Le président de la Knesset Youli Edelstein a été reçu au parlement allemand (Bundestag) à Berlin. Au cours de la conférence de presse qui a suivi son entretien avec son homologue Norbert Lammert, il a dénoncé l’étiquetage des produits israéliens en Europe.
Le président du Bundestag a critiqué lui aussi cette mesure, considérant qu’elle était inutile et irréfléchie. Toutefois, il a estimé qu’elle n’avait pas de connotation antisémite et que « les Israéliens devaient se calmer quelque peu sur ce sujet ».
Et tout en admettant que c’était une erreur de vouloir l’appliquer, il a indiqué qu’il était impossible à ce stade d’empêcher son adoption au parlement européen.
De son côté, Edelstein s’est montré plus ferme, déclarant que « là où des produits étaient étiquetés en fonction du lieu de leur fabrication, on risquait un jour de voir marquer les gens selon leur origine ». Ces propos ont soulevé l’indignation des élus allemands qui n’ont pas apprécié qu’on qualifie la décision de l’UE et la leur d’antisémites.
Le climat était plus serein et les réactions enthousiastes le lendemain lorsque Youli Edelstein a prononcé un discours devant la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Bundestag. Evoquant la grave question des migrants, il a estimé qu’il s’agissait d’un problème humanitaire douloureux qui risquait malgré tout de porter atteinte à la spécificité de l’Europe et à son tissu humain et culturel.

