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	<title>Archives des Aharei Mot - Chiourim</title>
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	<title>Archives des Aharei Mot - Chiourim</title>
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	<item>
		<title>Le devoir de sainteté</title>
		<link>https://chiourim.com/aharemot-kedochim-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 May 2024 05:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 Sefer Vayikra]]></category>
		<category><![CDATA[7 Kedochim]]></category>
		<category><![CDATA[Aharei Mot]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant cette période où l’on compte quotidiennement l’Omer, nous lisons dans la Torah la section de Kédochim, dont nos Sages ont pu dire que « la majorité des principes de la Torah s’y trouvent », (Torat Cohanim). Or, celle-ci débute par l’injonction : « Soyez saints, car Je suis saint, Moi l’Éternel ! ».</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><strong><span class="introblue">Pendant cette période où l’on compte quotidiennement l’Omer, nous lisons dans la Torah la section de Kédochim, dont nos Sages ont pu dire que « la majorité des principes de la Torah s’y trouvent », (Torat Cohanim). Or, celle-ci débute par l’injonction : « Soyez saints, car Je suis saint, Moi l’Éternel ! ».</span></strong></div>
<p><!--break--></p>
<div align="justify">
<p><span class="text">Cette lecture, qui survient toujours pendant l’Omer, n’a incontestablement rien d’un hasard : ce décompte quotidien qu’on y opère a en effet pour objet de nous conduire jusqu’au Don de la Torah dont le but n’est rien moins que de faire de nous un « une nation de prêtres, un peuple saint » ! Quoi donc de plus naturel que de nous efforcer, durant ces quelques semaines, d’augmenter notre potentiel de sainteté, comme nous le proclamons avant chaque mitsva réalisée : « Qui nous a sanctifiés par Ses commandements (…) ».</span></p>
<p><span class="text"> Comme un seul homme !</span><br />
<span class="text"> De fait, cette paracha énonce d’emblée l’un des principaux éléments de cette notion de sainteté : « Parle à toute l’assemblée d’Israël en disant : Soyez saints (…) ». Chose peu commune dans l’expression de ce verset, Moché est enjoint de s’adresser à l’assemblée d’Israël dans son intégrité. Ceci n’est pas sans rappeler la Révélation du mont Sinaï où l’on a pu également assister à un phénomène semblable faisant l’ensemble du peuple hébreu &#8211; hommes, femmes, enfants et vieillards ! &#8211; témoin de cet événement. En outre, on constate qu’à peine arrivés dans le désert du Sinaï, avant même le Don de la Torah, le peuple d&rsquo;Israël avait déjà parfaitement perçu ce message puisqu’il y arriva « comme un seul homme, d’un même cœur ».</span></p>
<p><span class="text"> Nous voyons donc bien que la première étape conduisant à la sainteté réside dans la solidarité au sein du peuple, seule garante de l’union d&rsquo;Israël à l’image d’un seul être. L’image qu’évoque à ce sujet le Ohev Israël dans les lignes suivantes apporte un remarquable éclairage sur cet aspect de la sainteté : « Il est dit : ‘ La bougie de D.ieu, c’est l’âme de l’homme ’. Or, comme nous le voyons couramment, une bougie peut parfois avoir des difficultés à briller et à éclairer convenablement lorsqu’elle est seule. Pourtant, lorsqu’on l’associe à de bonnes bougies, elle s’annule à elles et son éclat s’ajoute aux leurs. Ainsi en est-il des âmes du peuple juif : lorsqu’elles sont unies, même celles qui, seules, n’éclairent que modestement commencent à briller par leur association à l’ensemble des âmes d’Israël. À leur tour, elles s’éveillent au service du Créateur comme il est dit : ‘ Toute l’assemblée des enfants d’Israël ’ &#8211; c&rsquo;est-à-dire que toutes les âmes rejoignent celle de l’assemblée sainte et alors : ‘ Vous serez saints ’, parce que chaque Juif aura ainsi la capacité à s’élever en sainteté ».</span></p>
<p><span class="text"> Contribuer au bien de l’assemblée</span><br />
<span class="text"> Le Bet Israël (Kedochim 5711) explique que lorsqu’un homme s’associe à une communauté et prend part à ses activités &#8211; en s’efforçant d’apporter son aide à chacun -, sa démarche s’inscrit dans celle du célèbre adage talmudique : « J’ai beaucoup appris de mes maîtres (…) et de mes disciples plus que tous ! ». Parce que lorsqu’on contribue à l’élévation spirituelle d’autrui, on reçoit de par là-même une bénédiction exceptionnelle.</span></p>
<p><span class="text"> Le Bet Israël cite à ce propos un remarquable commentaire du Talmud de Jérusalem relatif au verset « Maudit soit celui qui ne soutiendra pas les paroles de cette Torah » (Dévarim, 27, 26), où l’on peut lire : « Quiconque aurait appris la Torah et l’aurait enseignée, l’aurait respectée et accomplie, mais qui aurait eu l’occasion de soutenir autrui dans son respect et ne l’aurait pas fait, sera considéré comme ‘ maudit ’ ! ».</span></p>
<p><span class="text"> Et si ces propos n’étaient pas suffisamment explicites, on peut lire dans la suite de ce passage : « Quiconque n’aurait ni appris, ni enseigné la Torah, ne l’aurait ni respectée ni accomplie, mais qui aurait soutenu autrui dans son accomplissement sera considéré comme ‘ béni’ ! »… Le Bet Israël en tire une conclusion sans équivoque : « Ceci nous apprend que même l’homme possédant tous les mérites a le devoir d’influer sur autrui ; et même celui qui est dépourvu de capacités, s’il influence autrui dans sa conduite, sera béni ».</span></p>
<p><span class="text"> Se cacher dans un lieu occulte…</span><br />
<span class="text"> Il en résulte que contrairement à l’approche généralement admise, la sainteté ne s’acquiert pas dans la solitude ni en vivant en ermite. On peut mentionner à ce sujet les propos fort clairs du « Maor Vachémech » (sur notre paracha) : « Certains hommes pensent que l’unique moyen de s’attacher au Créateur consiste à s’isoler en s’enfermant à l’intérieur d’une chambre hermétiquement close et en y étudiant à longueur de temps sans adresser la parole à qui que ce soit ; selon eux, cette attitude représente l’essentiel du service divin permettant d’atteindre la ‘ dvékout ’ [l’attachement à D.ieu]. Mais ceci n’est pas l’absolue vérité, car il se peut que l’homme s’isole pendant plusieurs années sans parler à quiconque mais sans jamais atteindre la Vérité ». </span></p>
<p><span class="text"> À ce propos, il cite un enseignement de rabbi Eliméle&rsquo;h de Lizensk, zatsal, concernant le verset de Jérémie « Si un homme se cache dans un lieu occulte, Moi Je ne le verrai pas, parole de l’Éternel » (23, 24). Selon lui, le prophète déclare là par ces mots que si l’homme vit en ermitage et s’éloigne de toute société, son sort débouche sur le fait que même « Moi » &#8211; D.ieu lui-même &#8211; ne le trouvera pas…</span><br />
<span class="text"> Au contraire, poursuit le Maor Vachémech, la voie menant à un service divin convenable se trouve aux antipodes de cette tendance à l&rsquo;isolement : « L’essentiel consiste à s’unir aux Juifs justes et bons ; en s’inspirant de leurs actes, l’homme pourra servir D.ieu de manière authentique. Car en vérité, l’essentiel de l’isolement consiste à savoir isoler nos pensées, à méditer constamment l’Éminence du Saint Béni soit-Il, tout en évoluant à l’intérieur d’une vie communautaire ».</span></p>
</div>
<p>Par <span class="footerlink">Yonathan Bendennnoune</span></p>
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		<title>La parabole de Kedochim</title>
		<link>https://chiourim.com/la-parabole-de-kedochim-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 May 2024 05:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 Sefer Vayikra]]></category>
		<category><![CDATA[7 Kedochim]]></category>
		<category><![CDATA[Aharei Mot]]></category>
		<category><![CDATA[Aharemot Kedochim]]></category>
		<category><![CDATA[Kedochim]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La paracha de Kedochim nous enseigne : "Révérez, chacun, votre mère et votre père, et observez Mes Chabbats, Je suis l'Éternel votre Dieu !" (Vayikra, 19, 3). Et Rachi d’ajouter : "Ce texte rapproche l’observance du Chabbat et de la crainte du père afin de t’enseigner qu’en dépit de l’injonction qui t’est faite ici de le craindre, si ton propre père te demande de profaner le Chabbat, ne l’écoute pas (Yévamot 5/b) ! Et de même pour toutes les autres mitsvot ! ».</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div align="justify"><strong><span class="text">La paracha de Kedochim nous enseigne : « Révérez, chacun, votre mère et votre père, et observez Mes Chabbats, Je suis l&rsquo;Éternel votre Dieu ! » (Vayikra, 19, 3). Et Rachi d’ajouter : « Ce texte rapproche l’observance du Chabbat et de la crainte du père afin de t’enseigner qu’en dépit de l’injonction qui t’est faite ici de le craindre, si ton propre père te demande de profaner le Chabbat, ne l’écoute pas (Yévamot 5/b) ! Et de même pour toutes les autres mitsvot ! ».</span><br />
<span class="text"> Le Maguid de Doubno nous raconte à ce sujet la parabole suivante…</span></strong></div>
<p><!--break--></p>
<div align="justify"><span class="text">Après avoir terminé leur cursus d&rsquo;études, trois génies se quittèrent en prenant chacun une direction différente, non sans avoir fixé une date et un endroit où ils devraient ultérieurement se retrouver. Or un an plus tard, ils se rencontrèrent de nouveau avec beaucoup de joie ! Le premier raconta qu&rsquo;il avait mis au point une nouvelle lorgnette permettant de voir à une distance « illimitée ». Le second se vanta d&rsquo;avoir conçu un véhicule se déplaçant à la « vitesse de la lumière »… Quant au dernier, il aurait réussi à inventer un élixir « capable de guérir tous les maux ». </span><br />
<span class="text"> La lorgnette fut donc mise à l&rsquo;épreuve et ils virent, grâce à elle, que dans un royaume fort lointain, la fille malade d&rsquo;un roi était en train d’agoniser&#8230; En utilisant aussitôt le fameux véhicule ultra-rapide, ils se rendirent sur place à la vitesse de l&rsquo;éclair et la « potion magique » de cet élixir fut offerte à la princesse, laquelle guérit immédiatement. Suite à quoi, le roi hésita longuement, ne sachant qui récompenser puisque ce sauvetage inattendu était en fait dû aux trois brillants inventeurs…</span><br />
<span class="text"> Finalement, il opta pour celui qui avait découvert l&rsquo;élixir, car bien qu&rsquo;effectivement – en remontant l’enchaînement des causes survenues dans cette affaire &#8211; tout les trois contribuèrent au rétablissement de la princesse, c&rsquo;est en fin de compte bel et bien le médicament « miraculeux » qui permit à sa fille de guérir en lui assurant une excellente vie dans le futur…</span><br />
<span class="text"> Le Traité talmudique Nidda (page 31/a) explique aussi qu&rsquo;il y a « trois associés » dans la création de tout enfant : D.ieu, le père et la mère. Chacun contribue à sa façon à la gestation et à la naissance de ce petit être. Or, étant tous les trois indispensables et incontournables pour faire venir au monde cette vie, envers qui l&rsquo;enfant devra-t-il en définitive manifester le plus de respect ?</span><br />
<span class="text"> Le verset précité vient donc souligner que comme c’est évidemment l&rsquo;Eternel qui assure notre vie bien au-delà et après la naissance &#8211; alors que les deux autres associés ont déjà achevé leur part dans cette misison -, c&rsquo;est Lui que nous devons vénérer en respectant scrupuleusement tous Ses commandements… parfois même en dépit de la volonté de nos parents !</span></div>
<div align="justify">Avec l&rsquo;accord  d&rsquo;Hamodia-Edition Française</div>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>Vivre par l&#8217;accomplissement des Mitsvot</title>
		<link>https://chiourim.com/parachath-a-harei-moth-l-homme-vivra-par-elles-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Apr 2024 05:30:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[6 A'haré-Mot]]></category>
		<category><![CDATA[7 Kedochim]]></category>
		<category><![CDATA[Monde de la Torah]]></category>
		<category><![CDATA[A‘harei moth]]></category>
		<category><![CDATA[Aharei Mot]]></category>
		<category><![CDATA[Aharemot Kedochim]]></category>
		<category><![CDATA[Torah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En même temps qu’elle nous demande d’observer fidèlement ses lois, la Tora indique que « l’homme “vivra par elles” (וחי בהם) » (Wayiqra 18, 5). De ce précepte a été tiré une règle fondamentale : On doit vivre par les mitswoth, et non mourir par elles (Voir notamment Yoma 85b). Reste à déterminer le champ d’application de cette règle.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div align="justify">
<div class="rtejustify"><span style="font-family: times new roman,times,serif;"><span style="font-size: 16px;"><strong>En même temps qu’elle nous demande d’observer fidèlement ses lois, la Tora indique que « l’homme “vivra par elles” (וחי בהם) » (Wayiqra 18, 5).<br />
De ce précepte a été tiré une règle fondamentale : On doit vivre par les mitswoth, et non mourir par elles (Voir notamment Yoma 85b).<br />
Reste à déterminer le champ d’application de cette règle.</strong></span></span></div>
<p><!--break--></p>
<p><span style="font-family: times new roman,times,serif;"><span style="font-size: 16px;">On sait qu’il existe trois péchés « capitaux », que sont l’idolâtrie, la débauche sexuelle et le meurtre, pour se préserver desquels on doit subir le martyre plutôt que les commettre (Sanhédrin 74a).</span></span></p>
<p>Qu’en est-il des autres transgressions ?</p>
<p>De nombreux ouvrages ont été écrits sur ce sujet, et nous nous contenterons ici d’évoquer les limites qu’il est permis d’instituer aux règles de la cacherouth.</p>
<p>On trouve dans le deuxième livre des Rois (6, 24) le récit d’une famine dont ont souffert les habitants de la ville de Samarie lorsqu’elle a été assiégée par les Syriens.</p>
<p>Cette famine affama la population de cette ville, au point que « le prix de la tête d’un âne s’éleva jusqu’à quatre-vingts chéqels d’argent, et le quart d’un qav (mesure d’environ un litre) de fiente de pigeon à cinq chéqels d’argent ».</p>
<p>Ce siège, explique Ralbag/Gersonide, dura probablement très longtemps, ce qui explique le renchérissement considérable des denrées alimentaires et notamment celui de la tête d’un âne. Cette précision touchant un animal impur indique que les habitants de Samarie en ont mangé. D’où l’on peut conclure qu’en cas de danger pour la vie, mais uniquement dans ce cas, il devient permis de manger des aliments interdits.</p>
<div align="center"><span style="font-family: times new roman,times,serif;"><span style="font-size: 16px;"><strong><u>Haftarath parachiyoth A‘harei moth et Qedochim (Rite achkenaze) – Le bannissement d’Amos </u> </strong></span></span></div>
<p><span style="font-family: times new roman,times,serif;"><span style="font-size: 16px;">« En ce jour-là, annonce Hachem par la bouche de Son prophète Amos, Je relèverai la souka de David, qui est tombée » (9, 11), expression qui signifie, selon les commentateurs, que sera alors rétablie la monarchie de la lignée de David.</span></span></p>
<p>Il est possible que ce présage ait été considéré comme subversif, et qu’il ait été à l’origine des désagréments qu’a connus le prophète quand Amatsia, prêtre de Béthel, envoya dire à Jéroboam II, roi d’Israël, qu’Amos conspirait contre lui (7, 10).</p>
<p>Amos était en effet issu de la tribu nordiste d’Asèr (Radaq ad loc.), de sorte que ses propos ont pu être évalués comme une trahison, ou tout au moins comme de nature à le faire soupçonner d’intelligence avec une nation ennemie, alors surtout qu’il annonçait également que le roi Jéroboam mourrait par l’épée.</p>
<p>Il est remarquable de constater que ce roi s’est montré d’une grande mansuétude envers notre prophète, malgré ce qui aurait pu être considéré comme un crime de lèse-majesté, et qu’il s’est contenté de le bannir de son royaume et de l’exiler dans celui de Juda (7, 12).</p>
<p>Jacques KOHN zal</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Le bouc émissaire</title>
		<link>https://chiourim.com/le-bouc-emissaire-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Sep 2010 12:08:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 Tichri]]></category>
		<category><![CDATA[Aharei Mot]]></category>
		<category><![CDATA[Yom Kippour]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.chiourim.com/le-bouc-emissaire-html/</guid>

					<description><![CDATA[<p align="center">
	<img src="/files/images/stories/Article/bouc.jpg" style="float:left" /> <strong>Rav Hayim Yaacov Schlamm&#233;.&#160;<br />
	<span style="font-weight: normal; "> <strong> <span style="font-weight: normal;">La paracha &#171; A&#8217;har&#233;-mot K&#233;dochim &#187; pr&#233;sente dans sa premi&#232;re partie le d&#233;roulement du service de Yom Kippour &#224; l&#8217;&#233;poque du Tabernacle et du Temple. C&#8217;est pourquoi ce texte est lu dans la Torah le jour m&#234;me de Yom Kippour.</span> </strong> </span> </strong></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="center">
	<img decoding="async" src="/wp-content/uploads/images/stories/Article/bouc.jpg" style="float:left" /> <strong>Rav Hayim Yaacov Schlamm&eacute;.&nbsp;<br />
	<span style="font-weight: normal; "> <strong> <span style="font-weight: normal;">La paracha &laquo; A&rsquo;har&eacute;-mot K&eacute;dochim &raquo; pr&eacute;sente dans sa premi&egrave;re partie le d&eacute;roulement du service de Yom Kippour &agrave; l&rsquo;&eacute;poque du Tabernacle et du Temple. C&rsquo;est pourquoi ce texte est lu dans la Torah le jour m&ecirc;me de Yom Kippour.</span> </strong> </span> </strong></p>
<p><!--break--></p>
<p align="center">
	Ce qui appara&icirc;t de plus myst&eacute;rieux dans le d&eacute;roulement du service du Cohen Gadol &#8211; le grand pr&ecirc;tre &#8211; &agrave; Yom Kippour, c&rsquo;est bien le fameux rite du &laquo; bouc expiatoire &raquo;. En effet, le jour de Kippour, le Cohen Gadol disposait de deux boucs semblables et affectait par tirage au sort l&rsquo;un des boucs &agrave; &ecirc;tre un &laquo; sacrifice expiatoire &raquo;, dont le sang serait asperg&eacute; dans le Saint des Saints (kodech kodachim du Temple), alors que l&rsquo;autre bouc &eacute;tait destin&eacute; par ce m&ecirc;me tirage au sort &agrave; &ecirc;tre d&eacute;chiquet&eacute; apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; pr&eacute;cipit&eacute; du haut d&rsquo;un rocher en plein d&eacute;sert. &Eacute;videmment, le Cohen Gadol confessait auparavant toutes les fautes les plus diverses du peuple d&rsquo;Isra&euml;l &#8211; les plus graves comme les moins graves &#8211; et pla&ccedil;ait en quelque sorte ces fautes sur la t&ecirc;te du bouc expiatoire, lequel emportait toutes les transgressions et manquements d&rsquo;Isra&euml;l vers le d&eacute;sert.</p>
<p align="center">
	&nbsp;</p>
<p align="center">
	On sait que le proph&egrave;te Isa&iuml;e (1, 18) promet que si Isra&euml;l se repent r&eacute;ellement de ses fautes &#8211; m&ecirc;me les plus graves, d&eacute;crites all&eacute;goriquement par l&rsquo;expression &laquo; rouges comme l&rsquo;&eacute;carlate &raquo; &#8211; celles-ci deviendraient &laquo; blanches comme la neige &raquo; (la couleur rouge symbolisant le sang criminel, le blanc &eacute;tant la couleur de l&rsquo;innocence). En fait, cette image exprime bien l&rsquo;infini du pardon accord&eacute; par Hachem &agrave; ceux qui se repentent sinc&egrave;rement !</p>
<p align="center">
	&nbsp;</p>
<p align="center">
	La Michna Yoma nous apprend quant &agrave; elle que le Cohen Gadol prenait un morceau de tissu de laine rouge, le d&eacute;chirait en deux et attachait une moiti&eacute; entre les cornes du bouc expiatoire et l&rsquo;autre moiti&eacute; &eacute;tait suspendue &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e du Bet Hamikdach, visible par tous. Au moment pr&eacute;cis o&ugrave; le bouc expiatoire &eacute;tait pr&eacute;cipit&eacute; du haut du rocher dans le d&eacute;sert, un grand miracle se produisait au Temple : le bandeau rouge devenait blanc comme neige ! Cet instant &eacute;tait le moment le plus attendu par le peuple et par le Cohen Gadol, lequel recevait ainsi l&rsquo;approbation divine de son propre service.</p>
<p align="center">
	&nbsp;</p>
<p align="center">
	Dans ses &laquo; Lois sur la T&eacute;chouva (1, 2) &raquo;, le Rambam explique que gr&acirc;ce &agrave; la repentance des membres du peuple d&rsquo;Isra&euml;l, le bouc expiatoire procurait le pardon &agrave; la fois pour les fautes graves et moins graves, commises volontairement ou involontairement, consciemment ou inconsciemment.</p>
<p align="center">
	&nbsp;</p>
<p align="center">
	D&rsquo;ailleurs, le Midrach Yalkout Chimoni (A&rsquo;har&eacute;-mot 578) rapporte que gr&acirc;ce &agrave; ce rituel si sp&eacute;cifique du bouc expiatoire, le pire accusateur de l&rsquo;homme &#8211; le Satane lui-m&ecirc;me &#8211; se transforme en avocat pour plaider amicalement en faveur d&rsquo;Isra&euml;l en disant &agrave; Hachem : &laquo; Ma&icirc;tre du Monde, il y a un seul et unique peuple sur terre qui ressemble aux anges ! &raquo;. Et Hachem &eacute;coute ce plaidoyer apport&eacute; en faveur de Son peuple et pardonne alors aux fautes d&rsquo;Isra&euml;l. Comment le bouc expiatoire am&egrave;ne-t-il le pardon aux fautes d&rsquo;Isra&euml;l ?</p>
<p align="center">
	&nbsp;</p>
<p align="center">
	Afin de comprendre comment le bouc expiatoire peut procurer le pardon &agrave; un niveau o&ugrave; m&ecirc;me l&rsquo;accusateur le plus inv&eacute;t&eacute;r&eacute; d&rsquo;Isra&euml;l se transforme en un instant en son meilleur alli&eacute;, le rav Pinkus, zatsal, nous propose l&rsquo;explication suivante&hellip;</p>
<p align="center">
	&nbsp;</p>
<p align="center">
	La plupart de nos erreurs sont commises par nous sous l&rsquo;influence de causes qui nous sont parfaitement ext&eacute;rieures. Ainsi, avons-nous l&rsquo;habitude d&rsquo;entamer la lecture hebdomadaire actuelle des Pirk&eacute; Avot avec ce verset de Isa&iuml;e (60, 21) : &laquo; Et tout Ton peuple n&rsquo;est compos&eacute; que de justes &raquo;. Car au fond de lui-m&ecirc;me, chaque Juif d&eacute;sire sinc&egrave;rement s&rsquo;employer de toutes ses forces &agrave; se soumettre &agrave; la volont&eacute; d&rsquo;Hachem : il n&rsquo;est ensuite entrav&eacute; que par des causes ext&eacute;rieures qui le distraient de sa t&acirc;che ou bien qui l&rsquo;attirent vers le mal, vers ce qui est destructif pour sa propre &acirc;me et pour sa vie spirituelle.</p>
<p align="center">
	&nbsp;</p>
<p align="center">
	Or, m&ecirc;me lorsque l&rsquo;on d&eacute;sire se repentir, tant que la racine du mal persiste encore en nous, nous devons assumer une lutte souvent difficile et une incontournable guerre contre le y&eacute;tser hara, le penchant au mal.</p>
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	De mani&egrave;re pratique et concr&egrave;te, cette v&eacute;rit&eacute; &eacute;clatante n&rsquo;&eacute;chappe &agrave; personne, et surtout &agrave; notre &eacute;poque ! Les moyens de communication les plus impurs, les gadgets et toute la litt&eacute;rature d&eacute;prav&eacute;s qui s&rsquo;y rapportent nous envahissent et nous offrent, contre notre propre gr&eacute;, le spectacle honteux du style de vie d&eacute;l&eacute;t&egrave;re des autres peuples. Et sans m&ecirc;me que nous ne le voulions, tout ceci nous &eacute;loigne gravement d&rsquo;Hachem !</p>
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	Toutefois, quand un homme qui rentre du travail surmonte sa fatigue et se met &agrave; &eacute;tudier la Torah, c&rsquo;est l&agrave; un bon pas vers le droit chemin ! Mais ce n&rsquo;est &eacute;videmment pas suffisant&hellip; On sait ainsi que la maison juive a comme principale vocation de prot&eacute;ger ses habitants contre les s&eacute;ductions et les impuret&eacute;s de l&rsquo;ext&eacute;rieur. Or, ces portes donnant sur l&rsquo;ext&eacute;rieur sont &eacute;quip&eacute;es de m&eacute;zouzot, alors qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur, on trouve des sifr&eacute; kodech et des t&eacute;filin&hellip; Mais il importe que parall&egrave;llement, la maison juive ne contienne pas en son sein les &laquo; &eacute;l&eacute;ments de la rue &raquo;, ceux-l&agrave; m&ecirc;me contre qui elle doit prot&eacute;ger ceux qui y habitent. Que vaudrait donc la maison qui cumule la rue et la protection contre la rue ?</p>
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	Si donc, cet homme qui &eacute;tudie la Torah le soir en rentrant du travail prenait son courage &agrave; deux mains et purifiait toute sa maison en expulsant tous les objets qui sont au service du y&eacute;tser hara, s&rsquo;il les exp&eacute;diait au loin vers le d&eacute;sert, &agrave; Azazel, alors dans sa maison tout le rouge virerait compl&egrave;tement au blanc ! Et il est &eacute;vident que toutes ses fautes lui seraient pardonn&eacute;es. M&ecirc;me son pire accusateur, son propre y&eacute;tser hara, deviendrait son ami et son avocat, et il plaiderait ainsi en sa faveur aupr&egrave;s de Hachem : &laquo; Regarde cette famille extraordinaire ! Elle te sert aussi bien que des anges, leur maison est devenue comme le Bet Hamikdach, pure, propre et sainte. Aussi, que s&rsquo;ouvrent devant elle toutes les portes par lesquelles Tu diffuses toutes Tes b&eacute;n&eacute;dictions ! &raquo; C&rsquo;est sous cet angle d&rsquo;une &eacute;blouissante richesse symbolique que rav Pinkus, zatsal, nous permet d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; une compr&eacute;hension simple et profonde &agrave; la fois. Elle n&rsquo;est certes pas facile &agrave; r&eacute;aliser dans la pratique, mais elle nous est accessible &agrave; tous. Sachons donc vraiment en profiter!&nbsp;</p>
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