La lecture du Chéma avant de dormir

L’une des bénédictions de Bilaam est : « Voyez ! Ce peuple se lève comme un léopard, il se dresse comme un lion ; il ne se couchera qu’assouvi de carnage, qu’enivré du sang de ses victimes ! » (Bamidbar 23, 24). Rachi commente ces derniers mots ainsi : « ‘Il ne se couchera’ – la nuit dans son lit sans avoir combattu et détruit tous les ennemis susceptibles de lui porter atteinte.

La parabole de la semaine

Après avoir essuyé un premier refus de la part de Bilaam, Balak lui envoie une seconde fois des messagers pour le convaincre de maudire le peuple hébreu. Bilaam refuse à nouveau, arguant que D.ieu ne lui a pas donné l’autorisation. « Bilaam répondit en ces termes aux serviteurs de Balak: « Quand Balak me donnerait de l’argent et de l’or plein son palais, je ne pourrais contrevenir à l’ordre de l’Éternel mon D.ieu, en aucune façon. » » (Bamidbar 22, 18)

Ultime mission

Comme dernière mission avant son décès, Moché reçoit l’ordre divin d’« exercer la vengeance des enfants d’Israël sur les Midianim, après quoi tu rejoindras tes pères », (Bamidbar, 31, 2). Si d’une part, la relation entre cette dernière bataille et le décès de Moché mérite d’être éclaircie, le Ktav Sofer fait aussi remarquer que la formulation de cette injonction divine s’est modifiée en cours de route…

Bilaam, l’homme de toutes les contradictions

Le sinistre Bilaam est l’homme de toutes les contradictions. Il parvient singulièrement à allier les plus hautes sphères auxquelles l’homme puisse aspirer, à une conduite sordide et atypique. Comme le souligne rav ‘Haïm Chmoulevits dans ses Si’hot Moussar (chap. 80 et 81), on ne peut qu’être frappé par les incohérences impossibles qui caractérisaient le personnage de Bilaam.