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	<title>Archives des Monde de la Torah - Chiourim</title>
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	<title>Archives des Monde de la Torah - Chiourim</title>
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		<title>Rav Ovadia Yossef Zatsal sur Yom Haatsmaout &#8211; Merci Hachem pour Ces miracles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 May 2024 13:00:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Monde de la Torah]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Juif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jour de l’indépendance d’Israel 5769 2009, après l’office de Chah’arit chez notre Maître, Rav Ovadia Yossef Zatsal. [youtube id="XxH93ZO0NtI" width="358" height="202" autoplay="no" api_params="rel=0&#38;modestbranding=1" class=""][/youtube]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Jour de l’indépendance d’Israel 5769 2009, après l’office de Chah’arit chez notre Maître, Rav Ovadia Yossef Zatsal.</span></p>
<p>[youtube id= »XxH93ZO0NtI » width= »800&Prime; autoplay= »no » api_params= »rel=0&amp;modestbranding=1&Prime; class= » »][/youtube]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Hizkiya, Roi de Judée, était un grand Tasdik, un Juste. De son temps, il n’y avait pas un seul ignorant en Torah. on a enquêté de Dan (région du Nord) jusqu’a Beer Sheva (dans le Sud), et on n’a pas trouvé, homme ou femme, qui n’étaient pas érudits en Toranh, on n’a pas trouvé d’enfants, ni garçons ni filles, qui n’étaient pas versés dans la Halah’a (Loi Juive). il a tant diffusé la Torah, que lorsque Sanh’ériv voulut conquérir Jérusalem, Il implore Hachem de l’aider ! Hachem lui a fait un grand miracle : “Cette même nuit, raconte le texte, un ange d’hachem se rendit dans le camp assyrien et frappa de mort 185.000 hommes; ils se levèrent le matin et ne virent que des cadavres.” A ce spectacle, Sanhériv s’enfuit autant qu’il le put, et le peuple juif fut sauvé.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais qu’est il écrit dans le livre des Chroniques ? “H’izkiya multiplia une prophérie destructrice.” Qu’est-ce que cela veut dire ? Que s’est-il passé ? Isaïe le Prophète se rendit auprès de lui et lui dit : “Chantez et louez Hachem car Il a fai des choses glorieuses&#8230;” Il  nous a fait une si grande délivrance ! Et le roi lui répondit “Cela est connu dans tout le pays…” C’était pour lui quelque chose d’évident, car par le mérite de la Torah Il les a sauvés. S’Il ne le fait pas pour nous, pour qui le ferait-Il ?</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais la Guemara nous enseigne que H’izkiya n’a pas bien agi, une voix céleste est sortie et l’a accusé. Hachem aurait voulu fair de Hi’zkiya le Machiah’, et le peuple jui n’aurait plus connu ni malheur ni rien de mauvais.L’attibut de rigueur divin est sorti et a accusé : “Maitre du Monde, David roi d’Israel qui a dit devant Toi tous ces cantiues et ces louangs, tout le livre des Tehilim, Tu ne l’as pas élevé au rang de Machiah’, lui qui est ingrat et ne T’as pas remercié d’une seule louange, Tu veux faire de lui le Machiah’ ?!” C’est ainsi qu’il n’est pas devenu le Machiah’. A nous de comprendre, H’izkiya, était un Tsadik, et il a pensé que la Torah que nous  ferait expier l’absence de cantique. Mais malgré cela l’Attribut de rigueur l’a accusé&#8230; un verset formulé par le Psalmiste (13,6) “Moi j’ai confiance en Tes bontés, mon coeur est joyeux de ton Secours, je vais chanter à Hachem car Il me comble de bienfaits.”</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Cela correspond de façon imagée, à un homme qui était très riche, un grossiste, qui accordait des crédits à ses clients. Un détaillant avec qui il traitait lui avait acheté de la marchandise et lui devait 100.000 dollars. Un jour ce grossiste lut dans le journal que ce client avait fait faillite… Il s’est inquiété : qu’alait il devenir ?, il lui a donc intenté un procès. après un certain tmps, cet homme étant honnête, ne vouliat pas des reproches à cause d’une dette impayée. Il se mit durement au travail et réussit à recouvrer se fortune. Vint le jour ou il voulut rendrela somme qu’il devait au grossiste. Les locaux de sonentreprise étaient immense et un emplyé vit de loin cet homme s’approcher du bureau. il annonça de suite à son patron : “ Monsieur, untel qui avait fait faillite vient vous rendre sa dette !” Le patron, heureux de cette nouvelle voulut le récompenser : “si c’est vrai je te gratifierais de 1000 dollars sur la somme qu’il me rendra”. Une fois la dette dissoute et l’argent rendu, ainsi fut fait et le cadeau est remis à l’employé. Plus tard un autre client qui avait une dette mais n’avait pas fait faillite arriva lui aussi au bureau. Un employé s’empressa d’annoncer la nouvelle, mais lui ne reçut aucune récompense. “ Pourquoi, s’enquit-il auprès de son patron? L’un est ashkénaze et l’autre Séfarade ? Pourquoi faites-vous une différences ? ”.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">“Pas du tout s’explique le grossiste, concernant le premier javis perdu espoir d’être remboursé, on disait de lui qu’il était en faillite… L’autre a l’habitude d’acheter et de payer ensuite, c’est normal…”</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ainsi, H‘izkiya, roi de Judée avait une telle confiance en Hachem, qu’il serait sauvé. Il a sans relâche enseigné la Torah au peuple, il savait qu’il allait ainsi mériter un miracle. Quand le guetteur annonça : “185.000 personnes sont mortes et Sanhériv fuit !”, il n’a pas été étonné et c’est pourquoi il n’a pas prononcé de louange.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">David Hameleh’, lui, a dit : “J’ai confiance en Hachem, comme H’izkiya, mais lui ajoute : mon coeur est joyeux dans ton secours, et je vais chanter pour les bienfaits dont Il m’a comblé.” Il s’est tenu à toujours remercier Hachem sans jamais être ingrat. De même, h’izkiya aurait du, lui aussi réciter une louange, avec toute l’assurance qu’il avait il lui aurait fallu remercier Hachem !</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Nous aussi, en ce jour de la fête de l’indépendance, nous devons nous rappeler de l’essentiel : avoir une souveraineté juive. Avant on souffrait des mandats, des Anglais antisémites. Tout celui qui voulait venir en Erets Israel devait fournir des certificats e des documents pour avoir accès a la Terre. Si l’Etat n’avait été fondé que pour permettre aux juifs de venir ça aurait été suffisant !  Du temps du mandat il y avait dans tout Israel seulement 650.000 habitants, et aujourd’hui nous sommes près de 5 millions !</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Prions qu’Hachem nous multiplie encore et qu’Il envoie des membres du gouvernement craignant Hachem, qu’ils soient des Tasdikim aimant la Torah !</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais on ne peut nier les nombreux miracles, Barouh’ Hachem, qu’il nous a fait ! un juif à l’étranger veut venir ? Il est le bienvenu, toutes les portes lui sont ouvertes, le voir monter c’est une bénédiction !</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Rappelons aussi que du temps du mandat, il n’y avait pas d’école privée pour étudier la Torah, aujourd’hui elles se comptent par dizaines de milliers ! Et on peut faire de la Torah notre seule étude, tous cela n’existait pas auparavant !</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Barouh Hachem on a la possibilité d’agir, de propager la Torah, de faire des Mitsvot et des bonnes actions, et que cela s’amplifien encore et encore, et qu’il nous délivre et que vienne le Machiah’ rapidement Amen !</span></p>
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		<title>La science et les sens</title>
		<link>https://chiourim.com/la-science-et-les-sens-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 May 2024 07:35:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde de la Torah]]></category>
		<category><![CDATA[judaisme et science]]></category>
		<category><![CDATA[Kedochim]]></category>
		<category><![CDATA[Torah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la paracha de Kedochim, la Torah nous met en garde de ne pas adopter les coutumes des nations idolâtres : « N’adoptez pas les coutumes de la nation que Je chasse devant vous… » (Vayikra 20, 23).</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><strong>Dans la paracha de Kedochim, la Torah nous met en garde de ne pas adopter les coutumes des nations idolâtres : « N’adoptez pas les coutumes de la nation que Je chasse devant vous… » (Vayikra 20, 23). </strong></p>
<p><!--break--></p>
<p class="rtejustify">Cet interdit implique notamment que nous n’agissions pas selon les « coutumes des Emoréens ». Cette expression, que l’on retrouve à de multiples reprises dans le Talmud, désigne toutes les pratiques auxquelles se prêtaient les Emoréens et que l’on pourrait rattacher aux superstitions dans le plus large sens du terme. NOUS trouvons ainsi que selon une coutume de l’époque, une personne souffrant des oreilles attachait sur elle des oeufs d’une espèce de sauterelles ayant le « pouvoir » de la guérir. Aux personnes plongées dans un sommeil comateux, on attachait la dent d’un renard vivant, et à celles souffrant d’insomnies, on choisissait la dent d’un renard mort. Ou encore, le clou extrait d’une potence ayant déjà servi avait, selon leurs dires, le pouvoir de nettoyer une plaie infectée (exemples cités dans la michna Chabbat 6, 10).<br />
La Torah nous interdit donc ici de reproduire ce genre de pratiques, que seule la futilité des croyances idolâtres saurait justifier.<br />
<strong>Scepticisme et croyance<br />
</strong>Il convient cependant d’émettre une réserve sur ce principe :dans le Talmud, on découvre que certains avis autorisent les pratiques énoncées plus haut, au motif qu’« elles relèvent dudomaine de la médecine » (Chabbat 67/a, avis retenu dans la Halakha).<br />
Ceci, à l’exclusion de toute une liste de « soins »prohibés (énoncées dans la Tossefta Chabbat), qui n’ontquant à eux aucun effet thérapeutique. Autrement dit, toute pratique dont l’effet est explicable rationnellement, au moyen d’une observation tangible, entre dans le domaine de la médecine. Et réciproquement, un usage n’ayant aucune efficacité est proscrit au même titre que toute superstition.<br />
Jusque-là, cette définition semble cohérente et correspond parfaitement à la conception que nous avons aujourd’hui de la science : tout ce que nos sens perçoivent et que notre raison peut expliquer se définit comme une connaissance rationnelle et entre dans le domaine scientifique. Mais cette simplification des choses s’avère cependant totalement insuffisante. En effet, cette règle revient in fine à déclarer chimère et utopie tout ce que la raison dément.<br />
<img decoding="async" style="width: 400px; height: 284px; border-width: 1px; border-style: solid;" title="" src="http://www.chiourim.com.bneitorah.bnei-torah.lbn.fr/sites/default/files/images/5_Stem_cell_embryo_20x_01_0.jpg" alt="" />Orde toute évidence, lier Torah au scepticisme et à l’incrédulité semble totalement insensé. Malgré toute la rationalité. Dans la paracha de Kedochim, la Torah nous met en garde de ne pas adopter les coutumes des nations idolâtres : « N’adoptez pas les coutumes de la nation que Je chasse devant vous… » (Vayikra 20, 23). Cet interdit implique notamment que nous n’agissions pas selon les « coutumes des Emoréens ».<br />
Cette expression, que l’on retrouve à de multiples reprises dans le Talmud, désigne toutes les pratiques auxquelles se prêtaient les Emoréens et que l’on pourrait rattacher aux superstitions dans le plus large sens du terme qu’on lui attribue, le judaïsme est évidemment fondé sur la conviction qu’une Cause première, impénétrable pour l’esprit humain, régit le monde et que d’innombrables forces métaphysiques y règnent.<br />
Si l’on s’en tient à un scepticisme indifférent, quel sens la raison peut-elle donner aux innombrables évocations « miraculeuses » qui foisonnent dans la Torah ? Comment expliquer l’ouverture de la mer Rouge, l’existence d’une Manne tombant du Ciel ou d’un rocher « ambulant » offrant de l’eau – si la raison seule dicte nos croyances ?<br />
<img decoding="async" style="width: 400px; height: 408px; border-width: 1px; border-style: solid;" title="" src="http://www.chiourim.com.bneitorah.bnei-torah.lbn.fr/sites/default/files/images/atome_Uranium.jpg" alt="" /><br />
Cette remarque – formulée par le Rachba dans un responsa dédié à ce thème (tome I, 413) – met en relief une contradiction profonde dans cet énoncé de la Torah : d’une part, l’interdiction d’imiter les coutumes des Emoréens proscrit toute pratique que la raison ne saurait justifier, autrement dit, les différentes formes de superstitions infondées ; et d’autre part, la Torah admet et soutient de toute évidence la croyance en des forces métaphysiques, elles-mêmes issues de la Toute-Puissance du Créateur… D’où le paradoxe : si l’on croit dans des forces inappréciables, quelles sont celles que l’on ne peut admettre ?<br />
De fait, donner une définition précise des « Darké haEmori »s’avère extrêmement ardu. Le Rachba lui-même peine à percer ce mystère : « Toute ma vie, je me suis gardé d’énoncer un avis sur des thèmes dans lesquels les discussions abondent (…) car ces sujets que tu évoques, je ne les maîtrise pas (…)j’éprouve encore de grandes hésitations à cet égard (…) je mecontente d’énoncer les principes appliqués dans la Halakha face à un doute, jusqu’à ce qu’un sage nous gratifie de sa science et nous sorte de ce labyrinthe »…</p>
<p><strong> La piste de l’empirisme</strong><br />
Différentes pistes sont cependant explorées dans ce responsa. Essentiellement au travers des écrits du maître par excellence de la vision rationaliste du judaïsme : Maïmonide. Dans l’un de ses écrits, le Rambam évoque à cet égard la notion d’empirisme, qui consiste à dire que seule l’expérience peut détermine rune connaissance : « Ne considère pas étant problématique ce que nos Sages autorisent le port d’un clou de potence ou celui d’une dent de renard car en ces temps, les hommes considéraient que l’expérience avait prouvé l’effet thérapeutique de ces pratiques(…) car toute pratique dont le bien-fondé est prouvé par l’expérience – bien que la logique ne puisse en déterminer le processus – est autorisée à des fins thérapeutiques… » (Guide des Egarés part. III chap. 37).Aussi nécessaire que soit la raison, elle doit admettre ses propres limites : elle ne saurait être l’unique facteur permettant d’aboutir à une connaissance, dans la mesure où la Vérité absolue échappe totalement aux sens humains. Pour « palper » cette Vérité du bout des doigts, l’unique solution consiste à relever les faits qui se manifestent à nos yeux, et qui peuvent témoigner a posteriori d’une réalité même lorsque son sens nous échappe.<br />
<img decoding="async" style="width: 400px; height: 300px; border-width: 1px; border-style: solid;" title="" src="http://www.chiourim.com.bneitorah.bnei-torah.lbn.fr/sites/default/files/images/l_univers.2242.jpg" alt="" />Mais d’un autre côté, le Rambam émet également de sérieuses réserves sur la valeur des connaissances empiriques : la force de l’induction ne saurait se hisser à un rang supérieur à celui de la «spéculation ». En effet, Maïmonide évoque à plusieurs reprises, et de manière totalement paradoxale, la nécessité d’attribuer un sens à une science pour qu’elle puisse être valable. Cette contraction dans les propos mêmes du Rambam souligne combien l’empirisme reste une voie à utiliser avec modération. Car même ce que l’expérience montre ne saurait être davantage qu’une « estimation », nous permettant d’avoir des présomptions quant à l’efficacité d’une pratique. En vérité, ceci est vrai non seulement pour<br />
des pratiques à caractère « métaphysique »,comme ces objets que l’on suspendait au coudes malades, mais même pour des sciences ayant l’audace de se qualifier d’ « exactes ».<br />
<img decoding="async" style="width: 400px; height: 300px; border-width: 1px; border-style: solid;" title="" src="http://www.chiourim.com.bneitorah.bnei-torah.lbn.fr/sites/default/files/images/images.jpg" alt="" /><br />
Par exemple, on trouve une application très parlante de cette réalité dans le monde dela pharmacologie : jamais on ne pourra apporter la preuve formelle qu’un patient a été guéri grâce à la molécule contenue dans une solution médicamenteuse. Le seul moyen de faire approuver un médicament réside dans des méthodes statistiques, qui consistent à établir qu’un groupe de patients traités aura guéri plus rapidement qu’un autre groupe non traité. Et c’est uniquement de cette manière que les autorités sanitaires approuvent la valeur d’un médicament. Voilà une sciencea uthentique, n’ayant pour fondement qued e fortes « présomptions »…Aux yeux du Rachba, ceci renforce l’idée qu’aucune définition unilatérale ne saurait être donnée au monde des sciences, dans la mesure où la raison est contrainte d’admettre ses propres limites et où l’expérience n’offrira jamais plus que des présomptions. En vérité, ces grandes questions qui taraudèrent les maîtres de notre nation prirent, avec le temps, la forme d’une science en soi, dont une branche se pencha exactement sur la problématique posée par le Rachba.<br />
<strong>Epistémologie<br />
</strong>Véritable philosophie des sciences, l’épistémologie constitue l’étude critique des sciences, de  leur formation et des critères qui les conditionnent. L’une des branches de cette science s’évertue à mettre en évidence la légitimité d’une science.<br />
<img decoding="async" style="width: 400px; height: 87px; border-width: 1px; border-style: solid;" title="" src="http://www.chiourim.com.bneitorah.bnei-torah.lbn.fr/sites/default/files/images/equation1.gif" alt="" />Pendant longtemps, les grandes écoles scientifiques admettaient qu’une science ne peut être reconnue comme telle que si elle résiste à l’épreuve du sens (le Cercle de Vienne). Mais l’un des plus célèbres épistémologues du siècle dernier, Karl Popper, réfuta catégoriquement ces approches :<br />
« La science n’est pas un système d’énoncés certains et bien établis : notre science n’est pas savoir, elle ne peut jamais prétendre avoir atteint la vérité (…) Nous ne savons pas, nous ne pouvons que conjecturer ». De la sorte, Popper admet que tout système scientifique conserve à jamais son caractère hypothétique, l’empirisme ne l’élevant guère plus qu’au rang du mythe. C’est ainsi qu’il arriva à la conclusion que le seul fondement d’une science sera ce qu’il appelle lui-même sa « testabilité » : au moyens de tests, on éprouve la fiabilité d’une connaissance, sans jamais l’accepter comme une vérité unilatérale. C’est en côtoyant Albert Einstein et ses méthodes de travail que Popper aboutit à ces conclusions.<br />
<img decoding="async" style="width: 300px; height: 450px; border-width: 1px; border-style: solid; margin: 10px;" title="" src="http://www.chiourim.com.bneitorah.bnei-torah.lbn.fr/sites/default/files/images/Watkins_David_microscope00_0.jpg" alt="" /><br />
Pour prouver le bien-fondé de ses théories, le célèbre physicien ne se suffisait pas de les corroborer à l’aide de quelques expériences. Pour lui, il était impératif d’émettre en place des tests précis, dont les résultats étaient capables, s’ils s’avéraient négatifs, d’invalider catégoriquement ses thèses. Pour ces hommes, une science n’a pas pour vocation de vérifier son authenticité, mais de faire preuve d’une certaine fiabilité dans des situations données, sans avoir jamais la prétention de s’imposer en tant que vérité établie.<br />
<strong>Conclusions<br />
</strong>Retenons donc les quelques points suivants : comme les maîtres de notre tradition le mettent en évidence, nous devons admettre notre incapacité à établir la démarcation entre la métaphysique et l’utopie. Nous avons la conviction profonde que des forces métaphysiques règnent dans ce monde, mais notre raison n’est pas à elle seule en mesure de distinguer le vrai du faux. Dans le même esprit, quoiqu’à un autre niveau, les « sages des nations » admettent également que nulle connaissance ne peut se targuer d’être vérité, dans la mesure où nos sens nous accordent une marge de fiabilité très réduite.<br />
<img decoding="async" style="width: 400px; height: 267px; border-width: 1px; border-style: solid;" title="" src="http://www.chiourim.com.bneitorah.bnei-torah.lbn.fr/sites/default/files/images/molecule_47c2a71153edc_hires.jpg" alt="" /> Ceci met en relief une réalité hautement troublante : la vérité absolue échappe totalement à la perception de l’être humain, et une connaissance ne sera finalement jamais qu’une série d’observations aboutissant à un résultat estimé. Nous nous efforçons d’analyser ce qui s’offre à nos sens, tout en conservant une profonde humilité face à tous ces mystères que certainement nul ne parviendra jamais à percer. L’unique certitude que nous puissions entretenir,c ’est que seule une Sagesse suprême peut être à l’origine de tant de mystères. Et que lorsqu’on pense avoir compris quelque chose du monde qui nous entoure, c’est qu’on a simplement mis le doigt sur une nouvelle preuve de notre ignorance. Par Yonathan Bendennnoune ( source : Hamodia</p>
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		<title>Vivre par l&#8217;accomplissement des Mitsvot</title>
		<link>https://chiourim.com/parachath-a-harei-moth-l-homme-vivra-par-elles-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Apr 2024 05:30:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[6 A'haré-Mot]]></category>
		<category><![CDATA[7 Kedochim]]></category>
		<category><![CDATA[Monde de la Torah]]></category>
		<category><![CDATA[A‘harei moth]]></category>
		<category><![CDATA[Aharei Mot]]></category>
		<category><![CDATA[Aharemot Kedochim]]></category>
		<category><![CDATA[Torah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En même temps qu’elle nous demande d’observer fidèlement ses lois, la Tora indique que « l’homme “vivra par elles” (וחי בהם) » (Wayiqra 18, 5). De ce précepte a été tiré une règle fondamentale : On doit vivre par les mitswoth, et non mourir par elles (Voir notamment Yoma 85b). Reste à déterminer le champ d’application de cette règle.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div align="justify">
<div class="rtejustify"><span style="font-family: times new roman,times,serif;"><span style="font-size: 16px;"><strong>En même temps qu’elle nous demande d’observer fidèlement ses lois, la Tora indique que « l’homme “vivra par elles” (וחי בהם) » (Wayiqra 18, 5).<br />
De ce précepte a été tiré une règle fondamentale : On doit vivre par les mitswoth, et non mourir par elles (Voir notamment Yoma 85b).<br />
Reste à déterminer le champ d’application de cette règle.</strong></span></span></div>
<p><!--break--></p>
<p><span style="font-family: times new roman,times,serif;"><span style="font-size: 16px;">On sait qu’il existe trois péchés « capitaux », que sont l’idolâtrie, la débauche sexuelle et le meurtre, pour se préserver desquels on doit subir le martyre plutôt que les commettre (Sanhédrin 74a).</span></span></p>
<p>Qu’en est-il des autres transgressions ?</p>
<p>De nombreux ouvrages ont été écrits sur ce sujet, et nous nous contenterons ici d’évoquer les limites qu’il est permis d’instituer aux règles de la cacherouth.</p>
<p>On trouve dans le deuxième livre des Rois (6, 24) le récit d’une famine dont ont souffert les habitants de la ville de Samarie lorsqu’elle a été assiégée par les Syriens.</p>
<p>Cette famine affama la population de cette ville, au point que « le prix de la tête d’un âne s’éleva jusqu’à quatre-vingts chéqels d’argent, et le quart d’un qav (mesure d’environ un litre) de fiente de pigeon à cinq chéqels d’argent ».</p>
<p>Ce siège, explique Ralbag/Gersonide, dura probablement très longtemps, ce qui explique le renchérissement considérable des denrées alimentaires et notamment celui de la tête d’un âne. Cette précision touchant un animal impur indique que les habitants de Samarie en ont mangé. D’où l’on peut conclure qu’en cas de danger pour la vie, mais uniquement dans ce cas, il devient permis de manger des aliments interdits.</p>
<div align="center"><span style="font-family: times new roman,times,serif;"><span style="font-size: 16px;"><strong><u>Haftarath parachiyoth A‘harei moth et Qedochim (Rite achkenaze) – Le bannissement d’Amos </u> </strong></span></span></div>
<p><span style="font-family: times new roman,times,serif;"><span style="font-size: 16px;">« En ce jour-là, annonce Hachem par la bouche de Son prophète Amos, Je relèverai la souka de David, qui est tombée » (9, 11), expression qui signifie, selon les commentateurs, que sera alors rétablie la monarchie de la lignée de David.</span></span></p>
<p>Il est possible que ce présage ait été considéré comme subversif, et qu’il ait été à l’origine des désagréments qu’a connus le prophète quand Amatsia, prêtre de Béthel, envoya dire à Jéroboam II, roi d’Israël, qu’Amos conspirait contre lui (7, 10).</p>
<p>Amos était en effet issu de la tribu nordiste d’Asèr (Radaq ad loc.), de sorte que ses propos ont pu être évalués comme une trahison, ou tout au moins comme de nature à le faire soupçonner d’intelligence avec une nation ennemie, alors surtout qu’il annonçait également que le roi Jéroboam mourrait par l’épée.</p>
<p>Il est remarquable de constater que ce roi s’est montré d’une grande mansuétude envers notre prophète, malgré ce qui aurait pu être considéré comme un crime de lèse-majesté, et qu’il s’est contenté de le bannir de son royaume et de l’exiler dans celui de Juda (7, 12).</p>
<p>Jacques KOHN zal</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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		<title>La Yechiva de Ponievitz le jour de Yom Haatsmaout, un drapeau israélien brandi sur le toit.</title>
		<link>https://chiourim.com/yechiva-de-ponievitz-jour-de-yom-haatsmaout-drapeau-israelien-brandi-toit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Apr 2024 05:25:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Monde de la Torah]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Juif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme tous les ans, le drapeau d'Israel flotte le jour de Yom haatsmaout en haut de  la Yechiva de Ponievitz, et ce tous les ans depuis sa création, à la demande du Roch Yéchiva.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id=":ns"></div>
<div tabindex="-1"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-37610" src="https://chiourim.com/wp-content/uploads/2018/04/Image-1-1.png" alt="" width="789" height="826" srcset="https://chiourim.com/wp-content/uploads/2018/04/Image-1-1.png 789w, https://chiourim.com/wp-content/uploads/2018/04/Image-1-1-287x300.png 287w, https://chiourim.com/wp-content/uploads/2018/04/Image-1-1-768x804.png 768w" sizes="(max-width: 789px) 100vw, 789px" /></div>
<div id=":pr" tabindex="-1"> Comme chaque année depuis l&rsquo;établissement de la yeshiva, un drapeau israélien flottait à Ponevezh à Bnei Brak pendant la fête de l&rsquo;indépendance. La Yéchiva a été établie dans la ville de Panevezys, en Lituanie par le rabbin de la ville, Rabbi Yossef Shlomo Kahanman. La plupart des élèvs ont péri dans l&rsquo;Holocauste, et quand le rabbin Kahneman a pu venir en Israël il a immédiatement entamé la re-construction de la Yéchiva. En 1945, le bâtiment de la yeshiva a été inauguré sur la « Givat Hayéchiva », Zichron Meir à Bnei Brak. Depuis la création de l&rsquo;Etat d&rsquo;Israël s&rsquo;agite un drapeau israélien à la tête du bâtiment de la yeshiva le jour de l&rsquo;indépendance, en suivant les enseignements du fondateur de la yeshiva, Rabbi Yossef Shlomo Kahanman.</div>
<div tabindex="-1"><img decoding="async" class="aligncenter size-large wp-image-37611" src="http://www.chiourim.com/wp-content/uploads/2018/04/Image-1-2-1024x576.png" alt="" width="669" height="376" srcset="https://chiourim.com/wp-content/uploads/2018/04/Image-1-2-1024x576.png 1024w, https://chiourim.com/wp-content/uploads/2018/04/Image-1-2-300x169.png 300w, https://chiourim.com/wp-content/uploads/2018/04/Image-1-2-768x432.png 768w, https://chiourim.com/wp-content/uploads/2018/04/Image-1-2.png 1280w" sizes="(max-width: 669px) 100vw, 669px" /></div>
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		<title>La vente du H&#8217;ametz en ligne</title>
		<link>https://chiourim.com/vente-hametz-ligne-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Apr 2024 05:00:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[6 Pessah]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Fêtes juives]]></category>
		<category><![CDATA[Monde de la Torah]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Juif]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chiourim.com vous propose de réaliser votre vente du Hametz en ligne avec le Rav Wolff, Rav et Av Beth Din d'Amsterdam via un formulaire.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>[fusion_text]</p>
<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>Chiourim.com vous propose de réaliser votre vente du Hametz en ligne avec le Rav Wolff, Rav et Av Beth Din d&rsquo;Amsterdam via un formulaire.</strong></span></p>
<p>[/fusion_text][button link= »https://bit.ly/ventehametz » color= »blue » size= » »  stretch= » »  type= »3d » shape= » » target= »_blank » title= » » gradient_colors= »| » gradient_hover_colors= »| » accent_color= » » accent_hover_color= » » bevel_color= » » border_width= » » icon= » » icon_position= »left » icon_divider= »no » modal= » » animation_type= »0&Prime; animation_direction= »left » animation_speed= »1&Prime; animation_offset= » » alignment= »center » class= » » id= » »]Remplir le formulaire[/button][separator style_type= »none » top_margin= »10&Prime; bottom_margin= »10&Prime; sep_color= » » border_size= » » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][separator style_type= »none » top_margin= »10&Prime; bottom_margin= »10&Prime; sep_color= » » border_size= » » icon= » » icon_circle= » » icon_circle_color= » » width= » » alignment= »center » class= » » id= » »][fusion_text]</p>
<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #ff0000;">Il est recommandé d&rsquo;effectuer un don :  </span></strong></p>
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		<item>
		<title>Tes enseignements sont éternels !</title>
		<link>https://chiourim.com/tes-enseignements-sont-eternels-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Apr 2024 05:08:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[3 Chemini]]></category>
		<category><![CDATA[Cours]]></category>
		<category><![CDATA[Monde de la Torah]]></category>
		<category><![CDATA[Paracha]]></category>
		<category><![CDATA[CHEMINI]]></category>
		<category><![CDATA[Torah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> Le plus sage d’entre les hommes déclare : « Retourne [la Torah] dans tous les sens, elle t’élèvera », (Proverbes, 4, 8). Selon Rachi, d’après le Talmud (Méguila, page 18/a), cela signifie que l’homme doit « creuser » et retourner la Torah dans toutes les sens pour y découvrir ses merveilles.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><strong> Le plus sage d’entre les hommes déclare : « Retourne [la Torah] dans tous les sens, elle t’élèvera », (Proverbes, 4, 8). Selon Rachi, d’après le Talmud (Méguila, page 18/a), cela signifie que l’homme doit « creuser » et retourner la Torah dans toutes les sens pour y découvrir ses merveilles.</strong></p>
<p><!--break--></p>
<p class="rtejustify"><span class="text">Cette prescription du roi Salomon apparaît également ici : « C’est pourquoi les premiers maîtres du peuple juif sont appelés des ‘Sofrim’ [des hommes qui comptent], parce qu’ils comptaient toutes les lettres de la Torah », (Traité talmudique Kiddouchin, page 30/a). En effet, l’amour considérable que ces hommes avaient pour la Torah les portait à estimer non seulement ses enseignements, mais aussi chacune de ses lettres, au point de les compter comme des pierres précieuses !<br />
Le rav ‘Haïm de Volozhin et son frère, le rav Zalman, étaient deux disciples de prédilection du Gaon de Vilna. Si le rav ‘Haïm était d’une immense érudition, on disait du rav Zalman qu’il était d’une grandeur proprement inouïe. Tout le monde voyait en lui un futur pilier du peuple juif. Malheureusement, les desseins du Ciel étaient tout autres : à peine âgé de 32 ans, le rav Zalman rendit son âme au Créateur.<br />
Et de fait, du vivant même de son frère, le rav ‘Haïm ne tarissait d’éloges à son sujet. Or malgré tout, il répétait souvent que toute l’érudition du rav Zalman n’arrivait pas à la cheville de celle du Gaon de Vilna. Ces déclarations ne manquaient pas de susciter l’étonnement : quelle érudition peut-on encore ajouter à celle d’un homme qui maîtrise toute la Torah sur le bout des doigts ? Mais la réponse du rav ‘Haïm n’était pas moins pertinente : « Certes, mon frère connaît la Torah de Alef à Tav, mais il ne la connaît que dans ce sens. Le Gaon de Vilna, quant à lui, la connaît aussi bien dans un sens que dans l’autre ! ».<br />
</span></p>
<p class="rtecenter"><strong>Ce n’est pas une chose vaine !</strong></p>
<p class="rtejustify"><span class="text">En vérité, ces maîtres ne se contentaient pas de recenser les lettres de la Torah : ils s’efforçaient de pénétrer la signification de chacune d’elles. Cela apparaît dans un texte qui complète celui du Talmud, évoqué plus haut : « Ils comptaient toutes les lettres de la Torah et les interprétaient » – autrement dit, ils s’évertuaient à découvrir toutes les dimensions que recèle chaque syllabe de la Torah.<br />
Cette approche de la Torah apparaît en fait explicitement dans le verset : « Prenez à cœur toutes les paroles que Je vous dicte en ce jour (…), car ce n’est pas pour vous une chose vaine », (Dévarim, 32, 46-47). Ce verset exprime l’un des principes élémentaires du judaïsme selon lequel chaque mot – et même chaque lettre – de la Torah possède une signification et renferme des dimensions incommensurables. La Torah étant la Science divine par excellence, elle est donc infinie et jamais un homme – en tant qu&rsquo;être engoncé dans la matière – ne parviendra à l’appréhender dans sa totalité…<br />
Le début et la fin de la phrase…<br />
Sur ce thème, une perspective remarquable fut dévoilée par l’auteur de l&rsquo;ouvrage Mégalé Amoukot. Nos Sages révèlent ainsi que les deux mots du verset « Daroch Darach » (Moché s’est renseigné – Vayikra, 10, 16) sont le milieu exact des mots de la Torah. C&rsquo;est-à-dire que le mot « daroch » appartient à la première moitié de la Torah, et le mot « darach » à la seconde. Le Mégalé Amoukot ajoute que, par tradition, nous savons que le premier mot doit figurer, dans les rouleaux de la Torah, à la fin d’une ligne et le second mot au début de la ligne suivante. Pour ce maître, cela constitue une allusion à l’éternité de la Torah : même après que l’homme pense avoir interprété [darach] l’ensemble de la Torah – c&rsquo;est-à-dire qu’il considère être arrivé au bout de la « ligne » de ses connaissances –, il doit savoir qu’il se trouve en vérité au tout début de son étude et qu’il doit sans cesse reprendre ses interprétations !</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p class="rtecenter"><strong>Ceux qui connaissent Ton Nom</strong></p>
<p class="rtejustify"><span class="text">Cette perspective ouverte sur l&rsquo;immensité infinie du texte biblique doit dissuader l’homme d’éprouver le moindre orgueil à l’égard des connaissances accumulées, dans la mesure où celles-ci restent infimes par rapport à l’ampleur de la Torah. En outre, ceci doit nous encourager à persévérer dans notre étude et ne jamais se suffire de notre « acquis » en la matière.<br />
C’est l’une des leçons que nous enseigne la section relative à la Vache rousse. Comme nous le savons, la mitsva de la Vache rousse appartient au domaine des ‘houkim, les décrets impénétrables par l’esprit humain. Nos Sages écrivent que le roi Salomon avait justement dit à son sujet : « Je pensais devenir sage, mais la sagesse est restée loin de moi » (L&rsquo;Ecclésiaste, 7, 23). Après avoir sondé toutes les facettes de la Torah, le roi Salomon arriva à la conclusion que malgré tous les talents susceptibles d&rsquo;être déployés par l’homme, jamais il ne pourra pénétrer la signification des préceptes de la Torah. Ceci, à l’image de la Vache rousse qui symbolise la profondeur incommensurable des enseignements de la Torah.<br />
Se fondant sur les paroles du Mégalé Amoukot, le Bné Issakhar ajoute à ce sujet une remarque intéressante. D’après lui, le fait que les mots « Daroch darach » apparaissent sur deux lignes distinctes constitue une « allusion adressée à l’homme, afin que jamais il ne se dise : ‘Me voilà arrivé au bout de mes capacités, je vais donc cesser de m’échiner à apprendre davantage, puisque cela n’est pas dans mes moyens !’. Que personne ne pense ainsi : au contraire, il faut rechercher de nouvelles interprétations; et le Saint béni soit-Il offrira à l’homme une force supplémentaire, qui permettra à son esprit et à son âme de découvrir davantage ! » (cité dans l’ouvrage Igra déPirka, dans les annexes à la fin du livre).<br />
Dans le sillage de ces explications, l’auteur du Bné Issakhar enchaîne avec l’idée suivante : « A mon sens, cela apparaît dans le verset : ‘Ceux qui connaissent Ton Nom auront confiance en Toi (…)’ (Psaumes 9, 11) – les hommes qui savent que la Torah est composée de tous les Noms du Saint béni soit-Il et qui comprennent donc que jamais on n’arrivera à la connaître dans son intégralité. Ces hommes ont néanmoins confiance en Toi et s’obstinent à la découvrir et à l’interpréter toujours plus profondément. Car ils savent que, ce faisant, la Torah les renforcera, attendu que ‘(…) Tu n’abandonneras pas ceux qui réclament [dorchékha] Ton Nom’ – Tu n’abandonnes pas ceux qui comprennent le sens des mots ‘Daroch Darach’ ! ».</span></p>
<p class="rtejustify"><span class="text"><br />
Par </span>Yonathan Bendennnoune ( Hamodia.fr)</p>
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		<item>
		<title>Rabbi David Abouhatseira parle de son grand père Baba Salé zal</title>
		<link>https://chiourim.com/rabbi-david-abouhatseira-parle-de-son-grand-pere-baba-sale-zal-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Jan 2024 08:00:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Monde de la Torah]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Juif]]></category>
		<category><![CDATA[Baba Salé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le rav David ‘Haï Abou’hatsira chlita de Naharya petit fils de Baba Salé avait lors de la 27ème Hiloula accepté de rédiger,  un texte dans lequel il nous faisait partager quelques pensées et souvenirs forts qu’il conservait de son illustre et vénéré grand-père. </p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><strong>Le rav David ‘Haï Abou’hatsira chlita de Naharya petit fils de Baba Salé avait lors de la 27ème Hiloula accepté de rédiger,  un texte dans lequel il nous faisait partager quelques pensées et souvenirs forts qu’il conservait de son illustre et vénéré grand-père. Voici donc de larges extraits de ce texte inédit &#8211; intitulé « Israël ! C’est par toi que Je Me couvre de gloire ! » </strong></p>
<p><!--break-->« Nous savons que lors des six jours de la Création, le Saint béni soit-Il créa une Lumière d’une intensité formidable, le « Or ha- Ganouz », mais Il la dissimula au coeur de sa Torah. Mon grand-père, que son mérite soit pour nous une bénédiction, voyait des choses qui échappent totalement à notre perception. Cette extraordinaire « vision » était due au fait qu’il s’absorbait dans l’étude de la Torah corps et âme, littéralement de toutes ses forces. C’est elle qui l’illuminait de cette lumière ardente, et qui lui permettait de voir ces choses imperceptibles au commun des hommes.</p>
<p>Mon grand-père était aussi un homme qui avait acquis une maîtrise de soi parfaite, si bien qu’un grand nombre de ses attitudes pouvaient sembler, à nos yeux, surnaturelles. Il pouvait ainsi se consacrer jour et nuit à la Torah et aux prières, à des jeûnes qui pouvaient même se prolonger pendant six jours consécutifs. Il s’adonnait aussi à des mortifications pénibles et il réalisait de nombreux « tikounim » [pratiques d’amendement cabalistiques] sans jamais manifester la plus petite gêne, comme s’il était un ange insensible aux réalités du corps.</p>
<p class="rtecenter"><span style="color: #0000ff;"><strong>La force du Juste</strong></span></p>
<p>Nos Sages évoquent l’idée suivante : « Le Saint béni soit-Il vit que les Justes seraient peu nombreux, Il les ‘repiqua’ dans chaque génération… ». Rav Méïr Shapira de Lublin expliquait que cette parabole est à prendre au pied de la lettre. De la même manière que l’on cultive des graines dans des serres pour ensuite les « repiquer » ailleurs, ainsi le Saint béni soit-Il agit avec Ses Justes : pour leur permettre de se développer spirituellement, D.ieu fait grandir les Justes dans les « serres » des anciennes générations, et les repique ensuite dans des époques moins éminentes. C’est pourquoi nous trouvons jusqu’à nos jours des hommes, tels mon grand-père, d’une dimension qui nous dépasse totalement, dont le corps est déposé ici-bas mais dont l’esprit appartient à la spiritualité d’un autre temps.</p>
<p class="rtecenter"><span style="color: #0000cd;"><strong>En progrès constant</strong></span></p>
<p>Chez mon grand-père zatsal, le service du Créateur se concevait comme un perpétuel mouvement vers l’avant. D’un degré spirituel à l’autre, il découvrait chaque jour une nouvelle proximité du Saint béni soit-Il, ne s’accordant jamais le moindre répit. C’est en ce sens que l’homme est qualifié d’être qui « avance », comme le soulignent les versets : « J’avancerai devant l’Éternel dans la terre des vivants » (Psaumes 116, 9) ou encore : « Heureux ceux dont la voie est intègre, qui avancent au gré de la Torah de D.ieu » (ibid. 119, 1). Dans cet ordre d’idée, le Noam Elimélekh expliquait l’enseignement de nos Sages : « Celui qui accomplit une bonne action sans se déplacer, aura la récompense de son acte » (Maximes des Pères). Or de prime abord, quelle importance y a-t-il à « se rendre » à l’endroit d’une mitsva ? L’essentiel n’est-il pas que l’acte soit finalement accompli ? La réponse est que lorsqu’un homme, après avoir accompli une mitsva, continue à stagner sans « aller de l’avant », on peut être sûr que son unique intention était d’en percevoir une récompense. C’est pourquoi cet homme n’aura que la « récompense de son acte », sans qu’aucun progrès sensible ne survienne en lui. Chez mon grand-père en revanche, on pouvait ressentir l’élévation constante jusqu’à son dernier souffle. Chaque prière qu’il prononçait, chaque instant qu’il consacrait à l’étude était le reflet d’une intensité jamais atténuée. Jusqu’à son dernier jour, il consacra aussi une immense énergie à honorer la mémoire des Justes des générations passées, par des festins de Hilloula dans lesquels la sainteté était réellement palpable. En ces occasions, il parlait longuement de la personnalité du Juste dont le souvenir était commémoré, de sa manière de servir le Créateur et de ses enseignements propres. Ces évocations étaient si vivantes que l’on aurait pu sentir l’âme du Juste prendre elle aussi part aux festivités. De même, lorsque des érudits se présentaient chez lui, il leur manifestait les plus grands honneurs, et leur offrait tout ce qu’il possédait, à proprement parler. Je me souviens encore d’un jour où un Gadol de la génération précédente lui avait rendu visite pour solliciter son aide : mon grandpère zatsal avait entièrement vidé le contenu de son tiroir et lui avait donné jusqu’à la dernière pièce qu’il y trouva ! Il demanda ensuite qu’on donne à ce rav tout l’argent de son sac et vers la fin du repas, il avait même retourné ses poches pour ne pas manquer de lui donner jusqu’à son dernier sou ! Les personnes présentes en étaient sorties stupéfaites. L’amour du prochain qui l’animait était tout autant exceptionnel : il priait du fond de son coeur pour chaque Juif qui venait le solliciter, sans épargner larmes et supplications. Et pour les situations les plus tragiques, il jeûnait et redoublait ses prières jusqu’à ce que la personne éprouvée soit délivrée de ses tourments.</p>
<p class="rtecenter"><span style="color: #0000ff;"><strong>La force et l’humilité</strong></span></p>
<p>Il nous était difficile de regarder mon grand-père en face, tant son visage inspirait la crainte. Ses yeux brillaient de mille éclats, son visage resplendissait d’une formidable aura. En revanche, lorsqu’il commençait ses prières, tout son corps était saisi de tremblements, preuves de la profonde crainte du Ciel qui l’habitait. Il incarnait ainsi la force et la dignité conjuguées à la crainte et l’humilité. Ces deux aspects de sa personnalité sont en réalité parfaitement complémentaires : lorsque l’on atteint une haute perception du Saint béni soit-Il, on ne peut qu’être envahi d’humilité. Et inversement, lorsqu’un homme réalise la petitesse de sa condition, il mérite alors de connaître une formidable proximité de son Créateur. Ceci est en fait l’un des plus profonds aspects de la personnalité de mon grand-père : parce qu’il se rabaissait devant son Créateur et se soumettait à Lui de tout son être pour intercéder en faveur de ses frères juifs, il accéda à des dimensions inouïes grâce auxquelles « il ordonnait et ses désirs s’accomplissaient ».</p>
<p class="rtecenter"><span style="color: #0000cd;"><strong>Le saint Chabbat</strong></span></p>
<p>Il m’est vraiment difficile de décrire par des mots l’impression que me laissait chaque Chabbat vécu auprès de mon grand-père zatsal. Le lever avant l’aube aussitôt suivi de la lecture dans un Séfer Torah de la paracha et du targoum, puis l’étude du Zohar et des grands ouvrages de Kabala apportaient à ces moments une indicible sainteté. Aux alentours de midi, il allait se tremper dans le mikvé. Ce moment revêtait alors une grande austérité : l’immersion se déroulait dans une atmosphère tendue, chacun voyait comment le Tsadik purifiait son âme et son corps et nul n’osait émettre le moindre son.</p>
<p>Les repas de Chabbat se conformaient au rythme qu’il imposait : à son signe, les plats étaient posés à table et chaque séouda était ponctuée de paroles de Torah. Lui-même s’asseyait à l’écart des autres convives, sur la table de son grand-père Rabbi Yaacov Abou’hatséra, le saint « Abir Yaacov », reçue en héritage de son père. Les plats qu’il consommait étaient eux aussi préparés et cuits séparément, dans des casseroles réservées à cet effet. Telles étaient ses exigences, et « le secret de D.ieu appartient à ceux qui Le craignent ».</p>
<p>Cependant, l’instant le plus crucial des repas était assurément celui du birkat hamazone. Bien que mon grand-père ne mangeât que de manière très frugale, il s’efforçait cependant de consommer alors une certaine quantité de pain. Et ceci en l’honneur du saint Chabbat, seulement pour avoir l’obligation de prononcer la bénédiction de grâce ! On le voyait alors se rasseoir et disposer chaque membre de son corps de manière à pouvoir orienter ses saintes pensées vers la prière. Une vive émotion s’emparait alors de l’assistance entière, alors que tous les yeux se rivaient sur le saint homme. Chaque mot de sa prière était pesé, et celle-ci s’étendait sur une durée de temps qui semblait ne devoir jamais s’arrêter. Après le repas, beaucoup restaient assis à table pour voir le maître se plonger dans l’étude de la Torah, notamment dans le « Or ha’Haïm » et le « Ma’hsof haLavan », oeuvre de son grand-père le Abir Yaacov et encore d’autres livres de Kabale.</p>
<p class="rtecenter"><span style="color: #0000ff;"><strong>Une générosité hors norme</strong></span></p>
<p>Les nombreuses biographies qui ont vu le jour sur mon grand-père zatsal insistent sur son incroyable générosité, et de fait, il suffit d’avoir vécu un tant soit peu à ses côtés pour comprendre ce que signifie réellement la Tsédaka. Pour soutenir les pauvres et tous ceux qui réclamaient son aide, il n’hésitait pas à se démunir intégralement. Et lorsqu’il ne lui restait plus d’argent, il contractait même des prêts dans des proportions difficilement descriptibles pour apporter un peu d’aide aux indigents. Que ce soit le Chabbat, un jour de fête ou même un Roch ‘Hodech, chaque occasion était bonne pour redoubler ces témoignages de générosité. En réalité, toute sa vie durant, il ne cessa jamais de défendre ses frères juifs et de témoigner en leur faveur. Et je suis même certain qu’il se tient encore aujourd’hui devant le Trône céleste pour implorer et intercéder en faveur du peuple juif.</p>
<p>Mon père et mon grand-père, de mémoire bénie, évoquaient souvent à cet égard le célèbre principe talmudique : « Il n’y a dans la généralité que ce qu’il y a chez le particulier » – autrement dit, chez le peuple juif, la dimension de l’individu autonome n’existe pas : chaque Juif incarne par essence une parcelle du peuple juif dans son intégrité ! Et c’est la conscience de cette union qui incitait ainsi mon grand-père à se soucier de chaque Juif quel qu’il soit, à s’efforcer de le rapprocher de la tradition de ses ancêtres, et à lui accorder toutes ses bénédictions.</p>
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		<title>La Brit Milah</title>
		<link>https://chiourim.com/la-mitsva-de-la-semaine-la-brit-milah6026-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Oct 2023 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1 Sefer Berechit]]></category>
		<category><![CDATA[3 Lekh Lekha]]></category>
		<category><![CDATA[Monde de la Torah]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Juif]]></category>
		<category><![CDATA[brith mila]]></category>
		<category><![CDATA[circoncision]]></category>
		<category><![CDATA[Lekh lekha]]></category>
		<category><![CDATA[Torah]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est dans la paracha Lekh Lekha que nous trouvons la première mention de la mitsva de brit mila, comme il est dit : « Voici Mon alliance dont vous avez la garde entre vous et Moi, et entre tes descendants après toi : circoncire pour vous chaque mâle » (Béréchit 17, 10).</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><strong>C’est dans la paracha Lekh Lekha que nous trouvons la première mention de la mitsva de brit mila, comme il est dit : « Voici Mon alliance dont vous avez la garde entre vous et Moi, et entre tes descendants après toi : circoncire pour vous chaque mâle » (Béréchit 17, 10).</strong></p>
<p><!--break-->L’affirmation de cette injonction est ensuite réitérée dans le Séfer Vayikra (paracha Tazria) quand il est dit : « Et le huitième jour, on circoncira son excroissance (orlato) [celle de l’enfant] » (Vayikra 12, 3). Or, l’acte qui consiste à retirer le prépuce, cette écorce qui recouvre l’organe génital masculin (Orla chéal haBrit) « ké Hilkhata – conformément à la loi », a pour conséquence d’amener l’homme juif à une certaine perfection, en particulier à générer en lui un nouveau rapport à ses pulsions corporelles (taavot). Mais de manière plus radicale encore, à l’instar du Chabbat, dénommé lui aussi « ot brit » &#8211; littéralement « le signe de l’alliance » (Chémot 31, 13), la brit mila a pour but d’inscrire l’existence de l’homme juif sous le sceau d’une indéfectible transcendance lui permettant ainsi de se relier aux plus hautes manifestations de la Révélation divine au cœur même du monde matériel.</p>
<p>La brit mila a pour but d’inscrire l’existence de l’homme juif sous le sceau d’une indéfectible transcendance lui permettant ainsi de se relier aux plus hautes manifestations de la Révélation divine au cœur même du monde matériel<br />
Par ailleurs, explique l’auteur du Séfer ha’Hinoukh, le Saint béni soit-Il voulut par ce commandement inscrire au cœur du peuple qu’Il distingua pour être appelé en Son nom [Israël], un signe indélébile (kavoua). Car, de même que le peuple juif se sépare des nations dans son âme, il portera dorénavant, dans sa chair même, la marque de sa vocation spirituelle. De plus, si cette distinction se trouve précisément au lieu de l’organe génital masculin, c’est parce qu’à l’instar de ce dernier qui assure la pérennité de l’espèce, la brit mila constitue le rappel de l’immortalité du peuple juif. De plus, si l’Eternel a laissé à l’homme le soin d’inscrire le signe de sa perfection sur son propre corps, et s’Il n’a pas voulu le faire naître déjà circoncis, et pour ainsi dire doué de son plein achèvement matériel, c’est pour nous rappeler que, de la même manière que la « finition » de sa dimension physique lui échoit, de même le couronnement de sa dimension spirituelle et morale est laissée entre les mains de l’être humain. Mais qu’on ne s’y trompe pas : loin de prôner la toute-puissance de l’être humain sur la nature, ce que la mitsva de brit mila nous révèle, c’est que la nature possède en elle-même des ressources insoupçonnées, expression de la volonté divine ayant présidé à sa création.</p>
<p><strong>La nature et l’esprit</strong><br />
Pour mettre en lumière cette idée, on rappellera cette anecdote extraite du livre « Anaf Ets Avot » (chapitre 2). Le Gaon Rabbénou Yehonatan Eibchitz fut un jour reçu chez l’empereur accompagné des autres ministres du pays. L’empereur leur posa à chacun des questions sur l’état de leur savoir. Puis il demanda : « Il y a deux forces dans le monde par le biais desquelles toutes les choses peuvent être mues : la nature et l’esprit. Et je me suis demandé laquelle des deux est la plus puissante, la loi naturelle ou l’esprit humain ? ». Le conseiller du roi fut le premier à répondre et déclara : « A mon avis, c’est l’homme qui est la créature la plus excellente. Gouvernant la nature, il peut en faire ce que bon lui semble. Prenons par exemple cette table en bois qui se trouve devant nous. Auparavant, elle n’était qu’un arbre au beau milieu de la forêt, jusqu’à ce que l’artisan le coupe en morceaux, qu’il le taille et le ponce avant de les assembler et d’en faire cette magnifique table qui trône dans la demeure de l’empereur. Mieux : cette coupe en or posée sur cette même table n’était auparavant rien de plus qu’un simple morceau de métal. Mais après que la main de l’artisan l’a touché de sa grâce, que l’orfèvre l’a fondu et poli, c’est un objet de charme qui nous est donné à voir. Il ne fait donc aucun doute, majesté : donnant naissance aux plus belles choses qui soient, l’esprit humain est bien plus excellent que la loi naturelle. Il peut tout sans que rien ne l’égale ».<br />
Après que le conseiller eut terminé son discours, toutes les personnalités présentes qui s’étaient régalées de si belles paroles l’applaudirent largement. Tous firent remarquer que ses paroles étaient conformes à la science et la sagesse, seul rabbi Yehonatan restait silencieux. L’ayant remarqué, l’empereur se tourna vers lui et lui demanda : « Votre excellence, que pensez-vous des paroles de notre conseiller ? Ne recevraient-elles pas créance à vos yeux ? ». Rabbi Yehonatan se leva alors et déclara : « Malgré le respect que je dois à votre conseiller, je ne partage pas son analyse. Même s’il ne fait aucun doute que la matière se transforme entre les mains de l’artisan selon son bon vouloir, celui-ci n’en modifie que l’apparence extérieure, mais jamais il ne peut atteindre l’essence même des choses. La nature ne faisant qu’abandonner une forme pour en vêtir une autre. Les lois naturelles en revanche ne changent jamais et ce, parce qu’elles sont l’œuvre de D.ieu. Il est donc impossible que l’homme y porte atteinte. Cette table en effet, si nous voulions la faire disparaître, ne serions-nous pas obligés de la faire passer par le feu, tout comme l’arbre de la forêt dont elle est issue disparaîtrait sous les flammes ? De même, nous serions obligés de faire fondre cette coupe comme l’orfèvre l’a fait pour l’extraire du métal dont elle provient. Il est donc évident que ce sont les forces de la nature qui constituent les lois du monde. Et ce dont elles sont incapables, l’esprit de l’homme ne saurait l’exécuter. Le fleuve qui déborde emporte avec lui tout sur son passage ; le tremblement de terre retourne les montagnes en un seul instant, les réduisant au néant. C’est en vain que le savant s’enorgueillit de sa science. N’est-il pas lui-même une simple créature qui bientôt disparaîtra de la surface du globe ? La nature en revanche est l’œuvre de l’Artisan divin, Lui qui créa le ciel et ses habitants, qui fracasse la terre et tout ce qu’elle contient. C’est à Lui que reviennent toutes les réalités de ce monde ».</p>
<p><strong> Le chat et la souris</strong><br />
Tous les ministres, subjugués par les propos de rabbi Yehonatan, étaient perplexes. Ils ne savaient plus qui avait raison. Un silence pesant se posa sur la salle d’audience, jusqu’à ce que l’empereur se lève pour mettre un terme au débat, déclarant : « Vous vous êtes tous les deux exprimé avec tellement de sagesse qu’il m’est difficile de décider lequel d’entre vous a raison. Je vous demande donc de nous retrouver dans un mois, et lors d’une prochaine rencontre, nous vérifierons alors le dire de chacun ». Sur ces mots, l’assemblée se dispersa dans les murmures, et rabbi Yehonatan rentra chez lui pour reprendre son étude de la Torah là où il l’avait laissée.<br />
Un mois passa. Préparant son discours du lendemain, rabbi Yehonatan se trouvait à sa table de travail lorsque soudain une souris fit irruption sur son bureau. Le rav la chassa avec un foulard. Effrayée, elle s’enfuit. Or, sur cette table se trouvait une boîte à tabac dont de temps à autre le rav aimait respirer l’agréable odeur. Quand à nouveau, la souris sauta sur le meuble, elle tomba à l’intérieur de la boîte dont le rav referma aussitôt le couvercle avant de la glisser dans la poche de son manteau.<br />
Quelques instants plus tard, l’envoyé de l’empereur priait le rav de le suivre pour participer au banquet que sa majesté avait arrangé en l’honneur des ministres du palais.<br />
La salle était comble, et les tables dressées avec tous les apparats qui sied à ce genre d’occasion, le vin coulait à flots…<br />
Le rav Eibchitz prit place à la table d’honneur. Soudain, un chat dressé sur ses deux pattes arrière et tenant avec ses pattes avant un petit plateau d’argent sur lequel étaient posés une bouteille de vin et de petits gobelets, fit son apparition à l’entrée de la salle. Il était vêtu du costume des serviteurs de l’empire, muni d’un tablier blanc, et portait sur la tête un délicat ruban sur lequel on pouvait lire : « La nature et l’esprit ». Le félin passait entre les convives, faisant de-ci de-là la révérence, tandis que tous riaient à gorge déployée devant cette mascarade fantastique. Le conseiller de l’empereur et les ministres se tournèrent alors vers le rav, satisfaits de cette démonstration ingénieuse prouvant sans nul doute possible que l’esprit humain maîtrise bel et bien la nature…<br />
Se souvenant alors qu’il avait emprisonné dans sa boîte à tabac une souris, le rav sortit délicatement la main de sa poche et la libéra. A peine était-elle sortie, que le chat savant laissa tomber le plateau et son contenu, se ruant sauvagement sur la souris. Il courrait de table en table sans ne plus prêter aucune attention au chaos qu’il laissait sur son passage. Les autres serveurs courraient derrière lui pour ramasser ses habits déchirés qui tombaient en lambeaux, et pour débarrasser les débris de verre de la bouteille et des gobelets éparpillés au sol. Les plus sagaces des convives comprirent alors que se dévoilait sous leurs yeux ébahis la preuve éclatante que le conseiller de l’empereur avait perdu. Ce dernier, honteux, se tenait en effet dans un coin de la pièce, la tête entre les mains. L’empereur s’approcha alors du rav Eibchitz et, pausant une main chaleureuse sur son épaule, il lui dit : « C’est vous qui avez raison. Ce que la nature est susceptible de faire, jamais l’esprit humain n’en sera capable. Nul n’est plus avisé que toi »…<br />
Par Yonathan Bendennnoune,en partenarait avec Hamodia.fr</p>
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		<title>Simhat Bet HaShoeva : une joie sans pareil</title>
		<link>https://chiourim.com/simhat-bet-hashoeva-une-joie-sans-pareil5904-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Oct 2023 07:47:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[2 Tichri]]></category>
		<category><![CDATA[3 Souccot]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Monde de la Torah]]></category>
		<category><![CDATA[Monde Juif]]></category>
		<category><![CDATA[actualite israel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>
	<strong>Tout au long des f&#234;tes de Soucot, les Juifs ont l&#8217;habitude de c&#233;l&#233;brer chaque soir la &#8216;Simhat Bet HaShoeva&#8217;. Cette coutume date de l&#8217;&#233;poque du Temple de J&#233;rusalem. </strong></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Tout au long des fêtes de Soucot, les Juifs ont l’habitude de célébrer chaque soir la ‘Simhat Bet HaShoeva’. Cette coutume date de l’époque du Temple de Jérusalem. </strong></p>
<p><!--break--></p>
<p>Les fidèles apportaient alors au Bet Hamikdach les eaux provenant de la source du Guihon, coulant dans la cité de David, pour le Nissouh Hamayim, la libation d’eau.</p>
<p>Cet usage se rapporte également au verset : « Vous puiserez de l’eau avec joie aux sources du salut (Isaïe)».</p>
<p>A l’époque du Bet Hamikdach, des dizaines de milliers de spectateurs se réunissaient chaque nuit dans la cour extérieure du Temple pour assister aux réjouissances et certains chantaient des louanges à D.  Les danseurs, qui se déplaçaient au son de plusieurs instruments de musique (harpes, lyres, cymbales et trompettes), portaient des torches allumées.</p>
<p>Dans le traité Souka de la Michna, il est même dit : « Celui qui n&rsquo;a pas vu la réjouissance au lieu de la libation d&rsquo;eau n&rsquo;a jamais vu de réjouissances de sa vie ».</p>
<p>De nos jours, l’événement est marqué tous les soirs par des chants et des danses, au son d’un orchestre. Dans tout Israël, les Yechivot, les synagogues et les cours hassidiques accueillent des milliers de personnes qui viennent participer, ou suivre attentivement, cette manifestation de joie qui exprime d’une part la fidélité au riche passé du peuple juif et d’autre part l’espoir en un avenir plus radieux.</p>
<p>Cette manifestation précède aussi les prières pour la pluie qui vont être récitées quelques jours plus tard, au cours de Chemini Atséret, qui clôture les fêtes de Soucoth.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Biographie: « Le Rouv : visionnaire et éducateur d&#8217;hommes »</title>
		<link>https://chiourim.com/biographie-le-rouv-visionnaire-et-educateur-d-hommes-html/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[antoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Aug 2023 08:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[1 Eloul]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Actualités Communauté]]></category>
		<category><![CDATA[Fêtes juives]]></category>
		<category><![CDATA[Monde de la Torah]]></category>
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		<category><![CDATA[Biographie]]></category>
		<category><![CDATA[Rav rottenberg]]></category>
		<category><![CDATA[yortzeit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A la fois courageux et déterminé, bienveillant et rigoureux, le rav ‘Haïm Yaacov Rottenberg, zatsal, fut l'une des grandes figures du monde orthodoxe d'après-guerre. Celui que ses fidèles et ses élèves appelaient avec respect, le Rouv a laissé une empreinte indélébile auprès de nombreux Juifs de France. A l'occasion du trentième anniversaire de sa disparition, le 7 Eloul 5750, nous évoquons la personnalité hors du commun du Rouv.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A la fois courageux et déterminé, bienveillant et rigoureux, le rav ‘Haïm Yaacov Rottenberg, zatsal, fut l&rsquo;une des grandes figures du monde orthodoxe d&rsquo;après-guerre. Celui que ses fidèles et ses élèves appelaient avec respect, le Rouv a laissé une empreinte indélébile auprès de nombreux Juifs de France et son œuvre se poursuit aujourd&rsquo;hui au travers de la communauté de la rue Pavée et les institutions Emet Le Yaacov conduites par son fils, rav Morde’haï Rottenberg et par les institutions Yad Morde’haï sous la direction de son gendre, rav Its’hak Kats. A l&rsquo;occasion de l&rsquo; anniversaire de sa disparition, le 7 Eloul 5750, nous évoquons la personnalité hors du commun du Rouv.</p>
<p>Le rav ‘Haïm Yaacov Rottenberg, zatsal, est né en octobre 1909 (5670) à Vadowicz dans une famille dont les origines se situent à Santz puis à Cracovie. Son père, rav Morde’haï Rottenberg, zatsal, était lui-même issu d&rsquo;une famille de &lsquo;hassidim de Santz et de Bobov, qui était proche du « Divré Haïm ». Sa mère venait, elle, d&rsquo;une tradition hongroise puisque son propre père, et donc le grand-père de rav ‘Haïm Yaacov, était le grand rabbin de Tselim ainsi que son arrière-grand-père, le rav Mena’hem Katz, qui était le grand élève du célèbre Hatam Sofer. En 1911, le rav Morde’haï Rottenberg, qui occupe alors les fonctions de grand rabbin de Vadowicz, présente sa démission après que le conseil d&rsquo;administration de la communauté a décidé d&rsquo;introduire une orgue dans l&rsquo;enceinte de la grande synagogue…</p>
<p>C&rsquo;est ainsi que la famille Rottenberg choisit d&rsquo;émigrer vers l&rsquo;ouest et s&rsquo;installe à Anvers, ville dont le rav Morde’haï est nommé Dayan. Septième enfant de la famille, le jeune ‘Haïm Yaacov grandit dans une ambiance de Torah et de respect scrupuleux des Mitsvot. Lorsque la première guerre mondiale éclate en 1914, les Rottenberg, qui sont alors de nationalité autrichienne, sont contraints de s&rsquo;installer en Allemagne et ils y resteront jusqu&rsquo;à l&rsquo;armistice de 1918. De retour à Anvers, le rav Morde’haï va consolider sa communauté en la dotant d&rsquo;une casherout et d&rsquo;un Bet Midrash.</p>
<h3>Des études lithuaniennes pour une âme &lsquo;hassidique</h3>
<p>A 18 ans, le jeune ‘Haïm Yaacov entend pour la première fois parler du célèbre machguia&rsquo;h de la yéchiva de Mir, le rav Yérou&rsquo;ham Leibovitz, zatsal. Il décide d&rsquo;aller étudier dans ce bastion du Limoud lithuanien, dirigé alors par le Gaon rav Eliézer Yehouda Finkel, zatsal.<br />
Très vite, la forte personnalité du Rouv et sa détermination vont le faire distinguer des autres élèves. On raconte que le marché de la ville de Mir devait exceptionnellement ouvrir durant le Chabbat. Certains craignaient que les commerçants juifs de la ville soient tentés de s&rsquo;y rendre, affectant ainsi la sainteté du Chabbat : « Mon père, zatsal, qui n&rsquo;était pourtant alors qu&rsquo;un jeune élève, s’est alors adressé à une partie des juifs de la ville dans un discours qui les impressionna, afin de les convaincre de ne pas enfreindre le Chabbat ».</p>
<p>Après Mir, le Rouv étudiera à la yéchiva de Telze sous la direction du rav Yossef Bloch, zatsal, avant de se rendre également à Brisk où il s’attachera au fameux Rav de Brisk, rav Its’hak Zeev Solovetchik, zatsal, qui lui montra une affection et une estime toute particulière. Le Rouv qui était donc de « culture » hassidique sera formé au Limoud dans une approche lithuanienne : « Le rosh yéchiva de Telze l&rsquo;avait encouragé à concilier les deux écoles ». De retour à Anvers, le Rouv se marie et prend, comme son père avant lui, les fonctions de Dayan de la communauté orthodoxe de la ville.</p>
<h3>La Shoah et la reconstruction à Anvers</h3>
<p>Lorsque la Seconde guerre mondiale éclate, le Rouv se trouve donc en Belgique. Mais il va pouvoir profiter de l&rsquo;extraordinaire dévouement de sa sœur Re’ha Sternbuch qui se trouve à Montreux en Suisse. Grâce au réseau de relations qu&rsquo;elle va tisser, Re’ha Sternbuch et sa famille vont pouvoir sauver de la tourmente des milliers de Juifs. D’emblée, Re’ha Sternbuch obtient pour son frère et sa famille de faux passeports paraguayens. En effet, il était de notoriété publique que les nazis ne pourchassaient pas les Juifs citoyens de pays n&rsquo;étant pas en conflit avec eux. Les détenteurs de passeports sud-américains sont rassemblés dans un camp à Vittel. Mais une erreur administrative va retenir le Rouv à Anvers ! Le Rouv est arrêté par la suite et détenu dans une prison de Malines en Belgique. Une seconde « erreur d&rsquo;aiguillage » le conduit à être incarcéré dans la cellule des condamnés à mort de cette maison d&rsquo;arrêt. Malgré l’épreuve, sa confiance en D.ieu reste intacte : « Le Rouv raconte qu&rsquo;un matin il s&rsquo;est réveillé avec, en tête, un verset dans lequel le mot ‘Tov’ (bien) figurait. La guémara nous enseigne que dans un tel cas, le verset peut être considéré comme une prophétie. Mon père a remarqué que le mot ‘Tov’ représentait le chiffre 17. Il a alors annoncé à ses camarades de détention qu&rsquo;il serait libéré le 17 Chevat, qui tombait quelques jours plus tard. De manière miraculeuse, c&rsquo;est ce qui s&rsquo;est produit. L&rsquo;un de ces détenus, qui était alors communiste, avait été tellement impressionné par la foi en D.ieu de mon père qu&rsquo;il déclara, à partir de ce moment, croire au Créateur ».<br />
Le rav Haïm Yaacov Rottenberg sera à nouveau interné dans un camp quelques années et il sera à nouveau libéré grâce aux efforts de sa sœur Re’ha. Il parviendra à passer en Suisse, où il demeurera jusqu&rsquo;à la Libération. Le Rouv retourne alors à Anvers où il va se consacrer avec son frère Joseph Rottenberg à la restauration de la communauté durement touchée par la Shoah. Deux ans après la fin de la guerre, le Rouv fonde un nouveau foyer avec la Rebbetsen Rivka, qui vit toujours à Paris, et qui accompagnera le Rouv durant toute sa vie avec un immense dévouement.<br />
Il va ensuite renforcer la casherout avec des boucheries et plus tard des restaurants casher. Il va également fonder un Beth-Din, avant d&rsquo;ouvrir, dans la ville de Kapel à quelques kilomètres d&rsquo;Anvers, une yéchiva qui reposera sur des élèves et sur le rav Kopelman, chlita, que le Rouv va chercher en Tchécoslovaquie.<br />
Dans le cadre du Beth-Din, le Rouv va déployer une grande énergie pour s&rsquo;occuper des nombreux dossiers de Agounot de la Shoah. Les notables juifs d&rsquo;Anvers envisagent de le nommer au poste de grand rabbin orthodoxe de la ville, mais finalement, à la suite de certaines oppositions dues probablement au caractère ferme et entier du Rouv, ce projet n&rsquo;aboutit pas.<br />
Le Rouv reste donc à Anvers et vers la fin des années 50, il se retire de la direction de la communauté pour se consacrer à l&rsquo;enseignement de la Torah.</p>
<h3>Le défi du judaïsme orthodoxe parisien</h3>
<p>C&rsquo;est en 1964, que le nom du Rav Rottenberg est avancé pour succéder au Rav Chmouel Yaacov Rubinstein, rabbin de la communauté orthodoxe de la rue Pavée, qui vient de disparaître. Ce seraient le rav Rubinstein zatsal lui-même mais également rav Itzikel zatsal, qui avait résidé à Paris et qui était à Anvers, qui auraient suggéré de faire appel au Rouv pour diriger la communauté. La proposition est acceptée…<br />
A cette époque, la communauté juive parisienne ne compte que quelques noyaux orthodoxes comme la communauté de la rue Cadet, conduite par le rav Elie Munk, zatsal, la shoule de la rue des Rosiers où priait rav Itzikel zatsal, la Rachi Shoul, rue Ambroise Thomas sous l&rsquo;autorité du rav Leibiche Stern, zatsal et la petite communauté de la rue Basfroi.<br />
A l&rsquo;exception de la yéchiva de Fublaines, conduite par le rav Gueshon Libman, zatsal et la yechiva Loubavitch de Brunoy, il n&rsquo;y a, à cette époque, dans Paris intra-muros, qu&rsquo;un centre d&rsquo;étude : le G.R.Y.P., le Groupe Rabbi Yé’hiel de Paris fondé par le Dr Azriel Merzba&rsquo;h, zal, dirigé par le rav Aharon Westheim, zatsal, de Gateshead et dans lequel enseignent entre autres le rav Claude Lemmel et le professeur Jean Louis (Yehouda) Schwob.<br />
La communauté de la Rue Pavée avait été fondée par le rav Yoël Hertzog zatsal, père du rav Its’hak Halévy Hertzog, qui fut grand rabbin d’Israël durant la Shoah et grand-père de l&rsquo;ancien président de l&rsquo;Etat d&rsquo;Israël, Haïm Hertzog. Sous la direction du rav Rubinstein, c&rsquo;était une petite communauté orthodoxe qui rassemblait de nombreux rescapés de la Shoah souvent âgés.<br />
Mais lorsque le Rav Rottenberg arrive, en 1964, le paysage communautaire parisien est déjà en train de se modifier, avec en particulier l&rsquo;arrivée des Juifs rapatriés d&rsquo;Algérie et ceux venus du Maroc et de Tunisie.<br />
Le rav Rottenberg prend rapidement conscience de cette nouvelle réalité.<br />
Il commence donc à donner des cours à un premier groupe de jeunes étudiants venus d&rsquo;horizons divers. Certains de ces élèves ont étudié à l&rsquo;école d&rsquo;Orsay avec Manitou (rav Léon Ashkénazi, zatsal) ou côtoient Emmanuel Levinas, zal. Mais ils sont séduits par la personnalité franche et charismatique du Rouv : « Le Rouv avait une profonde affection pour ses élèves. Il était très chaleureux à leur égard. Qui plus est, il prenait un réel plaisir à s’entretenir avec eux de leur études, et les découvertes dont ils lui parlaient lui amenaient un enthousiasme communiquant dans la prise de conscience de la minutie et de la complexité de l’œuvre d’Hashem Yitbara’h » dit le rav Morde’haï Rottenberg, qui insiste sur le dévouement à toute épreuve du Rouv dans ce Paris des années 60, relativement désert en Torah : « Quelques mois avant sa mort, le Rouv nous a confiés qu&rsquo;en arrivant à Paris, trois Juifs l&rsquo;avaient aidés. Nous avions compris qu&rsquo;il faisait allusion aux trois patriarches, Avraham, Its’hak et Yaacov ; il nous rappelait souvent que le mérite de la présence de ce lieu de Torah en plein centre de Paris était lié aux efforts investis vers la fin du XIXème siècle par le célèbre rav Israël Salenter pour rehausser l&rsquo;honneur de la Torah dans la capitale française ».<br />
Le professeur Jean Louis (Yéhouda) Schwob qui a déjà terminé, à cette époque, ses études poussées de physique, se souvient des projets du Rouv : « C&rsquo;était un véritable visionnaire. Nous avions tendance à vouloir faire les choses en petit mais lui voyait grand ».<br />
C&rsquo;est avec ce dynamisme à toute épreuve que le Rouv va recréer, comme il l&rsquo;avait fait à Anvers dans les années d’après guerre, une véritable structure communautaire orthodoxe pour permettre aux Juifs parisiens d&rsquo;évoluer dans un environnement de Torah et de yiddishkeit.<br />
A cette époque, le Consistoire est dirigé par des administrateurs et bienfaiteurs laïcs.<br />
Certes, le rav Elie Munk, zatsal, de la Rue Cadet avait été le président de la commission de casherout, mais le Rouv avait hérité de ses ancêtres et de ses maîtres du grand principe selon lequel une ville doit se doter d’une structure &lsquo;harédit qui repose sur le respect des Mitsvot et dont les administrateurs sont des Chomrei Mitsvot qui acceptent l’autorité du Rav. Cette approche ne lui fera d&rsquo;ailleurs pas que des amis et même au sein de la communauté orthodoxe de la rue Cadet, les avis sont partagés quant à une telle initiative. Mais le Rouv est un battant qui va de l&rsquo;avant, sans concession, lorsqu&rsquo;il est persuadé d&rsquo;avoir raison et lorsque qu&rsquo;il veut défendre l&rsquo;honneur de la Torah.<br />
C&rsquo;est donc sous son initiative que les premiers litres de lait « chamour » (surveillé) vont être commercialisés dans le Paris du milieu des années 60 ! Le Rouv soucieux de permettre au plus grand nombre de se fournir en lait « chamour » exige que le prix du litre ne soit pas supérieur de plus de 20% de celui du lait en vente dans les épiceries générales. Il conclut, entre autres, un accord avec une petite épicerie de la rue des Rosiers. Celle-ci accepte de vendre le lait chamour. En échange, les clients religieux s&rsquo;engageaient à lui acheter d&rsquo;autres produits&#8230;<br />
Mais la réalisation qui va donner une dimension plus vaste à l&rsquo;action du Rouv en faveur d&rsquo;une vie communautaire juive et orthodoxe est la construction du fameux Mikvé, près de la place de la République. Le Rouv va se consacrer à la collecte des fonds nécessaires pour ce Mikvé. « Il conserva toute sa vie le précieux carnet dans lequel chaque don avait été soigneusement noté », se souvient l&rsquo;un des piliers de la communauté. Parfois, il se heurtera à l&rsquo;incompréhension de certains ou à l&rsquo;opposition d&rsquo;autres mais jamais son Bita’hon, sa confiance en D.ieu, ne faiblira, tant son intime conviction est de devoir donner à Paris un Mikvé digne de ce nom. Le Dr Temstet, zal, Talmid très proche du Rouv relate que lorsque les plans du Mikvé furent présentés, le Rouv avait insisté pour que les murs soient recouverts d&rsquo;une belle et coûteuse céramique : « Je veux que les personnes qui utilisent ce Mikvé aient plaisir à y revenir » expliquait le Rouv.</p>
<h3>Non pas : quoi faire dans la Vie ?, mais : que faire de la Vie !</h3>
<p>Cette phrase revenait souvent dans les enseignements du Rouv et elle deviendra tout un programme pour cette jeunesse à qui le Rouv voulait tant transmettre les valeurs d’un judaïsme authentique au cœur du Paris de l’après mai 68.<br />
Au début des années 70, le Rouv ouvre donc une yéchiva, « Yad Mordehaï » (du nom de son père), dans les locaux de la rue Pavée, dans laquelle il s’investit beaucoup personnellement en donnant des chiourim quotidiens. Il avait cette capacité de se plonger entièrement dans le Limoud et de ne pas entendre à ce moment ce qui se passait autour de lui, explique rav Morde&rsquo;haï Rottenberg. Par ailleurs, il restait entièrement disponible pour ses élèves. Sa maison était toujours ouverte et ses élèves venaient souvent déjeuner ou dîner avec lui. Il cherchait à leur insuffler la Torah non pas comme un simple savoir mais comme la clé de la Yirat Chamayim, de la crainte de D.ieu. Il encourageait ceux qui le souhaitaient à partager leur temps entre l&rsquo;étude de la Torah et un engagement professionnel et leur conseillait de choisir un métier qui leur laisserait le temps d’étudier régulièrement quelques heures par jour. Interrogé à l’époque sur le métier de réparateur de télévision, le Rouv fut formel, ce métier devait être abandonné car ce serait enfreindre le commandement : « Ne pas placer un obstacle devant un aveugle ».<br />
Le professeur Schwob se souvient : « Le Rouv avait une personnalité d&rsquo;une très grande envergure. Il était très charismatique et avait un visage splendide et rayonnant qui imposait le respect. Il parlait lentement mais fermement. Il était à la fois très gentil et très ferme. Et tout en étant toujours très rigoureux dans la pratique des mitsvot et dans son étude de la Torah, il avait cette capacité de s&rsquo;ouvrir vers les autres et de capter l&rsquo;attention de jeunes intellectuels. En parfait élève des grandes yéchivot lithuanienne qu&rsquo;il avait fréquentées dans sa jeunesse, c&rsquo;était un adepte du Pchat qui avait les idées claires et qui savait les transmettre. C&rsquo;était un homme d&rsquo;un courage spirituel et d&rsquo;une détermination hors normes qui ne faisait pas de calculs et savait être direct ».<br />
Par la suite le gendre du Rouv, le Rav Its’hak Kats sera à ses côtés pour développer la Yéchiva.<br />
Les années 80 vont justement être celles du développement pour la communauté orthodoxe de la rue Pavée et pour son guide spirituel. La maladie qui atteint le Rouv à cette époque va certes l&rsquo;affaiblir mais son courage et cette permanente détermination à vouloir transmettre l&rsquo;enseignement de la Torah et la pratique des Mitsvot sans concession, vont forcer l&rsquo;admiration de ses élèves et de tous ceux qui l’ont connu. Malgré ses souffrances, le Rouv va continuer à enseigner et à diriger la communauté, se faisant même aider vers la fin de sa vie du « traducteur » comme du temps de la Michna, qui répétait ses paroles de Torah aux élèves et ses réponses aux fidèles dans tous les aspects de la vie d’une communauté.<br />
« Mon père était un éducateur d&rsquo;hommes, conclut le rav Morde&rsquo;haï Rottenberg. Il était d&rsquo;un dynamisme et d&rsquo;un dévouement exceptionnels. Depuis ce jour de 1964 où le Rouv est arrivé à Paris, je puis dire que grâce à sa Yirat Chamayim, grâce à sa sagesse, à son courage et à sa fermeté, il a permis à des centaines de Talmidim et à travers eux, à leurs descendants, d&rsquo;être des Juifs totalement attachés à la pratique des Mitsvot et aux exigences de la Torah.<br />
Son œuvre et sa vie nous témoignent que l’attachement à Hashem Yitbara’h par l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot, sans concession et en tout endroit, sont à la portée de chacun d’entre nous ».</p>
<p>Le Rouv s&rsquo;est éteint le 7 Eloul 5750. Il a été inhumé au cimetière juif de la communauté d’Anvers, qui se trouve en Hollande. Yéhi Zi&rsquo;hro Barou&rsquo;h.</p>
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