâtre des Egyptiens. » Le mot « nissan » vient de l’araméen « nisnou » (« floraison »), et il ne serait pas sans rapport avec le verset : « Les fleurs (ha-nitsanim) sont apparues sur la terre » (Cantique des cantiques 2, 12). On le relie également au mot « nèss » (« miracle ») : La sortie d’Egypte a été le plus grand de tous les miracles que Hachem a réalisés en faveur d’Israël. Le nom nissan apparaît à deux reprises dans le Tanakh : – « Au premier mois, qui est le mois de nissan, la douzième année du roi Assuérus, on jeta le pour, c’est-à-dire le sort, devant Haman… » (Esther 3, 7). – « Et il arriva au mois de nissan, la vingtième année du roi Artaxerxès, comme le vin était devant lui, que je pris le vin et le donnai au roi… » (Néhémie 2, 1). En nissan sont morts les fils d’Aaron, Nadav et Avihou, ainsi que Miryam et Josué. Et c’est en ce même mois qu’a disparu le puits qui fournissait les enfants d’Israël en eau dans le désert (Tour Ora‘h ‘hayyim 580).</p>
<p>Jacques KOHN zal</p>
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		<item>
		<title>La parabole de la semaine &#8211; Parachat Para</title>
		<link>https://chiourim.com/la-parabole-de-la-semaine-para-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 16:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[4 Parachiot]]></category>
		<category><![CDATA[Parachiot]]></category>
		<category><![CDATA[CHEMINI]]></category>
		<category><![CDATA[para]]></category>
		<category><![CDATA[Torah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p class="rtejustify">
	En ce Chabbat Para, nous lisons la paracha de la &#171; Vache rousse &#187; qui &#233;nonce &#8211; entre autres &#8211; qu&#8217;apr&#232;s avoir m&#233;lang&#233; les cendres de cette b&#234;te avec de l&#8217;eau, le Cohen doit en asperger ceux qui se sont rendus impurs au contact d&#8217;un mort. Or, le Cohen lui-m&#234;me devient impur pour avoir touch&#233; &#224; ce m&#233;lange, alors que &#8211; paradoxalement &#8211; la personne asperg&#233;e retrouve sa puret&#233;...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">
	En ce Chabbat Para, nous lisons la paracha de la &laquo; Vache rousse &raquo; qui &eacute;nonce &ndash; entre autres &ndash; qu&rsquo;apr&egrave;s avoir m&eacute;lang&eacute; les cendres de cette b&ecirc;te avec de l&rsquo;eau, le Cohen doit en asperger ceux qui se sont rendus impurs au contact d&rsquo;un mort. Or, le Cohen lui-m&ecirc;me devient impur pour avoir touch&eacute; &agrave; ce m&eacute;lange, alors que &ndash; paradoxalement &ndash; la personne asperg&eacute;e retrouve sa puret&eacute;&#8230;</p>
<p><!--break--></p>
<p class="rtejustify">
	<br />
	On sait que cette mitsva est le symbole m&ecirc;me de ce que l&rsquo;on appelle les &lsquo;houkim : cette cat&eacute;gorie de commandements divins dont nous ne pouvons pas saisir les causes et le fonctionnement.<br />
	<img decoding="async" alt="" src="http://www.chiourim.com.bneitorah.bnei-torah.lbn.fr/sites/default/files/images/vache_rousse02.jpg" style="width: 400px; height: 300px; border-width: 1px; border-style: solid; margin: 10px;" title="" /><br />
	Le soir du S&eacute;der de Pessa&rsquo;h, le r&eacute;cit de la &laquo; Hagadah &raquo; &eacute;num&egrave;re les r&eacute;actions fort diff&eacute;rentes des quatre fils attabl&eacute;s ensemble face aux pr&eacute;paratifs de la longue soir&eacute;e qui va suivre. Le Sage demande : &laquo; Qu&#39;est-ce que ces lois, ces statuts et ces r&egrave;glements que l&#39;&Eacute;ternel, notre D.ieu, vous a impos&eacute;s ? &raquo; (Devarim, 6, 20). Quant au m&eacute;chant, il interroge : &laquo; Que signifie pour vous ce rite ? &raquo;, (Chemot, 12, 26).<br />
	<img decoding="async" alt="" src="http://www.chiourim.com.bneitorah.bnei-torah.lbn.fr/sites/default/files/images/pessah.jpg" style="width: 400px; height: 264px; border-width: 1px; border-style: solid; margin: 10px;" title="" /><br />
	Alors, en quoi les questions de ces deux fils diff&egrave;rent-elles tellement &ndash; au point d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; consid&eacute;r&eacute;s comme totalement aux antipodes l&rsquo;une de l&rsquo;autre &ndash;, bien que tous deux semblent s&rsquo;int&eacute;resser au sens r&eacute;el de tout ce service divin ?<br />
	Le Maguid de Doubno raconte &agrave; ce sujet la parabole suivante&#8230;<br />
	Un homme d&rsquo;affaires acheta une grande demeure mise en vente avec tout son contenu. Le lendemain, il se rendit sur place, accompagn&eacute; de son fils : fier d&rsquo;en &ecirc;tre devenu le propri&eacute;taire, il arpenta avec plaisir les diverses pi&egrave;ces luxueusement meubl&eacute;es, ouvrant de temps en temps un placard pour v&eacute;rifier son contenu.<br />
	Or, apr&egrave;s avoir termin&eacute; son tour de d&eacute;couverte, il revint vers les armoires et, &agrave; la stup&eacute;faction de son fils, il les vida de leur contenu&hellip; Ainsi tria-t-il m&eacute;ticuleusement les effets de certaines d&rsquo;entre elles en en faisant des petits tas, alors que d&rsquo;autres affaires furent empil&eacute;es sur le parquet sans aucune distinction. Puis, il demanda &agrave; son fils de proc&eacute;der &agrave; l&rsquo;emballage de ces petits tas, mais en respectant scrupuleusement la s&eacute;lection qui avait &eacute;t&eacute; faite. Pour les autres articles n&rsquo;ayant pas fait l&rsquo;objet d&rsquo;un quelconque tri, ils pouvaient &ecirc;tre mis en vrac dans des sacs.<br />
	Son fils se sentit oblig&eacute; de lui demander selon quel &laquo; crit&egrave;re &raquo; il avait donc bien pu proc&eacute;der pour s&eacute;lectionner tout cet assortiment. Le p&egrave;re r&eacute;pliqua : &laquo; Ce que j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;utiliser &agrave; titre personnel, je l&rsquo;ai tri&eacute; sur le volet. Quant au reste, qui m&rsquo;est inutile, je l&rsquo;ai laiss&eacute; en vrac, et je vais donc essayer de m&rsquo;en d&eacute;barrasser pour un bon prix. &raquo;<br />
	Le fils sage de la Hagada est plein d&rsquo;engouement et de z&egrave;le pour accomplir toutes les mitsvot, m&ecirc;me celles dont il ne comprendra jamais les raisons profondes, comme dans le cas si embl&eacute;matique du &lsquo;hok de la Vache rousse. De ce fait, dans l&rsquo;&eacute;nonc&eacute; de sa question, il a la sagesse d&rsquo;avoir d&eacute;j&agrave; tri&eacute; les pr&eacute;ceptes divins en trois groupes : les &eacute;dot (lois), les &lsquo;houkim (statuts), et les michpatim (r&egrave;glements). Un tri qui atteste de son haut int&eacute;r&ecirc;t personnel &agrave; ob&eacute;ir &agrave; la Torah.<br />
	Par contre, le fils rebelle ne cherche que la premi&egrave;re occasion pour se d&eacute;barrasser du joug des mitsvot : voil&agrave; pourquoi, dans son attitude de refus et de rejet, il demande &laquo; en vrac &raquo; de mani&egrave;re globale &laquo; que signifie pour vous ce rite ? &raquo;&hellip;<br />
	(Sources: Hamodia)</p>
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			</item>
		<item>
		<title>4 lectures :Chekalim, Amalek, Para et  ha’Hodech haZé lakhem</title>
		<link>https://chiourim.com/4-lectures-chekalim-amalek-para-et-ha-hodech-haze-lakhem4989-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 01 Mar 2026 18:00:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[4 Parachiot]]></category>
		<category><![CDATA[Parachiot]]></category>
		<category><![CDATA[Adar]]></category>
		<category><![CDATA[Amalek]]></category>
		<category><![CDATA[Nissan]]></category>
		<category><![CDATA[para]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.chiourim.com/4-lectures-chekalim-amalek-para-et-ha-hodech-haze-lakhem4989-html/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que nous nous apprêtons à entamer la lecture du 2ème passage dont il nous a été demandé de nous acquitter avant la fête de Pessa’h, nous voudrions revenir sur l’ordre que suivent ces 4 lectures : Chekalim, Amalek, Para et « ha’Hodech haZé lakhem </p>
<p>L’article <a href="https://chiourim.com/4-lectures-chekalim-amalek-para-et-ha-hodech-haze-lakhem4989-html/">4 lectures :Chekalim, Amalek, Para et  ha’Hodech haZé lakhem</a> est apparu en premier sur <a href="https://chiourim.com">Chiourim</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><strong>Alors que nous nous apprêtons à entamer la lecture du 2ème passage dont il nous a été demandé de nous acquitter avant la fête de Pessa’h, nous voudrions revenir sur l’ordre que suivent ces 4 lectures : Chekalim, Amalek, Para et « ha’Hodech haZé lakhem ».</strong><br />
Depuis le 1er du mois d’Adar où nous devons faire entendre les Chekalim d’Israël jusqu’à la « parachat ha’Hodech », les 4 lectures rythmant la délivrance du peuple juif sont intimement associées aux miracles de ces deux mois : Adar et Nissan. Mois de notre délivrance future et de notre délivrance historique, Adar et Nissan sont nommés par Rachi, les mois miraculeux d’Israël (cf. Traité Taanit, 29/a). Deux temporalités qui, si elles se distinguent, se retrouvent pour former la réalisation effective d’Israël dans l’histoire : de sa naissance à son accomplissement. Or, tout comme la naissance historique d’Israël débute en Egypte, sa réalisation finale répond à son origine et vient, pour ainsi dire, renouer avec elle. Il ne serait donc peut-être pas faux de voir dans l’ordre de ces 4 lectures le cheminement que doit nécessairement emprunter Israël afin d’accomplir sa destinée…<br />
<span style="color: #0000cd;"><strong>Chekalim ou l’unité d’Israël</strong></span><br />
La première lecture répondrait en ce sens au premier pas que doit faire Israël pour s’arracher de l’exil. Et pour cause : l’unité d’Israël atteinte dans le tsibour autour de l’édification du Michkan n’est rendue possible que si nous sommes capables, chacun pris individuellement, d’offrir un lieu à la Résidence divine. Comme il est dit : « véChokhaneti béTokham – Je demeurerai en vous » (Chémot 25, 8). Une expression dont on retrouve la 8ème et dernière mention dans tout le Tanakh avec ce verset du prophète Zekharia (8, 3) : « Ainsi a parlé l’Eternel : ‘Je suis revenu à Tsion et J’ai rétabli Ma demeure au milieu de Jérusalem. Et, elle se nomme Jérusalem, la ville de vérité (Ir haEmet) et la montagne de l’Eternel Tsévakot, la montagne de sainteté’ (har haKodech) ».<br />
La destruction du deuxième Temple a en effet été rendue possible par l’apparition de la haine gratuite au sein du peuple juif, un sentiment qui s’oppose au don de soi du Michkan. Désirer la délivrance d’Israël, c’est donc d’abord chercher à constituer une communauté. Or, comme nous l’avons vu cette année, on ne saurait se référer à une quelconque unité d’Israël sans rappeler au préalable que, depuis la faute du veau d’or, celle-ci ne peut se réaliser grâce à la simple existence ipso facto de ses membres, ni trouver dans la seule subjectivité les ressources nécessaires à son apparition. Puisqu’au contraire, la seule manière d’exprimer réellement l’unité du peuple juif passe nécessairement par la constitution effective d’un tsibour, c’est-à-dire par un rassemblement rendant effectivement possible la dimension authentique d’Israël, sa sainteté. L’unité d’Israël se réalise à travers ses mynianim.<br />
<span style="color: #0000cd;"><strong>Amalek ou la foi retrouvée</strong></span><br />
A propos du verset « Lorsque Moché levait la main, Israël l’emportait [et lorsqu’il la laissait fléchir, Amalek l’emportait] » (Chémot 17, 11), une Michna du Traité Roch haChana (p.29/a) demande : « Et quoi ?! Est-ce que ce sont vraiment les mains de Moché qui font la guerre ou qui brisent la guerre ? C’est qu’on est venu t’enseigner que tant qu’Israël avait les yeux tournés vers le haut et qu’il soumettait son cœur à son Père céleste, alors effectivement, Israël l’emportait. Mais lorsque ce n’était pas le cas : Israël fléchissait ». Si la victoire contre Amalek est suspendue au regard d’Israël tourné vers le Ciel, c’est parce que lutter contre Amalek, c’est reprendre, du sein de l’exil, les valeurs qui nous lient au néant, et nous en défaire. Repousser les ténèbres de l’exil afin de pouvoir relier le ciel et la terre, et retrouver la transcendance au cœur de notre existence. On ne peut développer davantage cette idée ici. Rappelons juste que, dans la guerre qu’il livre au peuple juif, Amalek oblige Israël à retourner à sa foi. Une idée qui ne pouvait s’exprimer que dans les mains de Moché précisément, celles-ci répondant au verset : « HaKol kol Yaacov véhaYadaïm yédé Essav – Cette voix, elle n’appartient qu’à Yaacov, mais ces mains, ce sont celles d’Essav » (Béréchit 27, 22). Car, depuis l’achat du droit d’aînesse contre un plat de lentilles, Yaacov-Israël est, pour ainsi dire, dénué de mains, sa réussite ne pouvant advenir par la seule force de son bras. Ainsi, tant qu’il a les yeux tournés vers le Ciel, c’est-à-dire tant qu’il regarde les mains de Moché, Israël est lié à la transcendance qui le fait être. Dans le cas contraire, il fléchit.<br />
<span style="color: #0000cd;"><strong>Para – la pureté d’Israël</strong></span><br />
Le Talmud de Jérusalem (Traité Méguila 3, 5) affirme qu’il aurait été plus logique de lire la « parachat para » après la dernière paracha précédant la sortie d’Egypte, à savoir la « parachat ha’Hodech » que nous lisons le premier Chabbat de Nissan, puisqu’elle correspond au souvenir de la première vache rousse incinérée dans le Sinaï, après l’édification du Michkan. Puis elle répond que si la paracha de la vache rousse devance malgré tout celle du « ‘hodech », c’est pour que le peuple juif pénètre dans le nouveau mois en état de pureté…<br />
Or, paradoxalement, la vache rousse renoue avec les couleurs de l’exil qu’avaient annoncées les lentilles d’Essav, comme il est dit : « ‘Verse-moi de ce rouge, ce rouge-là, car je suis las…’. C’est pour cela qu’il l’appelle Edom – le roux » (Béréchit 26, 29). Car, en ayant troqué ce monde-ci contre le monde futur, comme il est dit : « Vends-moi, en ce jour, ton droit d’aînesse ! » (Ibid., 30), Yaacov a en quelque sorte inversé les ordres : le monde présent n’est pas un passage vide de sens conduisant inéluctablement à la mort, il est devenu un prozdor, un couloir par lequel il est possible d’établir dans ce monde-ci les valeurs du monde à venir. Et tel serait l’un des enseignements de la para adouma : le peuple juif est voué à une renaissance éternelle en dépit de cet obstacle infranchissable que devrait constituer la mort…<br />
« ha’Hodech haZé lakhem » – la temporalité de la guéoula<br />
Comme le rappelle le Ramban, le nom des mois de notre calendrier lunaire est issu de la tradition chaldéenne, c’est-à-dire de Babylone : « Lorsque nous sommes montés de Babel et que s’est accompli ce dont parle le verset : ‘On ne dira plus : D.ieu vivant qui extirpe le peuple Israël d’Egypte, mais D.ieu vivant qui extirpe et qui ramène la descendance de la maison d’Israël des terres du Nord et de tous les pays où elle fut jetée’ (Jérémie, 23, 7), nous avons continué à appeler les mois par les noms qu’ils portent en terre de Babel afin que nous nous souvenions que l’Eternel nous y a maintenus et que c’est Lui qui nous en a fait sortir… » (Chémot 12, 2). Lire la « parachat ha’Hodech » consisterait ainsi à revenir à l’essence même de la temporalité d’Israël. Car, notre délivrance est inscrite dans la reconnaissance du sens à conférer à l’existence. Elle engage la question même du temps, c’est-à-dire celle d’un nouveau départ : Pessa’h.Par Yehuda-Israël Rück, en partenariat avec Hamodia.fr</p>
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